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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 25 mai 2010 00:36

    Bonsoir fifi,

    « comme 1936 ne nous a pas préparé à 1940 »

    comme si il n’y avait pas eu un certain contexte autour qui a bien préparé à 1940 ...

    Par exemple d’une certaine presse hystérique et ouvertement xénophobe qui n’ai amené un ministre (Roger Salengro) à se suicider au terme d’une campagne de calomnie particulièrement sale.
    Une certaine droite industrielle dont le slogan était « plutôt Hitler que le front populaire » et qui a mis un point d’honneur à ne pas appliquer les réformes sociales du gouvernement. Et il y a également la formation de groupes d’extrême droite ouvertement terroristes tels que l’Organisation Secrète d’Action Révolutionnaire Nationale, mieux connu sous le nom de « la cagoule ».

    Alors oui, il y avait tout un contexte en 1936 qui a préparé logiquement à ce qu’il s’est produit quelques années plus tard.

    Et si à cette époque existait Internet et sa faculté de donner une vue d’ensemble à beaucoup de monde, et bien oui, ça en aurait fait un paquet de personnes qui auraient compris ce qui se tramait alors.

    Et pour en revenir aux comparaisons historiques, lorsque je voit l’ensemble des réformes que l’on cherches à nous imposer sur le mode de la stratégie du choc chère à N. Klein, on se dit que les années 30, on y retournes à toute vapeur !



  • wesson wesson 24 mai 2010 14:05

    Bonjour l’auteur,

    " les français ressemblent davantage à des poulets auxquels quelqu’un aurait mis la tête sous une aile qu’à autre chose"

    Pas mieux ... si, ça !



  • wesson wesson 24 mai 2010 13:53

    Bonjour Franchamont,

    " Le tout nouveau documentaire « Meltup » (en anglais) de la National Inflation Association, déjà visionné par près d’un demi million sur YouTube, est d’un enseignement remarquable« 

    Ce qui est remarquable dans ce document, c’est surtout la propagande néolibérale, et l’utilisation massive de l’argumentaire TINA - There Is No Alternative.

    résumé donc de ce machin : »tout est de la faute aux fonctionnaires qui sont trop payés. Il faut en réduire le salaire et le nombre, par exemple en supprimant le département de l’énergie et de l’éducation. Etc etc, tout le reste à l’avenant !

    Personnellement je trouve un certain héroisme dans l’aveuglement imbécile, surtout lorsqu’il prone l’approfondissement des mesures néolibérales comme solution à l’expression de ses propres défauts organiques.

    ’Le patient est malade docteur : Saignez-le ! Il est encore plus malade : Alors saignez-le encore plus !. Le patient est mort : Je vous avais bien dit qu’il fallait plus le saigner !

    Espérons qu’il reste juste assez de sagesse, de gré ou de force, pour éviter que de telles solutions soient mises en œuvre. Ce n’est pas à mon sens qu’elles aient une chance de marcher, c’est juste que la réaction des cocus - cad le peuple - risque d’être autrement plus violente et désordonnée dès lors que certains auront pris conscience de la longueur des cornes qu’ils portent.



  • wesson wesson 20 mai 2010 00:26

    ben quoi, j’aide lucilio a se faire publier sur Avox !



  • wesson wesson 20 mai 2010 00:26

    En 2013

    Le retour de l’Europe à deux vitesses

    mardi 18 mai 2010 -

    Lucilio

    Les Allemands anticipent déjà l’échec du sauvetage de la Grèce et des garanties sur l’euro. Pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le futur, c’est une Europe à deux vitesses.

    Il y a quinze ans, en pleine gestation de l’euro, on parlait de l’Europe à deux vitesses. Une rapide, composé des pays « centraux » à l’économie solide et au budget discipliné, et une autre lente pour le reste. Les pères de la monnaie unique tentèrent de conjurer ce scénario en fixant des conditions que tous les pays membres de la zone euro devraient remplir parce que, pour qu’existe une unité monétaire, il était indispensable que tous partagent des critères communs. Les deux plus importants étaient de ne pas s’endetter et d’éviter que le déficit budgétaire dépasse la barrière des 3%. Ce que firent les économies du sud et le Royaume-Uni. Avec cette seule différence que ce dernier pays pris soin de ne pas intégrer l’euro.

    Le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le quotidien généraliste allemand le plus lu, vient de terminer un exercice d’histoire économique fiction qui se situerait en 2013. Sous le titre « Un regard en arrière depuis 2013 : l’alternative », le journal de Francfort trace les lignes de ce que serait une brève histoire de la chute de l’euro et de sa reconversion en deux devises : une solide réservée à l’Allemagne et à certains de ses voisins, une plus faible, dévaluée pour les autres membres de l’ex-zone euro.

    La rupture serait provoquée par les élections fédérales allemandes de 2013. Angela Merkel, très usée politiquement et avec le spectre d’un parti populiste opposé au sauvetage, devrait se résigner à l’inévitable. Ensuite, tout se passerait très rapidement. D’après le Frankfurter, l’Allemagne serait accompagnée des pays du Benelux, de l’Autriche et de la Finlande, c’est-à-dire les pays qui orbitaient déjà autour de l’Allemagne aux temps heureux du Deutsche Mark.

    On remarquera le fait que la France n’est pas incluse dans ce groupe ; signe que les Allemands commencent à se méfier de celle qui a été leur associé principal durant les 60 dernières années. En fin de compte, c’est bien Paris qui s’est montrée la plus intéressée au sauvetage de la Grèce via un plan milliardaire qui provoque le rejet presque total des Allemands. Et là, on ne parle plus de science-fiction, mais d’histoire réelle. Le revers de la CDU lors des élections régionales en Rhénanie du nord-Westphalie n’est qu’un avant-goût de ce qui viendra lors des comices suivantes.

    Le sentiment qui s’installe clairement en Allemagne – le Frankfurter Allgemeine Zeitung n’est pas exactement un journal sensationnaliste – c’est que le sauvetage de la Grèce et les garanties sur l’euro ne serviront seulement qu’à prolonger une agonie qui, tôt ou tard, devra s’achever par un bon gros coup de poing sur la table de la part du moteur de l’euro, l’Allemagne, le pays qui supporte sur ses épaules la crédibilité et la valeur de la monnaie unique.

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