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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


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  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 18 mars 2014 15:52

    « la majorité des Ukrainiens qui ont voulu le changement de pouvoir dans leur pays n’ayant rien à voir avec les « néo-nazis ». »

    Ce que voulaient initialement les Ukrainiens n’as plus guère d’importance. Les néo-nazis sont maintenant au pouvoir. Et l’histoire nous a montré que lorsqu’ils y sont, ils s’y accrochent.



  • wesson wesson 18 mars 2014 15:48

    Bonjour Fergus,

    "Le référendum de Crimée est en effet illégal, aucune région, même autonome comme l’était la Crimée, ne pouvant unilatéralement faire sécession.« 

    Vous auriez raison dans le cadre d’un gouvernement de Kiev qui soit réellement représentatif, issue d’une réelle union nationale, et comprenant des membres de tous les parti y compris le parti communiste en voie d’interdiction pure et simple (proposition de loi No 4201 déposé le 21 Février, le jour même du coup d’état), et suite à la destitution du président élu dans les formes prévues dans la constitution Ukrainienne. Pour mémoire :

    1 - Vote des 3/4 du parlement en faveur d’une destitution. Il a manqué 8 voix
    2 - Commission et enquête parlementaire pour instruire le dossier justifiant la destitution. Il n’y en as pas eu
    3 - Constatation par le conseil constitutionnel de la déchéance ou à défaut de la vacance du pouvoir. Ce conseil a été dissout, et ses membres ont été arrêtés, entrainant de facto la suspension de la constitution.

    Des 3 étapes de la procédure de destitution, aucune ne fut respectée par le nouveau pouvoir, dans un contexte ou Yanukovitch avait effectivement accepté de quitter ce pouvoir et d’organiser des élections anticipées (c’était l’accord cosigné par les Européens). Pourquoi alors que Maidan avait gagné sur toute la ligne s’être précipité de la sorte, si ce n’était que pour mettre le pays à feu et à sang ?

    Quoiqu’il en soit, il n’y a plus d’ordre constitutionnel en Ukraine, et cela est entièrement imputable au gouvernement de fait de Maidan (8 ultralibéraux, 6 néonazis, 3 maffieux et 2 faire valoir de la société civile, aucun d’élu et qui se préparent à signer des accords engageant le pays sur le temps long).

    En tout état de cause, le pays est en état de révolution, une nouvelle loi restant à écrire et une nouvelle constitution à adopter.

    Et c’est exactement ce que la Crimée à pris la décision de faire.

    Quand au droit international, c’est une vaste foutaise de l’invoquer à cette seule occasion lorsque on s’y est assis dessus à tant de reprises sur des cas assez identiques.

    Les Russes n’ont fait que réagir à un coup d’état et un gouvernement de fait qui en appelle aujourd’hui aux frappes nucléaires préventives. Pouvez-vous prétendre maintenant que le gouvernement de Kiev aurait dirigé la Crimée autrement qu’à la Schlague ?

    Tout ceci n’est pas sérieux. Même l’armée Ukrainienne renâcle à se mettre sous les ordres de cet attelage, ce qui est d’ailleurs la cause principale de la création de cette »garde nationale« , qui recycle les insurgés violent de Maidan.

    Ma prévision est que ce gouvernement fantoche s’effondrera de lui même bien avant qu’il ne consente à organiser des élections. Et cela ira d’autant plus vite que ses bailleurs de fonds ne sont plus du tout décidés à leur verser le premier dollars, parce que ce qui les intéressaient avant tout était la Crimée.

    Quand aux fariboles concernant les velléités Russes d’aller prendre aussi les provinces de l’Est Ukrainien, l’argument est assez faible surtout considérant que on ne voit pas d’un même œil son extension territoriale lorsque l’on est le plus grand pays du monde en surface (13 fuseaux horaires), que l’on est largement sous-peuplé, déjà avec toutes les ressources dont on puisse rêver, et que les régions »convoités" sont en définitives bien plus pauvres que celles que l’on exploite sur son propre territoire (le gouvernement Ukrainien donnait gratuitement en 2010 les mines du Donbass à qui voulait, tellement que l’investissement en infrastructure est important pour les rendre rentables).

    Ces histoires d’impérialisme Russe ne convainquent que les nostalgiques de la guerre froide qui n’ont pas encore compris que la Russie n’est plus l’Union Soviétique.



  • wesson wesson 18 mars 2014 13:02

    « Il faut s’attendre à ce que dans les prochains mois le Belarus cesse d’être indépendant par la « volonté » de son peuple. »

    Cette seule phrase montre à quel point vous êtes ignorant de la situation réelle de la Russie et de sa sphère d’influence.

    La Biélorussie fait déjà partie de la zone douanière Russe (celle que l’Ukraine n’as pas voulu intégrer), et les relations de ce pays sont au beau fixe avec son puissant voisin. On y vit bien mieux que dans la Lettonie voisine, tellement heureuse d’avoir intégré l’Europe qu’elle en a perdu 1/4 de sa population depuis lors.



  • wesson wesson 18 mars 2014 12:48

    Bonjour Ronny,
    "La grandeur de la Russie, sa force, sont d’ailleurs des piliers sur lesquels s’appuie le Tzar Poutine pour contrôler les masses... Voir la façon dont les immigrés ou les homosexuels sont traités en Russie d’ailleurs,« 

    il faut arrêter de se pignoler avec cette explication tout juste bonne pour »Ici Paris« ou »France Dimanche".

    Ce que les Russes donnent pour acquis à Poutine, c’est que depuis son accession au pouvoir, la croissance, le revenu par habitant et le pouvoir d’achat n’ont jamais cessé d’augmenter sous sa présidence, à comparer avec Ieltsine qui fit perdre 10 ans d’espérance de vie aux Russes pendant son règne.

    Et c’est plus que tout cela dont les Russes sont conscient. Et à ce titre, ils sont prêt à pardonner toutes les fredaines de poutines et ses apparitions torse-nu, dont ils se moquent d’ailleurs copieusement. Par exemple dans le Grozny d’aujourd’hui, plus personne ne songe à une indépendance tant la région s’est reconstruite à l’aide d’investissements de l’état fédéral.

    Quand aux homosexuels en Russie, il y en a et qui vivent très bien et sans problèmes, ce qui n’y est pas toléré étant juste d’en faire un prosélytisme caricatural consistant à faire défiler des hommes nus peint en couleur arc en ciel avec plein de godemichets collés sur toute la surface du corps. Si l’on s’intéresse un tant soi peu au sujet, on sait vers ou il faut regarder : vers le Qatar ou L’Arabie Saoudite, ou l’homosexualité est punie de la peine de mort.



  • wesson wesson 18 mars 2014 12:23

    Bonjour l’auteur,
    votre papier est assez bon toutefois j’y relève quelques erreurs au niveau économique. Si la Russie laisse son rouble se déprécier, ce n’est absolument pas la cause d’attaques spéculatives, mais plutôt d’un changement de politique assumé de la BCR (Banque Centrale de Russie). Auparavant elle tenait le rouble à un niveau élevé, probablement par peur d’un scénario identique à celui des années Ieltsine. Il s’était ainsi assez fortement apprécié par rapport au Dollars depuis 2009.
    Mais cela est allé au détriment de la compétitivité de l’économie Russe, et du taux d’investissement. C’est pourquoi depuis quelques mois, la BCR a décidé de laisser filer le rouble en utilisant d’une politique d’inflation ciblée et revenir aux niveau de 2009. Il est d’ailleurs assez savoureux de constater que la crise Ukrainienne leur aura donné un petit coup de main dans ce sens.

    Ce qui joue actuellement est un phénomène spéculatif issue de cette nouvelle politique:Les entreprises Russes achètent du Dollars pour gagner sur le rouble, et explique donc la faiblesse de l’investissement, l’argent mobilisé là dessus étant par définition oisif (ne sert pas à l’investissement). Mais ce phénomène devrait cesser dès que le rouble aura fini sa baisse de valeur pour revenir au cours réel de 2009. ça devrait arriver dans les tout prochains moins. Par conséquent vers la fin de l’année l’investissement devrait alors reprendre en Russie, ce qui lui donnera probablement une très belle croissance en 2015.

    Pour finir sur une note d’optimisme - toutefois mesurée - il semble que enfin les dirigeants non néonazis du gouvernement de Kiev viennent de prendre la mesure du problème que vont très rapidement poser leurs alliés de circonstance. En témoigne les déclarations de Yatseniuk ce matin, qui semble rétropédaler sur un certain nombre de sujets et tenter de calmer la communauté Russophone de l’Est du pays : L’intégration à l’OTAN n’est pas (plus) à l’agenda, et les groupes illégalement armés doivent être désarmés maintenant. M’est avis qu’il ne va plus être très copain avec ses ministres de l’intérieur et de la défense.

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