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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 16 avril 2010 20:35

    Il me faut préciser que les résultats du sondage indiquant 34% d’intentions de vote pour les Libéraux Démocrate réalisé juste après le débat télévisé correspondent à une étude effectuée sur des personnes ayant regardé le débat.
    Pour l’ensemble de la population, la progression des Libéraux démocrates est plus modeste (+4%), les plaçant encore en troisième position à 24%, tandis que les conservateurs sont à 35% et le Labour à 28%.
    Une autre étude indique que parmi les personnes ayant regardé le débat, 23% ont indiqué avoir changé leur intention de vote, dont plus de la moitié (54%) en faveur des LibDems (http://www.guardian.co.uk/politics/2010/apr/16/nick-clegg-guardian-icm-poll-pm).
    Le chemin reste donc long pour Nick Clegg et les LibDems, mais ce débat a néanmoins relancé une campagne jusqu’ici uniquement focalisé sur le duopole Tory-Labour.



  • Voltaire Voltaire 14 avril 2010 08:45

    @anti-oligarchie

    Tout d’abord, votre remarque personnelle est déplacée, et disqualifie votre propos. Daignez au moins imaginer que la culture ne vous est pas réservée, et que d’autres puissent aussi avoir lu.

    Sur le fond, Voltaire était un grand admirateur de la pratique de l’islam dans l’empire ottoman de l’époque, en comparaison de celle du catholicisme de son pays. Un peu par méconnaissance (il ne s’est jamais rendu en pays musulman), mais aussi parce qu’à l’époque, l’islam tel que pratiqué dans l’empire était effectivement nettement plus modéré et tolérant que le catholicisme en France, qui fut à l’origine de plusieurs exécutions sommaires qu’il dénonça avec vigueur.

    Voltaire était partisan de la tolérance en matière religieuse : il admirait l’Angleterre pour le fait que de nombreuses variantes du protestantisme s’y cottoyaient sans heurt et sans intervention de l’Etat, tandis que le catholicisme, religion d’Etat en France, était alors à l’origine d’intolérances et d’injustices insupportables.
    Nul doute, et vous le savez parfaitement si vous avez lu Voltaire, que sa position à l’égard de l’extrémisme islamiste que dénonce Talisma Nasreen ne serait guère différent de cette auteure à l’heure actuelle.
    Vos propos sont donc de mauvaise foi.



  • Voltaire Voltaire 13 avril 2010 15:56

    Article qui laisse un gout désagréable au lecteur, en mettant sur le même plan la violence des propos contre une religion d’une écrivain, et la violence exercée envers cette écrivain.

    Talisma Nasreen attaque l’islam en temps que religion, notamment en raison de l’interprétation qui en est souvent faite à propos de la place de la femme dans la société.
    En suggérant la nécessité de réécrire le coran, dont l’interprétation a de toute façon été l’objet de multiples exégèses au cours des siècles, elle entend avant tout souligner les utilisations abusives de la religion qui sont faites dans certains pays pour opprimer ou rabaisser les femmes (ce qui n’a d’ailleurs rien de spécifique à l’islam, mais c’est son expérience propre). En cela, elle exerce un droit légitime que de très nombreux ecrivains et philosophes ont aussi utilisé avant elle, envers diverses religions, et à propos de diverses oppressions.

    Critiquer une religion, même de façon virulente, est un droit. Et imaginer qu’une religion puisse êter ébranlée dans ses fondements par une telle critique est évidemment ridicule. En réalité, la violence des propos et actions contre Talisma Nasreen n’est pas liée à des éléments religieux, mais bien par la remise en question de la domination patriarcale qu’exercent les hommes sur les femmes dans de nombreuses régions en se réclamant de l’islam. Et c’est cette remise en question de la société, et non de la religion, qui est bien la raison de la fureur des extrémistes, qui utilisent ensuite des arguments « religieux » pour atiser le courroux des fidèles.
    Les propos qu’utilisait mon illustre homonyme envers le catholicisme et le clergé du 18ème siècle n’avaient guères à envier ceux de Talisma Nasreen contre l’islam.

    Quant aux propos de l’auteur suggérant que Talisma Nasreen ferait mieux de s’attaquer au problèmes d’alphabétisation ou de pauvreté plutôt qu’a l’islam, ils sont non seulement hors sujet (chacun mène le combat qu’il souhaite), mais surtout négligent le lien direct entre éducation des filles et pauvreté, et la soumission et l’absence d’éducation des filles entretenue dans certaines régions musulmanes (même si l’islam encourage l’éducation de tous), justement en raison de la confusion entre patriarcat et islam.

    Cet article est donc dérangeant.



  • Voltaire Voltaire 2 avril 2010 16:37

    Analyse intéressante.

    Il existe en effet plusieurs options pour Europe Ecologie dans la perspective de 2012.
    Négocier un soutien au candidat PS en échange de nombreuses circonscriptions est jouer sûr : forts de leurs scores aux européennes et régionales, et jouant sur les risques de divisions internes au PS lors de ses primaires, EE peut s’assurer un groupe parlementaire important (voire ainsi empêcher le PS d’être majoritaire à lui seul en cas de victoire), un nombre de ministres important (pour crédibiliser et renforcer le parti), voire un poste de premier ministre, et préparer le coup d’après (2017) pour Cécile Duflot, encore un peu tendre.
    Le risque est bien sûr de se voir « assimiler » par le PS par l’électorat (comme l’UDF en son temps) et donc perdre son autonomie et son influence.

    Dans ce contexte, présenter un candidat au premier tour de la présidentielle est souvent considéré comme le geste minimal de survie et d’autonomie d’un parti (même le Nouveau Centre y pense de nouveau...). Contrairement à l’auteur, je pense qu’ici l’hypothèse Eva Joly est infiniment plus sérieuse que celle de Cécile Duflot. Cette dernière, très marquée à gauche et jeune, aura du mal à séduire un électorat centriste, surtout si un candidat centriste un peu plus crédible qu’Hervé Morin ou qu’un François Bayrou un peu régénéré est présent. A l’inverse Eva Joly, bien que peu expériemntée en matière de campagne politicienne, a démontré lors des européenne en effet d’entrainement et une crédibilité exceptionnelle. Le contraste vis à vis de candidats classiques comme Nicolas Sarkozy pourrait aussi ramener de nombreux abstentionistes vers les urnes. pOurvu que sa campagne soit assez courte et décalée, Eva Joly pourrait réaliser un score au dessus de 10%, suffisament pour peser dans la négociation des législatives. Mais néanmoins, le risque d’un échec existe, qui ramenerait EE à des prétentions plus modestes et consacrerait la domination du PS en cas de victoire.

    Reste une troisième hypothèse, celle d’une candidature EE dans une primaire de la gauche. Cela permettrait à EE d’exister sans compromettre ses négociations futures avec le PS, et peut-être de garantir par la négociation un poste de premier ministre aux écologistes dans un futur gouvernement de gauche. Et dans ce cas, la campagne des primaire permettrait aux écologistes de se préserver pour 2017, en rassemblant l’ensembl des forces de gauche face à N. Sarkozy en 2012.

    Un bémol pour ces deux dernières hypothèses : en l’absence de candidature écologiste aux pérsidentielles, elles peuvent remette en selle les centristes, (François Bayrou éventuellement, ou un JL Borloo par exemple), si ceux-ci jouent habilement et de façon rassemblée, élément important pour un second tour.

    On le voit, ces différentes hypothèses sont susceptibles d’avoir des impacts variables suivant l’état politique de 2012. Il est donc sans doute urgent d’attendre pour EE, et déjà de rassembler sa famille, ce qui ne sera pas chose facile, tant les divergences et la culture du débat sont importantes dans cette galaxie écologiste.



  • Voltaire Voltaire 1er avril 2010 14:03

    Si l’on connait un peu François Bayrou, la « plausabilité » (et non « l’applaudabilité ») de l’annonce est quand même assez réduite...

    Mais les poissons d’avril en politique ont souvent un petit gout de crédibilité, tant les politiques eux-mêmes sont peu crédibles (et donc « tout est possible »).
    SR est assez bon dans le genre, après son coup de maitre l’an passé sur Raffarin (repris dans les medias), son article sur Rama Yade tenait la rampe ce matin.

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