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VICTOR Ayoli

VICTOR Ayoli

Gaulois sans filtre,  homme des tavernes et de bonne volupté, épicurien convaincu nourri à la tétée d'octobre.
Accessoirement reporter de guerre au Viet-Nam, cuisinier à Bangkok, hippy à Goa, bûcheron dans les Pyrénées, plongeur sous-marin à Marseille, acheteur de peaux en Turquie, de pierres précieuses en Afghanistan, directeur de presse en Provence, etc.
Surtout fainéant robuste...
 
 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/09/2014
  • Modérateur depuis le 20/09/2014
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 9 septembre 2018 18:12

    @Zolko
    A cause d’une névrose collective archaïque et mortifère appelé islam.



  • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 7 septembre 2018 16:15

    L’anglais, bien loin d’être la langue universelle qu’on nous présentait jusqu’alors, l’anglais, la langue de Shakespeare, n’est rien d’autre que du français mal prononcé :

     - Ail ou radis ? Are you ready ? Êtes-vous prêt ?

     - Saintes salopes - Thanks a lot - Merci beaucoup

     - Débile - The bill - L’addition

     - Mords mon nez - More money - Plus d’argent

     - Marie qui se masse - Merry Christmas - Joyeux Noël

    - Oui Arlette - We are late - Nous sommes en retard

     - Mais dîne Franz - Made in France - Fabriqué en France

     - Y s’pique Germaine - He speaks German - Il parle allemand

     - Ahmed a l’goût de tripes - I made a good trip - J’ai fait un bon voyage

    - Six tonnes de chair - Sit on the chair - Asseyez-vous sur la chaise

    - Les slips tout gais serrent - Let’s sleep together - Dormons ensemble

     - Guy vomit sous mon nez - Give me some money - Donne-moi un peu d’argent

     - Âme coquine - I’m cooking - Je cuisine

     - Deux bouts de chair - The butcher - Le boucher

     - C’est que ça pèle - Sex appeal - Attirance sexuelle.



  • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 6 septembre 2018 16:25

    @Cateaufoncel2
    J’ai lu moi aussi avec beaucoup d’intérêt ce livre de Regis Debray qui explique simplement des évidences oubliées.



  • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 5 septembre 2018 11:17
    Allez, cadeau là encore :



  • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 4 septembre 2018 16:36

    @mon amie gardoise Rosemar.

      Il te faut, au moins une fois, aller à Nîmes, aux arènes, a las cinco de la tarde…

    L’Humain
    - moi, toi, lui, nous – est vraiment un drôle d’animal. Une sale bête…

    Il fait chaud. Très chaud. A las cinco de la tarde…

    Les vieux gradins de pierres blondes des arènes de Nîmes sont garnis jusqu’au sommet d’une foule aux couleurs excessives. Sous un soleil excessif. Pour trembler, hurler, s’enthousiasmer, applaudir, haïr de manière excessive devant un spectacle excessif.

    Un rituel ancestral codifiant le combat de l’homme et du dieu Mithra.

    La corrida.

    Transcendée ou honnie.

    A las cinco de la tarde…

    Symboliquement, c’est le combat de l’homme et de la femme. Combat toujours perdu par l’homme.

    L’homme, ici, c’est le toro, sa puissance brute, son courage insensé, ses charges désordonnée. La beauté de la force.

    La femme, c’est le torero. Léger, aérien, si féminin dans son allure et ses attitudes. Opposant à la force l’intelligence, l’esquive, le leurre. La beauté.

    Au centre du cirque, sous dix mille paires d’yeux, il y a un homme.

    Une « danseuse » dit Cabrel qui n’a manifestement jamais vu l’œil d’un toro de près. Et un monstre mythique. Six cents kilos de force brute, de bravoure, de volonté de détruire tout ce qui s’oppose à lui.

    Des deux, un seul sortira vivant. Et ce sera, presque toujours, l’homme. L’animal n’a jamais sa chance. C’est vrai. Combat inégal, certes, mais où l’homme risque toujours sa vie. Où son existence est suspendue à une erreur, une inattention. Où il frôle constamment la cogida, la blessure, le désastre, la mort.

    On est là. Assis. Pétrifié par une attention insupportable. Tous nos sens tendus vers le ballet de mort qui se déroule à quelques dizaines de mètres.

    Ambigüité de l’homme : on tremble pour le torero mais on sent pourtant monter, malgré tous les barrages de la civilisation, depuis les tréfonds cachés de notre personnalité, l’angoisse mais aussi quelque chose de moche, de sale : l’espoir honteux de la victoire du toro, de la défaite et du massacre de l’homme. Le dompteur mangé par le lion…

    La corrida, c’est du sang, de la peur, de la violence.

    C’est la mort toujours présente. Fascinante et répugnante. Appelée et rejetée.

    La corrida, c’est beau et obscène. Grandiose et pervers.

    Comme la vie. Comme la mort.

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