Le capitaine James Cook, célèbre navigateur anglais, faisait distribuer de la choucroute deux à trois fois par semaine à ses équipages qui ont bénéficié d’une santé parfaite sans jamais souffrir du scorbut pendant les trois années et dix-sept jours que la navigation a duré. Dans ses expéditions en Australie, Cook a découvert des vertus antiscorbutiques similaires au pourpier, ancienne herbe à salade (Lamendin, 2007). Dans sa première expédition (1768-1771) consacrée à l’exploration de l’Océan Pacifique Sud, au mois d’août 1770, aucun de ses marins n’est décédé du scorbut. Cook avait introduit le chou et le citron dans l’alimentation de l’équipage. Ainsi, le succès des trois expéditions du capitaine Cook tient davantage aux mesures sanitaires qu’il a employées qu’à ses « remèdes ». Cook faisait en effet régner au sein de ses équipages des règles strictes d’hygiène et multipliait les escales afin de s’approvisionner en vivres fraîches (Magré, 1995 ; Lutton, 2007). Pour avoir réussi à préserver la santé de son équipage, Cook a reçu la médaille Copley en 1776, médaille scientifique délivrée par la Royal Society de Londres.
Ingrédients : prunes umé*, sel marin, feuilles de shiso*.(*)issus de l’Agriculture Biologique.
En bref : Ingrédient reconnu au Japon pour ses diverses propriétés médicinales, ces prunes fortement acides et salées obtenues par fermentation acido-lactique, se consomment telles quelles ou en accompagnement du riz, de légumes ou légumineuses.
Ce fruit fortement acide apporte notamment de l’acide citrique et du sel, sans donner soif. Les prunes umébosis sont très riches en protéines et minéraux (calcium, fer, phosphore) et favorisent le bon fonctionnement du foie, de l’estomac et des intestins.
Description et origine : L’umé est un prunier dont les fruits acides sont inconsommables tels quels. En leur faisant subir plusieurs lacto-fermentations, les japonais en ont fait une préparation médicinale aux vertus aussi variées qu’efficaces.
La récolte des prunes a lieu entre le milieu et la fin du mois de juin, juste avant le début de la saison des pluies. Toutes les prunes doivent être récoltées en 1 ou 2 semaines afin que leurs qualités ne soient pas altérées. Les producteurs vont alors travailler sans répit, jusqu’à la fin du processus. Ces Pickles de prunes umé salées sont vieillies pendant plusieurs années en fût de bois.
L’umébosis est un spécifique macrobiotique qui joue un rôle important dans la médecine populaire de l’Orient. Le public chez nous, au contraire, est très peu informé quant à son usage et à son efficacité médicinale. Notre législation interdit d’ailleurs de faire état de ces propriétés curatives sur l’emballage. L’hiver venu, les anciennes populations de l’Orient continuaient à trouver l’essentiel de leur subsistance dans les céréales et les légumes conservés à l’abri du froid. Comme les produits de conservation chimiques leur étaient inconnus, ils avaient inventé des procédés ingénieux pour préserver de l’hiver les aliments récoltés durant l’été et l’automne. Ayant par exemple observé que le froid était très yang, ils conservaient les légumes en les « yanguisant » par le sel, la pression, la déshydratation et le temps. D’autres méthodes leur étaient connues, telles le simple séchage ou la fumée (poisson), mais la combinaison sel-pression-déshydratation-temps était fondamentale. Les moyens de transport rapides permettent aujourd’hui de consommer en plein hiver des aliments récoltés dans les pays chauds, avec comme conséquence fréquente et néfaste un manque d’adaptation à son propre climat. Alors que nos méthodes de conservation traditionnelles nous permettraient de consommer durant tout l’hiver nos propres légumes et fruits et de sauvegarder en même temps notre santé.
Un des aliments que les Orientaux préparent traditionnellement chez eux est l’umébosis ou prune en saumure (« ume » = prune ; « bosi »= séchée).
Les prunes sont cueillies alors qu’elles sont encore dures et jaunissent à peine. A ce moment-là elles sont encore très acides. On les fait sécher au soleil sur des nattes. La nuit elles restent dehors : la rosée les ramollit et le jour suivant elles sèchent à nouveau au soleil. Le processus est répété plusieurs fois, la prune perd peu à peu son suc acide, se ride et devient de plus en plus petite.
A ce stade, exactement comme on le fait chez nous pour préparer la choucroute, on met les prunes en tonneau avec du sel. Des feuilles de shiso (ou « plante bifteck » (Perlla Arguts) qui confèrent une couleur rouge, y sont ajoutées. Sur le couvercle on place une grosse pierre ou d’autres objets lourds et on recouvre le tonneau. Sous l’action de la pression et du sel, les prunes continuent à se ratatiner. Elles deviennent de plus en plus yang. Au bout de six mois on peut commencer à les manger, mais il vaut mieux les laisser reposer plus longtemps (d’ habitude on ne les consomme qu’au bout de trois à quatre ans).
L’umé est un prunier dont les fruits acides cueillis en juin sont exceptionnellement riches en protéines et minéraux, particulièrement en calcium, fer et phosphore.
Mais l’intérêt premier des préparations à base de prunes d’Umé est leur teneur très élevée en acide citrique qui joue un rôle important dans le corps.
Lorsque les enzymes de digestion fonctionnent mal, l’acide lactique s’accumule et cette acidification du sang provoque un état de fatigue. Or, l’acide citrique décompose l’acide lactique en substances que le corps peut éliminer.
De plus il agit favorablement sur le foie et sur les intestins dont il régule les fonctions aussi bien en cas de constipation que de diarrhées. D’autre part, il est un antiseptique puissant. Enfin, l’Umé par sa teneur élevée en fer et son effet positif sur l’estomac et les intestins, est un allié sérieux pour combattre l’anémie.
Au Japon, les femmes enceintes utilisent les prunes umébosis chaque jour car elles soulagent voire empêchent les nausées et vomissements durant la grossesse.
Utilisation :
Condiment essentiel à la cuisine japonaise et macrobiotique, ces prunes fortement acides et salées, se consomment telles quelles au cours du repas en accompagnement du riz, de légumes ou légumineuses. Peuvent aussi être cuites dans une crème de Kuzu. Aliment alcalinisant à consommer avec modération
Ne lavez pas l’umébosis, mangez-la avec le sel. Comme ce fruit est très acide, donc très yin, ce yin attire le sel et devient yang. C’est là le mécanisme qui explique pourquoi l’umébosis est très yin malgré sa forte teneur en sel et ne provoque pas la soif. « Si tu as envie de boire beaucoup d’eau, mange une prune umébosis, ta soif s’en trouvera apaisée » (dicton populaire en Chine et au Japon). Par ses propriétés yin, l’umébosis chasse la soif !
Ne jetez pas le noyau de l’umebosi : l’amande qui s’y trouve est très nourrissante et vous pouvez la croquer comme une noisette.
Les feuilles de shiso mélangées aux umébosis ne seront pas jetées non plus. Le shiso est une plante qui pousse très vite, et très facilement presque partout. On peut les cuire avec le riz, ce qui aiguise l’appétit.
UME-SYO-BAN : Faites griller du thé de trois ans. Ajoutez de l’eau et 1 mebosi, faites bouillir de 10 à15 minutes. Ajoutez un peu de Tamari avant de boire. C’est un très bon dépuratif.
UME-SYO-KUZU : 1 umébosis, 1 c. à s. de kouzou, 3 c. à c. de Tamari, 1 c. à c. de gingembre, 3/4 de litre d’eau. Ecrasez l’ umébosis dans 1/4 de litre d’eau froide et délayez-y le kouzou. Ajoutez le gingembre et le reste de l’eau, faites bouillir jusqu’à épaississement. Assaisonnez au Tamari. Vous obtenez un très bon remède contre les refroidissement (Zen Macrobiotique", G. Ohsawa). CHOU BLANC ETUVE :
Coupez quelques umébosis en petits morceaux et, faites-les étuver avec du chou finement coupé. Votre plat aura un agréable goût de choucroute. Le poireau peut se préparer de la même manière.
SAUCE POUR CRUDITES :
Coupez quelques umébosis en petits morceaux. Mélangez-y 1 c. à c. de Tamari, 1 c. à c. d’huile de sésame, un peu d’eau et une pincée de gingembre. Ecraser au suribachi.
Mélangez 1 c. à c. de tahin et 1 umébosis coupée en petits morceaux. Ajoutez de l’eau jusqu’à ce que vous obteniez une sauce onctueuse
Organisme certificateur : ECOCERT
Valeurs nutritionnelles moyennes pour 100 g
Valeur énergétique
25 kcal / 102kJMatières grasses - dont acides gras saturés0,6 g 0,0 gGlucides - dont sucres2,7 g 0,5 gProtéines0,3 gSel14,0 gFibres
La plupart des très jeunes autour de moi, déclarent voter Le Pen, pour faire bouger l’échiquier politique, statique depuis si longtemps, pour ne pas s’enfoncer dans la désespérance irrémédiable.
Peut-on le leur reprocher ? après tout, nous sommes responsables du sombre tableau qu’ils héritent, du fait de nos votes irréfléchis, des conséquences qui en résultent, eu égard au désastre économique et social du pays dans lequel ils doivent se débattre tant bien que mal !
Cool Smilodon, pas de culpabilisation à outrance ! vous voterez qui vous voudrez, le Pen si tel est votre bon plaisir.
Si d’autres français suivent cette voie, la plupart des élus au pouvoir actuellement se retrouveront au placard pour longtemps.
Certes, des « changements » surviendront si ces partis sont éliminés de l’échiquier politique, ce qui fait trembler plus d’un politique sachant qu’il perdra ses soutiens électoraux, son influence politique sur les entrepreneurs et les affaires, ses salaires et avantages, sa position sociale intriquée avec la vie politique.
Certains risquent de ne jamais retrouver un boulot, aussi bien payé et les avantages en nature qu’offre la politique, un job qui ne nécessite pas de devoir rendre des comptes, ni assumer de vraies responsabilités.