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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


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  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 20 mai 2010 00:25
    Un communiste au FMI

    mercredi

    19 mai 2010 -

    Lucilio

    - 0 message(s)

    White ne passa sûrement jamais directement et personnellement des informations à des agents soviétiques ; et il ne fut pas non plus membre du parti communiste américain. Mais il y a peu de doutes qu’ils passait des informations confidentielles à des agents de ce parti et qui étaient fort appréciées par les Soviétiques.

    Si, depuis plus de 60 ans, quelque chose a rendu célèbre le Fonds Monétaire International, c’est bien les manifestations publiques de rejet que subissent ses employés et ses experts chaque fois qu’ils se présentent devant un pays pour recommander ou superviser un processus de stabilisation ou d’assainissement économique. « Le Fonds Monétaire International est le cerbère du dollar yankee », dit une fois l’assassin Che Guevara, mettant en relation les deux ennemis mortels de la gauche latino-américaine.

    Moins connu cependant est le fait que le plus important des pères de la créature, Harry Dexter White, était un communiste convaincu, dont il est largement prouvé que dans les années ’40 il passait des informations confidentielles qui allait atterrir à Moscou en passant par les membres du parti communiste des États-Unis. White était un haut fonctionnaire du Trésor des États-Unis, sous l’administration Roosevelt, qui fut chargé de dresser un plan de réforme du système monétaire international, en vue de le mettre en pratique une fois terminée la Seconde Guerre mondiale. C’est ainsi que durant les dernières années du conflit, il eût de longues conversations avec le représentant britannique, rien moins que John Maynard Keynes – qui, lui aussi, préparait un projet de réforme, mais en ayant quelques points de divergences avec White. L’histoire est connue : c’est finalement le projet américain qui prévalu – connu justement sous le nom de « Plan White » – et qui servit de base aux accords historiques de Bretton Woods, dont une des principales concrétisations fut précisément la création du Fonds Monétaire International.

    Dès les années ’40, le FBI avait enquêté sur White et avait trouvé des indices assez nets de sa collaboration – même si au travers de tierces personnes – avec les Soviétiques. Toutefois, jamais il ne fut poursuivi ni inquiété car on craignait qu’un procès rendît publiques les sources d’informations des services secrets américains. Le gouvernement se limita donc à le retirer discrètement du service. Le cas White fut alors considéré pendant longtemps comme un épisode supplémentaire de la chasse aux sorcières où un haut fonctionnaire avait été persécuté pour ses idées. Mais d’autres découvertes démontrèrent par la suite que les soupçons du FBI étaient parfaitement fondés.

    En 1999, furent rendues accessibles aux chercheurs une partie des archives secrètes du KGB. C’est ainsi qu’on y trouva de nombreuses références codées où non seulement White apparaît comme un informateur privilégié de l’Union soviétique, mais également comme un de ses agents actifs aux États-Unis les plus précieux. Face aux preuves, le fait a été parfaitement accepté par les spécialistes de l’histoire économique de la période de la Seconde Guerre mondiale. Mais d’autres, spécialement au FMI, ne furent pas très heureux de ces conclusions. C’est ainsi qu’un des fonctionnaires de l’organisme, James M. Boughton, n’hésita pas, après que furent révélées les nouvelles preuves, à publier dans les pages de History of Political Economy – sans doute la plus importante revue consacrée à l’histoire de la pensée économique – un article au titre aussi expressif que surprenant : « L’affaire Harry Dexter White : toujours sans preuve ». Le verdict de l’Histoire semble cependant assez clair. White ne passa sûrement jamais directement et personnellement des informations à des agents soviétiques ; et il ne fut pas non plus membre du parti communiste américain. Mais il y a peu de doutes qu’il passait des informations confidentielles à des agents de ce parti et qui étaient fort appréciées par les Soviétiques dans ces moments cruciaux où se dessinait le monde qui allait durer jusqu’à la chute du Mur de Berlin.

    Dans les États-Unis de ces années-là, beaucoup de gens avaient de claires sympathies pour l’Union soviétique. Le cas White n’avait donc rien d’exceptionnel. Mais il est vraiment curieux que ce soit lui qui fut chargé de définir la structure et le mode de fonctionnement de ce qui allait devenir une des bêtes noires de la gauche à travers le monde durant des décennies. En fait, ce ne serait pas une si mauvaise idée que les actuels dirigeants du FMI, au lieu de cacher cette affaire sous le tapis, la diffuse à travers le monde. Peut-être que leurs fonctionnaires seront, finalement, accueillis avec enthousiasme par les habitants des pays dont les gouvernements réclament l’aide économique, au lieu d’être hués et lapidés comme à l’accoutumée.



  • wesson wesson 20 mai 2010 00:24

    le prêche de demain, trouvé sur Contrepoints.org

    "Thatcher, le retour

    Devine qui vient dîner ce soir

    mercredi

    19 mai 2010 -

    Lucilio

    - 0 message(s)

    par Aurélien Véron

    Devant le Bundestag, Angela Merkel a déclaré l’Union Européenne en danger. Rien de moins. Il faut dire que le gigantesque plan de sauvetage de l’Europe et du FMI n’a pas apaisé longtemps les marchés financiers. La remise en cause de l’indépendance de la BCE et la fracture politique de plus en plus apparente au sein de la zone euro ont largement nourri la défiance à l’égard de l’euro. Bref, la fête est finie. Quoi que nous pensions de nos atouts, la France n’échappera pas durablement à cette spirale correctrice. L’épargne mondiale perd confiance en la capacité du vieux continent à rebondir et à sortir de l’engrenage de la dette. De l’aveu même de Papandreou, l’utilisation des « fonds publics » et « des subventions européennes », "au lieu d’être utilisés pour le développement, ont fréquemment servi à acheter des maisons, des voitures, et à vivre dans le farniente". La crise financière, bien que née aux États-Unis, menace dorénavant les illusions européennes.

    Seule à rassurer, l’Allemagne risque de payer cher sa caution offerte à la zone euro. Un sondage récent publié par die Welt montrait déjà que 91 % des Allemands souhaitent la sortie de la Grèce de l’euro. Après sa cuisante défaite en Rhénanie Westphalie, combien de temps la chancelière allemande parviendra-t-elle à défendre la cohésion européenne face à une opinion publique de plus en plus rétive ? Il en va pourtant de la survie de l’euro, ainsi que des banques européennes aux bilans lourdement chargés de dettes publiques. Si on la laisse seule entretenir la confiance des marchés, n’excluons pas qu’elle se désolidarise des pays qui se sont trop longtemps abrités derrière elle pour festoyer à crédit. La France et son arrogant petit caporal par exemple. Nous devons donc l’aider à convaincre les Allemands que la France redeviendra le partenaire fiable d’une dynamique européenne seule capable de surmonter la crise. Cette confiance ne sera pas restaurée avec des mots creux mais avec des mesures ambitieuses, à la hauteur des attentes de nos voisins d’outre-Rhin.

    Depuis plus de trois décennies, la France connaît des déficits publics ininterrompus. De plusieurs dizaines de milliards d’euros avant la crise, ils atteignent dorénavant près de 150 milliards d’euros en rythme annuel. Les déséquilibres de nos comptes sociaux provoqués par le papy boom ne vont pas contribuer à inverser la tendance. Pour revenir à un excédent primaire, la réforme de l’État et des collectivités locales est nécessaire mais non suffisante. Les efforts vont devoir porter sur le cœur de notre dépense publique. En 20 ans, notre protection sociale est passée du quart au tiers du PIB de la France sans diminuer la pauvreté. Au contraire, elle aboutit au sentiment de paupérisation des classes moyennes et à la panne de l’ascenseur social. Elle a ajouté un fardeau sur les épaules des actifs stressés, et engendré un assistanat pervers. Le nombre de rmistes a ainsi régulièrement augmenté de 400.000 en 1989 à 1,2 million en 2008. Le moment est venu de tenir un discours de vérité aux Français. Leur réticence est naturelle lorsqu’ils subissent une avalanche de mesures dont ils ne comprennent pas le sens. Mais devant les évènements actuels, leur lucidité permet la tenue d’un véritable débat sur le recalibrage de notre protection sociale afin qu’elle soit mieux ciblée et moins coûteuse.

    A côté de cette baisse structurelle de la dépense publique, la croissance doit être la priorité absolue de la France. Diminuer les aides sans libérer le marché du travail et le développement de nos entreprises nous mènerait en effet à un désastre social. Comme ligne directrice, il suffit de reprendre les préconisations jusqu’ici ignorées des rapports Camdessus, Cahuc-Kramarz, ou encore du plan Attali, fameuse actualisation du plan Armand Rueff. Réduire le chômage passe, plutôt que par la protection des emplois existants, par un allègement sensible des charges sociales et par une libération du marché du travail. Une première piste consiste à distinguer ce qui devrait constituer une assurance santé ou une épargne retraite individuelle de ce qui relève réellement de la solidarité nationale. Cette part devrait être financée par l’impôt, par exemple la TVA sociale, et non alourdir le coût du travail. Il n’est plus non plus acceptable que notre bureaucratie oblige un entrepreneur à consacrer le quart de son temps aux démarches administratives. Notre fiscalité dissuasive incite aussi de nombreux employeurs à limiter l’énergie qu’ils consacrent au développement de leur affaire, et donc les embauches. Les talents étouffés, les réservoirs de croissance et d’emplois sont ainsi considérables. Le gouvernement doit réactiver ce capital humain inexploité, source de toute croissance.

    Seul un message clair, coordonné et radical sera susceptible de ramener la confiance des marchés et du reste du monde dans l’Europe et dans la France. Si le gouvernement français persiste à maintenir son modèle social, il doit expliquer aux Français les conséquences économiques et sociales d’une fin de l’euro sur leur qualité de vie. Face au fardeau colossal de la dette, notre pays risquerait de devoir confisquer une partie de son épargne, comme en Argentine où le gouvernement a confisqué l’assurance vie. Il risquerait surtout de devoir engager les réformes que nous préconisons aujourd’hui, mais dans une urgence qui ne permet pas une transition paisible. Les mois sont comptés, le gouvernement est seul responsable devant cette alternative incontournable : réformes structurelles choisies ou subies.

    "

    Amen !



  • wesson wesson 20 mai 2010 00:19

    « cet aparté personnel peut être replié »

    Pensez-vous que votre avis lui soit d’une quelquonque utilité ?



  • wesson wesson 20 mai 2010 00:19

    « autant je trouve normal de supprimer un commentaire mensonger »

    Et bien que voulez-vous, en l’absence de clarification, que reste t’il d’autre que des suppositions ?

    Il faut croire que ce que je suppose, et bien il est interdit de le soupçonner



  • wesson wesson 19 mai 2010 23:38

    C’est l’évidence même, Lucilio a monté un bot de repliage automatique....

    le cuistre !

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