Article très intéressant sur ce cas singulier d’expérience communautaire, parmi les multiples initiatives de ce genre qu’on a pu voir fleurir depuis près de trois siècles au sein de la mouvance étiquetée comme « socialisme utopique » : http://fr.wikipedia.org/wiki/Socialisme_utopique
Merci pour cet article :) Plus encore peut-être que « La société du spectacle », parce que plus directement accessible (d’une écriture moins hermétique), on peut recommander aussi les « Commentaires sur la Société du spectacle », du même auteur.
N.B. : Donc en fait M. Attali continue de jouer son rôle habituel, consistant à relayer le discours dominant des élites - actuellement celui qui dit que la crise est produite par le capitalisme « financier » (pléonasme) qu’il s’agirait de « moraliser » (oxymore) - en se targuant d’y ajouter quelques conseils personnels sur la meilleure manière de procéder... comme d’habitude, quoi !
Je crois surtout qu’on se trompe en croyant que monsieur Attali parle vraiment de révolution quand il écrit : « Ces lobbys sont si puissants qu’on n’en sortira que par une révolution politique. Elle devrait conduire, au moins, à interdire aux responsables publics du secteur financier de travailler ensuite dans les établissements qu’ils contrôlent. Et au plus, à nationaliser ce secteur. Une révolution, vous dis je. »
Cela semble être en fait une figure de style ironique pour signifier que la mise en oeuvre de ce changement a minima pourtant nécessaire (= interdire aux responsables publics du secteur financier de travailler ensuite dans les établissements qu’ils contrôlent), voire indispensable dans la prétention de « moraliser le capitalisme » (le bel oxymore), apparaît tellement inenvisageable au regard des résistances qu’y opposerait le Système, que cela revient à envisager une révolution.
Vraiment pas mal ! Des répétitions alourdissent un peu le propos sur la forme (les nombreuses variations sur la métaphore du navire finissent par parasiter la démonstration), mais le fond de l’analyse, assez juste, demeure tout à fait valable en effet : quand on se fie davantage à la technique comme repère directionnel qu’à ses propres facultés de jugement, la doctrine prend le pas sur la raison (implicitement la doctrine technoscientiste pour justifier explicitement le dogme pseudo rationnel néolibéral), et les jugements de valeur sur l’éthique.