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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 22 octobre 2009 02:38

    « La chute des US nous le permettra. Et en nous donnant de nouveaux maîtres. »

    Ne vous bercez pas trop d’illusions non plus. On enjolive constamment la situation Chinoise, alors qu’elle se trouve dans une situation de formidable bulle (et oui, sur le coup je suis en accord avec un argument de M. Santi).

    Il suffit de prendre le revenu par habitant pour se rendre compte de l’étendue du problème. Même si une dictature pointilleuse peut s’accommoder temporairement ce cette situation (se traduisant par de formidables disparités sociales), elle ne saurait durer sur le long terme. Quand tout ceci va faire « pop », ça va en surprendre quelques uns et en faire, des cocus !



  • wesson wesson 22 octobre 2009 02:30

    bonsoir plancherdesvaches,

    votre argumentaire pourrait à la rigueur être recevable, si toutefois vous aviez poursuivi votre raisonnement, voire l’ayez placé dans une perspective historique.

    L’euro lui même est une copie du dollars, dont on s’est assuré de la totale indépendance par rapport à la politique et à ses aspects sociaux qui sont autant de scories insupportables pour le libéral moyen.

    Alors pourquoi on cherche à copier l’Euro ? C’est parce que le dollars a déjà été copié, et que cela n’a pas fonctionné. Le problème rédhibitoire étant qu’il s’agit que d’une seule monnaie, basée sur les ressources économiques d’un pays déjà rincé de ses richesses, et très lourdement endetté. Pour le dire simplement, le dollars ne vaut que le papier sur lequel il est imprimé, et ça commence à se savoir !

    Alors le raisonnement simpliste étant de se dire : « L’Euro c’est en fait un panier de devises régionales, donc c’est mieux car sa base économique est plus forte et plus diverse. »

    Sauf que l’Euro en fait, c’est le dollars, ni plus ni moins tellement il est au main de la finance et sous influence des marchés boursiers.
    Et ce n’est pas les tentatives d’imposer à la BCE un ancien de Goldman Sachs (car effectivement c’est ce qui est en cours en ce moment) qui me laissent à penser le contraire.
    Troquer le dollars fort contre l’euro fort, c’est juste déplacer le problème, tout en massacrant le peu de pouvoir d’achat qui reste encore aux consommateurs européens. C’est dire si la prochaine crise est prévue dans ce schémas là.

    Ce que j’attaque en général, c’est l’émergence de ces monnaies globales à vocation essentiellement financières ou spéculatives. Leur effet secondaire est toujours de paupériser une population, diminuant d’ autant le nombre de consommateurs solvables. Certes le crédit permet de faire fonctionner ça un certain temps, mais il me semble que nous en revenons un peu là !

    Pour le reste, discuter qui de l’euro ou du dollars, revient à disuter sur ce que l’on préfère : peste ou choléra ?



  • wesson wesson 21 octobre 2009 19:40

    Votre réponse a du sens, et croyez-moi que je le regrette bien. Je ne puis effectivement que constater le changement d’époque qui rends pratiquement impossible toute modification structurelle en profondeur, en dehors du cadre d’un évènement catharsique.

    Pour faire court, le libéralisme agit à la manière d’un cliquet. une fois qu’un cran est engagé, il n’est plus possible de revenir en arrière, à moins de casser l’outil, c’est à dire d’en passer par un épisode guerrier ou révolutionnaire.

    Et c’est là on mon analyse diverge de la votre. Par le passe, il nous aurait été possible de résister au libéralisme. Certes ça n’aurait pas été facile, et nous aurions été mis au ban pendant un bon moment, façon soviétiques. Mais cela n’aurait pas duré à mon avis : l’Europe en premier et le commerce mondial ensuite a trop besoin de la France qui a la mauvaise idée de se trouver dans une position géographiquement stratégique pour commercer avec le continent européen. C’est pourquoi sur le long terme, nous aurions pu résister à la vague libérale lorsqu’elle a déferlée durant les années 1980.

    Je me lamente sur un passé hypothétique. Nous n’en sommes hélas plus là, corseté dans un système qui est en train de s’effondrer, en nous entrainant avec.

    Bien sombres sont nos perspectives maintenant. A quoi pourra bien servir tout ces euros forts dans les ruines fumantes de notre société ?



  • wesson wesson 21 octobre 2009 16:42

    Bonjour l’auteur,
    Bon, l’euro fort voilà bien une marotte de ceux qui ont leur coeur à droite et leurs économies à gauche.

    Car ce qu’il manque concernant l’euro, c’est d’en faire un bilan objectif, c’est à dire ne pas se contenter des roucoulades europhyles des Jean Quatremer ou des Bernard Guetta pour lesquel dans l’Europe, tout est bon.

    Et pour dresser ce bilan, nous pourrions nous référer à la période avant l’euro. Par exemple, cette période de franc faible, avec une inflation qui avoisinait les 20% l’an.

    Pendant ce temps là qui a duré presque 30 ans, qu’avons nous eu ?
    Le plein emploi, pas une crise sérieuse à l’horizon, et un simple ouvrier pouvait acheter sa maison sans trop bourse délier. Les investisseurs certes étaient un peu moins bien lotis que maintenant, mais finalement, qu’est-ce qu’on s’en fout ? Une entreprise embauchait quand elle avait du travail et licenciait quand elle n’en avait plus, et les capitaines d’industrie se contentais d’un revenu en franc constant de 2 ou 3% l’an. Les salaires indéxés suivaient l’inflation et bon an mal an, tout fonctionnait correctement.

    Puis l’Europe et son Euro sont arrivés, et à partir de là, ça a été rien de moins que la cata.
    Le pouvoir d’achat a commencé à fortement baisser, l’ouverture aux marchés financiers à provoqué la ruée des fonds de pension qui se sont dépêcher de faire cracher aux entreprises 20% de ROE, ce qui nous a couté au bas mot 1 million de chômeurs. Parallèlement, l’état a été contraint de s’endetter lourdement et l’euro fort a fini de détruire ce qui restait d’industrie en rendant inéluctable les délocalisations dans les pays à bas cout. Les seuls qui s’en sont mis plein les fouilles, c’est les boursiers et les financiers, en se gavant jusqu’à plus soif sur la bête, ce qui au passage a généré la formidable crise du crédit dans laquelle on va patauger encore pendant des années.

    Alors voilà ce que l’on peut dire de l’euro fort, et de tout ce qui en a découlé. On nous amuse avec des boucs émissaires tels que les banquiers, les traders, les paradis fiscaux qui certes se sont constamment comportés de manière absolument scandaleuse et immorale, mais ce ne sont pas les vrai source du problème. La vrai source du problème étant ce libéralisme financier imposé à marche forcée à toute l’Europe, et son bras armé que constitue l’euro fort et géré par une banque centrale au dessus des états.

    Si nous souhaitons réellement en finir avec ces crises à répétition, toujours plus ravageuses, une des première mesure à prendre serait de couper net cette politique de l’Euro fort, ou carrément de sortir de ce système !

    Mais d’ici là à ce que ce bilan critique de l’euro soit vraiment dressé, et de manière honnête, il va s’en passer de l’eau sous les ponts, et il va s’en enrichir, des traders et banquiers !



  • wesson wesson 21 octobre 2009 09:22

    Comme c’est touchant de voir cet aréopage de vieux cons en train d’honnir le RAP et adorer le Rock, qui avant d’être une culture prétentieuse était juste de la musiquette pour aller danser le samedi soir.

    Les chansons véhiculant des idées ou des courants politiques : ça me fait toujours doucement rire, et là encore le RAP montre bien ce qu’il en est vraiment. Aux USA ils ont commencé par parler de la misère, de la cité, et maintenant ils parlent de la super bagnole, de la nana dans chaque main, et de l’étalage de leur réussite par le RAP. La chanteuse Diam’s reçue dans les journaux en temps que spécialiste de la cité difficile, c’est pittoresque !

    C’est pourquoi à mon sens il faut replacer toutes ces cultures à leur vrai position. C’est bien pour remuer le cul dessus, à la limite on peut même acheter et consommer, par contre pour faire passer un message, c’est le niveau 0.

    Bref, aucune importance sur les paroles, et le buzz consistant à les attaquer en justice. C’est juste de la com’

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