Bonjour et merci donc pour ce lien :) Mais je comprends tout autre chose. Qu’on en juge :
« Insisting that there could be no »wriggle room« on the issue, the judge said : »He (Mr Miliband) understands the position of the US government is that it would risk the intelligence relationship with the United Kingdom with the result that there would be a serious risk to the national security of the UK and that would endanger the men, women and children of the United Kingdom – that is really what Mrs Clinton is saying according to the Foreign Secretary ?« (...) Mrs Clinton refused to comment directly on proceedings in the High Court, saying that : “The issue of intelligence sharing is critically important to our two countries and we both have a stake in ensuring it continues to the fullest extent possible.”
Autrement dit (pardon pour les approximations de traduction) : »Le juge dit que M. Miliband comprend que la position du gouvernement US est que cela compromettrait le partenariat du renseignement avec le Royaume Uni, avec le résultat d’un risque sérieux pour la sécurité nationale du RU, et que cela mettrait en danger les hommes, femmes et enfants du RU - est-ce que Mme Clinton a réellement dit cela selon le Secrétariat aux Affaires Etrangères ?« [on n’en sait rien, c’est seulement noté et transmis, N. D. T.]
(...) Mme Clinton s’est refusée à commenter la procédure de la Haute Cour, disant que : » « La question de l’échange de renseignements est extrêmement importante pour nos deux pays et nous avons tous deux intérêt à garantir que cela continue le plus largement possible. »
Ce que je comprends, c’est donc que selon M. Miliband, le gouvernement américain fait remarquer que si les échanges de renseignements entre EU et RU était suspendu, le RU courrait des risques du fait d’un déficit de renseignement. Et Mme Clinton émet le souhait que les conditions soient réunies pour que ce n’ait pas lieu. Il y a quand même une sacrée nuance avec votre commentaire ? Bravo cependant pour votre article. Cordialement.
« Réduire la demande énergétique en réduisant la population (fermer les frontières, expulser autant d’étrangers que possible, réduire la natalité) : Cette mesure que l’on peut qualifier de (neo)malthusienne est celle du réalisme (...) »
Non, cette mesure que l’on peut qualifier de xénophobe serait de plus totalement irréaliste sur le plan économique et social... on ne peut pas expulser des millions de gens sans mettre à bas l’économie et démolir la cohésion sociale... cela relève de l’idéologie la plus crasse.
Bon, résumons : « le socialisme de guerre » n’est pas une idéologie structurée, il n’a pas de théoricien propre, pas non plus de représentants, d’ailleurs il ne constitue pas un mouvement politique... en bref, il n’existe pas (et c’est tant mieux). Alors, quitte à vouloir se faire peur, ne pourrait-on trouver des sujets plus crédibles ?
Pourtant bien d’accord avec la phrase de conclusion « Ce répit il nous faut de toute urgence l’utiliser pour élaborer une véritable réponse, réaliste, adaptative et humaniste, au pic énergétique global... » ; mais pour cela, il faudrait aussi qu’un consensus se forme sur la réalité de la crise de viabilité du système actuel ?
Une lubie si vous voulez... je parlerai plutôt d’Utopie. Or je suis pourtant assez d’accord avec votre post que je viens de lire plus haut, particulièrement ceci « (...) il est illusoire de vouloir créer d’autres groupes aussi puissants en face, car ils seront aussi destructeurs à terme. La solution passe par la réduction de tout ces blocs (...) chaque projet de grande ampleur devrait faire appel à un grand nombre d’intervenants qui resteraient indépendants. » Mais remarquez qu’il n’y a pas de contradiction apparente. Un projet qui fait appel à de nombreux intervenants indépendants implique a minima leur coopération. Simplement la dimension éthique s’ajoute avec l’impératif du respect du bien commun ; sans quoi, s’il s’agit de faire prévaloir des intérêts privés, on aboutit à reproduire les mêmes schémas de concurrence et de stratégies de domination : où est l’avantage ?
Vous dites ensuite « Comme ce système est difficilement applicable du fait de sa complexité, il faut agir à l’inverse ; dans chaque entreprise, chaque individu devrait avoir ce même type de pouvoir, à savoir de refuser ce qui ne correspond pas à ses choix. On en arrive donc à la mise en place d’un vrai système démocratique dans chaque entreprise... » Sur le fait que plus un système est vaste, plus il comporte de vecteurs de complexité, plus il est difficile à gérer démocratiquement, OK : cela milite pour une limitation de la dimension de tout appareil collectif (public ou privé).
Sauf que quelle que soit sa taille, une entreprise dont les participants passeraient leur temps à refuser individuellement l’action concertée n’entreprendrait plus grand chose, et serait vouée à une rapide disparition :- ) Pour autant, il est possible d’introduire la démocratie dans un fonctionnement d’entreprise, mais pas sur une base exclusive de rentabilité capitaliste : dans le système coopératif. Dans ce type de fonctionnement, tous les employés peuvent être coopérateurs et s’exprimer en Assemblée Générale. Celle-ci peut voter les grandes orientations, et élire un Conseil d’Administration pour veiller à leur mise en oeuvre concrète. Ainsi, chaque acteur de la société coopérative à voix au chapitre. Exemple : http://www.scop.coop/p443_FR.htm