@JL j’avais réagi à votre phrase suivante : " Aujourd’hui, toutes les entreprises en sont là, et la
colossale puissance de certaines d’entre elles entraine des
surproductions qui sont dangereuses par nature et mortifères à fortes
doses. Ces surproductions sont aujourd’hui le cancer de l’activité
économique". Ma remarque étaient que ces
surproductions ne généraient pas de profit mais était basées sur des
prévisions illusoires de croissance.
Concernant l’augmentation des sur profits, c’est un autre aspect, et je partage votre point de vue sur l’aspect abusif et contraire à l’intérêt des peuples.
@Ar zen Encore une fois, vous avez une vision statique et purement formaliste, alors que la « vraie vie » montre qu’il y a de nombreux « accommodements », d’une part les particularités pour certains états ou entités dans les traités, et d’autre part les dérogations, comme ceux sur les déficits publics pendant la crise, ou l’échelonnement pour l’application de certaines normes dans les pays de l’Est. L’Irlande et le Luxembourg passent avec des multinationales des accords de complaisance fiscale, qui font régulièrement l’objet de condamnation de la cour européenne, ils n’en continuent pas moins sans vergogne. C’est exactement la même chose que l’« optimisation fiscale », certains exploitent les interstices (rappelons nous les budgets longtemps pipeautés de la Grèce, l’européen de la rue le savait, les politico-diplomates fermaient les yeux). Les fameux lanceurs d’alerte et les organes de « réinformation » devraient faire un dossier sur le contournement des traités, directives, règlements et tutti quanti de l’UE (et pas sur des broutilles). Au lieu de pinailler sur les termes, il faut regarder les réalités.
@Ar zen Il y a en effet les principes généraux que vous évoquez, mais vous avez une vision statique d’un processus dynamique, la déclinaison pratique comporte des souplesses et des arrangements. Regardez par exemple les dépassements énormes de déficits publics suite à la crise financière de 2008, les concessions sur la dette grecque, les mise en suspens provisoires de certaines contraintes pour les pays de l’Est, etc. En Allemagne, le droit local prévaut et certaines mesures passent par l’approbation du Bundestag, Alors oui il y a bien évidemment des contraintes, certaines « de bon gré », d’autres qui se révèlent nocives. Dans les années 60, la « politique de la chaise vide » n’était pas prévue dans les traités, mais ça a pesé. C’est comme dans une copropriété, des dispositions et accommodements peuvent être obtenus par rapport au règlement de copropriété, mais il faut de la volonté et de la détermination.
@Michel DROUET Le ruissellement est désormais une supercherie, puisqu’au contraire les 1 ou 2% les plus riches « aspirent » une part croissante du PIB et de la richesse cumulée.
Sur la question de l’immigration, les bons sentiments sont contre productifs car ils entretiennent des illusions que nos sociétés ne sont pas en mesure de satisfaire, entrainant le travail clandestin, les trafics, le repli et les griefs. J’ai vu ce soir un reportage épouvantable sur un candidat à l’émigration ayant vendu un rein en Egypte pour payer le passage, sa santé est compromise et il doit renoncer car le tarif des passeurs est supérieur à ce qu’il a gagné (on l’a volé de la moitié). Je pense, à l’opposé des utopiques déclarations papales et humanitaristes, qu’il faut au contraire une campagne massive pour dissuader les candidats au départ, en diffusant en boucle les reportages et informations sur le rançonnage, l’exploitation, les risques vitaux du trajet, et l’impasse à l’arrivée. Les séquences lénifiantes sur quelques cas isolés de réussite sont un leurre, cela me rappelle le film sur une société post cataclysme où existait l’illusion d’un passage vers un monde libre, mais qui menait à un robot exterminateur. Désolé d’être rabat joie, mais il faut ouvrir les yeux sur les réalités, il n’y a plus ici de verte vallée, mais plutôt une vallée de larmes.
@Michel DROUET oui, on peut espérer une meilleure régulation financière, et une incitation à ce que les capitaux aillent vers l’économie vraie plutôt que dans le circuit spéculatif, malheureusement c’est actuellement le contraire qui se produit, les milliards injectés par la BCE sont placés par les banques sur le marché boursier plutôt que dans les entreprises ou la consommation, et le présent gouvernement a remplacé les exemptions d’ISF qui existaient pour les capitaux placés directement dans les entreprises par la suppression de l’ISF sur tous les capitaux, et la flat tax sur les dividendes.