Apôtre du dé à 10 faces, grand amateur de bonne chère et de musiques underground, souvent incompris de mes pairs, je cultive le décalage et la geekness comme d’autres leur potager.
"La différence entre le Tchèque, le Polonais, l’Italien, le Danois et l’Européen est la même qu’entre la langue tchèque, polonaise, italienne et danoise et l’espéranto. L’européanisme est l’esperanto : une langue artificielle, morte."
Soit, l’adjectif "morte" est de trop. Mais le reste de la comparaison est pertinente, l’ami Vaclav rappelant par là que comme l’e-o, l’Europe n’a pas vraiment de culture propre. Les dirigeants de l’Europe veulent nous faire nous sentir européens sans rapprocher nos cultures (Italie-Norvège, 3000 km aux extrêmes). L’Européanisme est une sorte d’étiquette sans saveur, tout comme l’e-o n’est que fonctionnel (par contre, ça, il l’est !).
"La seule vraie langue internationale (l’anglais étant une langue nationale), seule langue construite qui soit entrée dans le club des dix "grandes langues" (de grande diffusion), qui a récemment atteint les 100 000 articles dans Wikipedia"
en traduisant à la va-vite des fragments d’autres languo-pédias.
Au fait, qu’est-ce qu’ils ont fait de concret pour la paix mondiale, les parlojistes ? Aux dernières nouvelles on attend toujours qu’ils désamorcent le conflit israélo-palestinien...
Mais selon quels critères, Henri "Masson" (sic !) ?
La durée d’ingestion de la grammaire, par rapport à l’anglais, doit être substantiellement semblable (pas de diphtongues ni de subtilités comme le "isn’t it ?" à apprendre, mais des déclinaisons), quant au vocabulaire... La modularité de l’e-o, dont il a déjà été question, demande quand même une petite gymnastique pour comprendre ce que signifie un mot jamais entendu auparavant, ce qui est gênant quand il s’agit d’un mot qu’on connaît déjà mais que notre interlocuteur construit différemment (s’il dit "tissu pour le pied" alors que j’emploie le mot ’chaussette", on n’est pas sortis de l’auberge), ce qui n’est guère mieux qu’apprendre par coeur du vocabulaire en anglais.
"Mais wlad l’esperanto à aussi un but, aider les gens atteint d’aphasie linguistique à pourvoir communiquer"
J’avoue, je me suis un peu enflammé. Il est vrai que la structure mathématique de l’e-o va en ce sens. Cependant l’emploi de déclinaisons nécessite un effort d’apprentissage certain, que l’anglais n’a pas. Il y a du bon et du moins bon des deux côtés.
Mais je maintiens que si l’e-o vise à faciliter la communication verbale, on ne peut pas le comparer à la langue des signes, qui invente un nouveau mécanisme de comm.