Apôtre du dé à 10 faces, grand amateur de bonne chère et de musiques underground, souvent incompris de mes pairs, je cultive le décalage et la geekness comme d’autres leur potager.
"Wlad si par exemple notre jeune fille avait eut son poste par l’intermediaire de chinois parlant anglais cela serait grace au reseau d’anglophones".
Non. Il n’y a pas de "réseau d’anglophones", vue la quantité de personnes qui parlent anglais. En outre, tu dis "l’anglais ne lui aurait servi à rien pour se faire embaucher". Si, à entrer en contact avec la boîte et à passer ses entretiens.
Il n’est précisé nulle part que la demoiselle ait dû s’entretenir en espéranto avec quiconque pour obtenir son poste.
@Vendredi : ça faisait longtemps que tu n’avais pas invoqué la déficience mentale pour esquiver les arguments de tes opposants !
"Donc voici un exemple de plus de "cette langue inutile""
Alors ça, ça me fait bien rire.
La jeune fille concède que " Grâce au réseau espérantiste, elle a eu des propositions en Chine, l’une dans une firme d’État fabriquant des engrenages, l’autre dans une filiale étasunienne d’électronique.".
Ce n’est donc pas grâce à l’e-o, mais grâce à la communauté parlojiste. Se fût-il agi du réseau philatéliste mondial (avec un équivalent au pasporta servo) que la situation eût été rigoureusement la même.
D’ailleurs, la demoiselle a-t-elle adressé une petite prière à Saint Zamenhof et milité pour un monde plus juste avec des papillons qui forniqueraient dans les champs ? Non, elle déclare "j’ai appris le chinois !"
Halala, pauvre M&Ms, privé d’humour (attribuer toute citation introductive à Sacha Guitry est un principe de base de la Désencyclopédie, au passage) et de culture non-espérantophone* (je ne pense pas que l’adjectif "pitoyable" soit le plus adapté au xtextes de Lemmy)...
*Sachant qu’il n’y a pas de culture espérantophone, on mesure encore plus l’ampleur du problème !
T’as vu, ma choute, moi aussi je peux balancer des insultes l’air de rien !
"Enseigner l’anglais au monde peut être presque considéré comme une extension de la tâche qui s’imposait à l’Amérique lorsqu’il s’agissait d’imposer l’anglais comme langue nationale commune à sa propre population d’immigrants."
Vu que l’anglais n’est la langue officielle que de 30 états sur les 50, c’est un peu vaseux, comme argument.
"Il y a un élément de commercialité dissimulé dans chaque professeur, livre, revue, film, programme télévisé, de langue anglaise envoyés au delà des mers. Si alors nous sommes en train de tirer un avantage politique, commercial et culturel de l’usage mondial de l’anglais, que faisons-nous pour maintenir cette position ?"
Parce que bien sûr, nous-mêmes n’envoyons aucun "professeur, livre, revue, film" à l’étranger...
“English is a Profitable Export” ("The International Herald Tribune", 12 octobre 1978)
"Le cassoulet est un produit d’exportation rentable" (Sacha Guitry, 24 février 1966). Superbement étayé, très à-propos, etc., n’est-ce pas ? Les citations suivantes sont du même acabit.
Alors moi aussi je veux jouer :
"Capice ?" (Marlon Brando in Le Parrain, 1972)
"Je vous ai... compris !" (Charles de Gaulle, 4 juin 58).
"And one of us will bend the knee, We understand the law." (Lemmy Kilmister, qui à mon avis est un bien plus grand penseur que Piron, in March ör Die, 1992).
On peut donc en conclure que la compréhension entre les peuples n’est plus un problème.