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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • wesson wesson 16 novembre 2009 01:05

    Et voici et voilà ce que l’on découvre sous nous yeux esbaudis : la société rentabiliweb appartient à Jean-Baptiste Decroix-Vernier, un jeune patron qui représente la forme la plus aboutie du mec qui se la joue branché en se prenant pour Largo Winch (dreadlocks, kilt, habite parfois dans une péniche à quai, etc )

    Dans le carnet d’adresse du mondain, que du beau monde (BHL, Bernard Arnaud, JM. Messier, ...)

    Dans ce contexte, on est plus étonné de la présence de caméra en plus grand nombre que les forces de l’ordre, et surtout de l’annonce à 22H que décidément non, rentabiliweb ne sera pas poursuivi (ce qui au passage fait manger son chapeau à la pauvre Rachida qui visiblement était complètement aux fraises sur ce coup là).

    Cette histoire pue le truandage à 10 bornes à la ronde !



  • wesson wesson 15 novembre 2009 17:41

    Bonjour l’auteur,
    bon on est dans le fait divers : en pleine période de crise, avec un gouvernement autiste qui persiste à creuser les inégalités, qu’attendre d’autre comme résultat que cette pagaille ?

    Il convient de rappeler d’abord que la cause de tout ceci est l’annulation de la distribution. Peu importe si cela était moral ou pas, des gens y ont cru, et ont été déçus, et c’est peu de le dire. L’espoir, c’est la dernière chose que l’on perds avant de faire n’importe quoi !

    Et la seconde question à poser est : pourquoi la seule personne qui semble avoir été tabassée est un journaliste ?

    N’y aurait-il pas là matière à interrogation, de savoir pour quelle raison les journalistes sont aussi mal perçus, notamment lorsqu’ils viennent rôder autour de la misère pour en tirer leur subsides ?

    Il n’est à ne pas douter que cette affaire symbolique fera les chou gras de la presse couchée, qui pourra alors prendre alors une posture de victime. Même, la droite prompte à récupérer toute agitation sociale appuiera parfaitement sur la couleur du/des tabasseur(s), pour être raccord avec la campagne raciste qu’elle mène.

    Et tout cela se fera sans qu’il ne soit apporté de moindre soin à calmer le climat social délétère qui s’est installé en France, mais qui reste totalement inoffensif tant qu’il ne sera pas structuré. Au contraire, ces petites explosions sociales servent objectivement le pouvoir qui trouve là une justification à son discours sécuritaire.

    C’est pourquoi je pense que ce genre de fait divers est du pain béni pour le gouvernement. Dans ce contexte, on s’explique beaucoup mieux la valse hésitation de la préfecture qui d’un coté a persisté à laisser se dérouler cet évènement et d’un autre coté à pousser ses organisateurs à l’annuler.

    Pour moi, cette histoire ressemble à un coup monté opportuniste.



  • wesson wesson 15 novembre 2009 13:33

    Monsieur Dupagne,
    votre article est une référence :

    d’une part parce que j’ai moi-même tout gobé, jusqu’au NASPAC qui là m’as fait comprendre. Mais sans cet indice évident, je l’aurai assurément pris au 1er degré.

    et d’autre part, il détaille bien les mécanismes de la mise en contexte de l’information, et du crédit que l’on y apporte en fonction de son auteur. Vous êtes docteur et intervenez dans des blogs médicaux, ce qui à première vue rends vos propos parfaitement crédibles. Et cela illustre parfaitement les dangers de la parole des « spécialistes » qui peuvent effectivement raconter n’importe quoi sans qu’on ne les remettent en doute.

    En tout cas merci pour votre article de hier.



  • wesson wesson 15 novembre 2009 13:08

    Bonjour l’auteur,

    pfff, comme c’est laborieux ! Allez, je résume : la gauche est morte parce qu’elle n’a pas vu venir la crise financière et surtout son acte fondateur : l’abandon de la convertibilité du dollars en or en 1971.

    Tout simplement ridicule : La droite libérale n’a pas plus que vous vu cela arriver, et pourtant elle est au zénith maintenant.

    Contrairement à ce que vous racontez, si la gauche est en déshérence aujourd’hui, c’est précisément parce que elle a renié tout ce qui faisait son fond idéologique, à savoir la lutte des classes, le combat populaire, les confrontation de masse, force contre force.

    Et vous comme d’autre de croire qu’une victoire future pourra provenir d’un Nième reniement propre à faire abandonner le peu qu’il vous reste permettant de vous dire vaguement à gauche, pour vous fondre dans ce magma uniforme de la bien pensance médiatique.

    L’erreur initiale est d’avoir cru comme beaucoup que l’accès aux médias de masse vous fournirait une tribune suffisante, rendant inutile le travail de fourmi qu’est le militantisme de terrain pour propager vos idées. Petit à petit vous vous êtes enfermés dans cette paresse, pendant que cet enracinement dans le tissu social disparaissait peu à peu. Et lorsque les médias sont devenus pour vous incontournables, la condition de votre accès à la parole s’en est rapidement retrouvé au prix de reniements sans cesse plus important.

    Voilà ce que vous êtes devenu, un parti ayant totalement renié toute son histoire de lutte, tous ses marqueurs idéologiques, et qui a totalement perdu son assise populaire. Seul les médias de masse vous permettent un simulacre d’existence, mais uniquement si vous vous fondez dans cet informe magma « socio-démocrate » tendance Tony blair, et n’évoquez plus jamais ce qui fit votre force. Vous subsistez uniquement comme prétexte à la démocratie, parce que vous balayer définitivement serait en fait contre-productif et contribuerai à faire prendre conscience au peuple de l’absence voulue d’une alternative crédible.

    Pour utiliser une image parlante, l’offre politique actuelle consiste à nous présenter une voiture à droite et une automobile à gauche, à nous demander de choisir entre ces deux et d’appeler cela démocratie !

    Politiquement, votre formation est déjà morte, d’autant plus morte que votre seule stratégie consiste à s’aligner sur les idées les plus profondément ancrées dans un néo-libéralisme - malgré le rejet sans cesse croissant qu’elles inspirent.

    C’est trop tard, d’autre prendrons votre place, ou pas. C’est également une paresse intellectuelle de penser que le système actuel est tellement pourri qu’il tombera tout seul de lui même, mais lorsque l’on constate l’ampleur et l’accélération des destructions qu’il provoque, on finit par se convaincre qu’un épisode de cet ordre, forcément violent, ne manquera pas de survenir. J’en veut pour preuve cette actualité récente de petite émeute parisienne suite à un coup de publicité un peu raté. La vrai question est à mon sens si cela doit être totalement anarchique, ou fédéré. En tout cas si cela arrive, ça se fera sans les décombres du parti socialiste dont vous êtes un digne représentant.



  • wesson wesson 15 novembre 2009 00:17

    Bonsoir l’auteur,

    en fait, ce qui transparait de votre réponse est fort simple : si ça n’a pas fonctionné, c’est parce que nous avons pas assez appliqué le système.

    Et sa tautologie corolaire, maintenant allons-y à fond et tout se passera bien.

    Ce à quoi il convient de répondre que d’une part, au sortir de la 2ème guerre mondiale il y a eu une bonne trentaine d’année d’une configuration du capitalisme fortement contraint au moins au niveau du financier et de la circulation monétaire. Pendant ces 30 ans, qu’avons-nous eu ? le plein emploi, et pas une crise à l’horizon. A peine des petites crisettes, mais rien à voir avec ce que nous vivons ces dernières années.

    D’autre part, il y a eu des pays laboratoires du capitalisme dans lesquels M. Hayek, Friedmann et consort ont eu tout à loisir de mettre en pratique toute ces théories : Le Chili de M. Pinochet, l’Argentine de M. Cavallo et De la Ruà, autant de pays qui ont appliqué à la lettre la politique libérale, et qui ne s’en sont pas encore remis. Assez d’exemple donc pour comprendre que, même appliqué totalement, le capitalisme dans son acception la plus libérale ne fonctionne pas.

    Et je n’ai même pas eu à citer cette fameuse phrase de Hayek : « je préfère la dictature libérale à une absence de libéralisme dans un gouvernement démocratique. »

    Et bien non, le libéralisme est fondamentalement mauvais, et vicié. Ce n’est pas un problème d’application plus ou moins totale.

    Et pourtant, hélas, il a bien fallu le sauver, parce que sinon ça aurait été pire ! Oui, l’état Américain devait sauver les GSE, entre autres. Il n’avait pas le choix !

    Pour donner un exemple Français, je me serais réjoui pendant 5 minutes de voir par exemple M. Pérol hagard dans les ruines fumantes de la banque pop, mais après ça j’aurai vite fait de déchanter. Ce qu’il a manqué à mon sens pour réellement régler cette crise, c’est la conditionnalité des aides fournies.

    D’accord, on renfloue les banques une dernière fois parce que on a bien compris que si on le ne fait pas, c’est les économies du monde entier vaporisés dans l’instant, mais sous des conditions draconiennes : On mets un impôt confiscatoire sur la rente financière et les flux de capitaux, on nationalise tout le monde, banques et bourses, en vue d’ailleurs de fermer totalement les marchés boursiers, tant leur rentabilité institutionnelle est en définitive nulle. En bref, on brise les ailes aux libéraux et on dé-sophistique la finance et les produits financiers, histoire de rincer les marchés financiers.

    Mais effectivement, plutôt que de faire cela, le renflouement s’est fait sans condition, ce qui a permis au banques d’aller vite spéculer avec ce nouveau pognon, avec une nouvelle certitude que quoi qu’ils fassent, ils seront toujours repêches. Et que voyons nous maintenant, la création d’une bulle encore plus formidable qui, lorsqu’elle éclatera ne sera pas rattrapable même par les états.

    Voilà ce vers quoi nous allons, ce vers quoi l’idéologie libérale nous entraine, inexorablement !

    Et quand je pense que de TARP en HAMP, l’état américain a claqué près de 13.000 milliards de dollars depuis 1 an en pure perte ! Avec ça, ils auraient pu rembourser la totalité des encours de prêts immobiliers Américains (11.000 Mld$), et il leur en aurait resté assez (2.000 Mld$) pour aller flamber à Las Vegas, ce qui à coup sûr aurait été plus efficace que ce qu’ils ont fait.

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