Je soutiens l’article, voire le commentaire désabusé de Jeussey de Sourcesûre.
Je suis certain que Daniel roux se trompe. Ce n’est pas une majorité de français qui ont voté Micron, loin de là. A peine un petit tiers des électeurs potentiels. Dont une bonne moitié ont surtout voulu barrer la route au FN. Donc non, les Français en majorité ne voient pas Micron comme leur président. Beaucoup ont refusé de voter (ou comme moi refusent depuis longtemps de voter) Ceux-là ne trouvent pas que le programme de Micron est « moins pire » que celui des autres. Ils trouvent surtout que ce régime n’est pas une vraie démocratie, et qu’il est inutile de jouer une partie qu’on sait truquée. Une élection tous les cinq ans (où on ne propose que deux pourris à vos suffrages), c’est cela que vous appelez la démocratie ? C’est se foutre la gueule du peuple, et le peuple commence à s’en apercevoir....
Je pense que l’auteur a raison, au moins en partie.
Un des rares côtés positifs de cette élection (mascarade d’exercice de la démocratie) est que les rideaux de fumée se sont dissipés. La gauche et la droite ont montré qu’elles ne sont qu’un trompe l’oeil. Le FN a montré qu’il n’est pas réellement candidat à gouverner, mais un simple repoussoir entretenu par les puissants pour donner aux citoyens l’illusion d’un choix. Bref, Macron a été élu par et pour les banquiers et tous les affairistes, et les politiciens de tous bords se sont précipités pour lui faire allégeance. Les citoyens ont un président, mais 3/4 d’entre eux ne se reconnaissent pas en lui. Beaucoup n’ont pas voté ou ont voté blanc ou nul. D’autres ont voté Le Pen pour faire barrage à Macron. Parmi ceux qui ont voté pour lui, une majorité a surtout voulu faire barrage au FN, et ne le soutient pas.
Ce qui signifie que désormais Macron et les banksters sont nus devant les citoyens grugés. Les oppositions simulées ont disparu. Et désormais ces citoyens ont compris que la seule alternative à une soumission abjecte sera la révolte contre Macron et ses patrons, le blocage de ses initiatives, voire l’insurrection.