Belle démonstration du théorème de Slapstick : En tirant par les cheveux et avec un chausse pied, on peut faire dire ce que l’on veut de toute suite hasardeuse de chiffres, en les disposant empiriquement et en donnant quelques coups de pouce.
@Christian Labrune En 1948, Israël a suivi les résolutions de l’ONU, les payas arabes les ont refusées Depuis 1967 Israël s’assoit sur les résolutions de l’ONU, les pays arabes les acceptent
La solution serait ....d’être d’accord au même moment !
L’Autorité Palestinienne a fait une demande d’adhésion à l’ONU dans les mêmes termes que celle qu’avait obtenue Israël en 1949 (même ligne de partage), elle a été refusée. Cela explique la conviction des pays arabes et du tiers monde qu’il y a« deux poids, deux mesures » en faveur d’Israël, contrairement aux allégations des faucons israéliens et de leurs relais médiatiques.
Depuis des décennies, aucun pays n’a fait la guerre à Israël (même pas l’éphémère « Etat Islamique » !) , mais il y a uncombat de mouvements indépendantistes palestiniens et de milices, certes financées par des états qui sont favorables à cette indépendance, mais ce financement est incommensurablement inférieur à l’aide militaire US à Israël (38 milliards attribués par l’administration Obama).
@Christian Labrune Pour ce qui est de la propagande, avec vous on est bien servi. La question du partage équitable de territoires entre Israël et la Palestine ne devrait pas être tributaires du bras de fer entre l’Iran et l’Arabie.
@Christian Labrune Les divisions entre sunnites et chiites existent en effet de tous temps, mais elles n’ont pas été de tous temps sources de guerre, ce qui est conjoncturel c’est le bras de fer pour le leadership régional entre iraniens et saoudiens. Si vous pensez que les jeunes générations musulmanes sont moins imprégnées de religion que leurs aînés, ce n’est pas ce qui apparait dans nos cités. La classe aisée cosmopolite est davantage occidentalisée ; pour le reste de la jeunesse, des réformes « sociétales » sont en effet demandées, mais ce n’est pas pour autant signe d’un renoncement à l’identité et au nationalisme. Le « printemps » que vous évoqué a été d’abord un soulèvement contre des autocrates corrompus, mais la mouvance islamiste a presque partout récupéré le mouvement. Au niveau géopolitique ces régimes autocratiques laïcs sont un moindre mal, du reste vous faite l’apologie de Sissi qui correspond à ce profil, comme Assad (n’oubliez pas que les minorités religieuses, chrétiens notamment, soutiennent le régime actuel pluraliste, plutôt que les exclusivistes sunnites). Aoun/Hariri s’efforcent de préserver l’unité de leur pays, malgré des communautés rivales et un nombre de réfugiés sans commune mesure avec ses capacités d’accueil, ce pays est comme un mouton entourés de chacals, il ont besoin du plus grand soutien. Vous crachez sans cesse contre les occidentaux qui tiennent pourtant à bout de bras le pays que vous soutenez, pour l’intérêt duquel peu vous importe que périsse le reste du monde.
@Christian Labrune La monarchie saoudienne est théocratique, elle cherche peut-être à faire « oublier » Jérusalem pour promouvoir l’exclusivité de la Mecque, comme le fit le prophète fondateur. Le conflit avec l’Iran est conjoncturel, qu’il y ait dans ce cadre des connivences de circonstance (real politik) est en effet probable, mais le « temps long » pour les dynastes saoudiens est celui de sa prééminence sur l’oumma -le peuple musulman-, une occidentalisation du régime signerait sa disparition. Vous pouvez mépriser le « bas peuple », mais c’est lui qui défait les régimes, Moubarak pourra vous le confirmer. N’oublions pas au passage que le renversement du pouvoir syrien a tourné court, tentative stérile (car il ne représentait pas de danger pour Israël ni le reste du monde) mais considérablement meurtrière, et qui a attisé le feu du terrorisme international (comme les assauts contre le régime irakien et le régime libyen).