« Le capitalisme est aussi vieux que les premiers échanges commerciaux
Cela n’a rien de monstrueux c’est tout simplement normal de tirer un bénéfice de ce qu’on vend »
encore une fois vous vous trompez ; la notion de capitalisme n’a rien à voir avec la notion de bénéfice. Le capitaliste, c’est celui qui possède un capital qui l’investit dans une entreprise en vue de récupérer la valeur ajoutée pour faire fructifier son argent, ce qui implique :
- l’utilisation de salarié pour accaparer la valeur ajoutée qu’il produise
- pas nécessairement la présence dans l’entreprise du capitaliste, qui est simplement le possédant, est peut donc même ne rien faire si ce n’est que de toucher des dividendes.
la définition du Larousse dit :
« statut juridique d’une société humaine caractérisée par la propriété privée des moyens de production et leur mise en œuvre par des travailleurs qui n’en sont pas propriétaires. »
et donc :
- les communistes n’ont jamais dit qu’ils voulaient supprimer la propriété privée, mais la propriété privée des moyens de production
- la notion de dictature du prolétariat signifiait que les salariés devaient décider de l’utilisation des moyens de production, puisque la valuer ajoutée qu’ils produisaient n’avait pas de raison d’être accaparé par le capitaliste...
Le bénéfice peut très bien être partagé entre tout les acteurs qui ont participé à sa production, mais là effectivement, ce n’est plus très capitaliste...
« Le capitalisme a toujours existé et existera toujours tant que l’homme sera l’homme »
Rien ne peut se substituer à lui
C’est une manière naturelle de quantifier le travail et de faire des bénéfices.
=> faux : le capitalisme n’existe que depuis peu, puisque avant le servage (par les seigneurs) ou l’esclavage (sur les étrangers) était des moyens beaucoup plus efficace de « se servir sur la bête »
vous confondez sans doute avec l’économie de marché qui elle existe depuis qu’existe les échanges marchands
la notion de bénéfice est apparue avec le capitalisme qui a défini comme règle qu’il doit être accaparé par le détenteur de capital...et comme les salariés sont le prolongement des serfs, ils n’ont rien eu à dire et on dû accepté ces conditions
en dehors du servage, il y avait aussi le compagnonage, mais là encore, pas de salarié mais des compagnons tous égaux...et donc pas de spoiliation des bénéfices
Je ne pense pas qu’il n’y a plus de lutte des classes, je m’étonne de la volonté des représentants de ceux qui la mènent vraiment (les riches) de nier ce phénomène.
=>
« La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas. » Baudelaire Charles
« Et c’est plus facile il faut le reconnaitre de piquer dans la poche du voisin par la force que de trouver un truc à faire que les autres vous échangeraient contre ce que vous souhaitez obtenir. »
un truc à piquer...au hasard, la valeur ajoutée que pique le patron à ses employés ?
« Puisque le capital boursier mondial est en permanence disponible à la vente et à l’achat, pour que le prolétariat, les « démunis », puisse accéder à la possession des moyens de production, la solution la plus simple consisterait à produire un effort soutenu d’épargne et d’investissement à long terme afin d’acheter ce capital financier des entreprises, »
en gros, vous proposez que les salariés rachètent leur entreprise...avec quel argent ? sur leur salaire rogné par la crise ? si les salariés avaient les moyens de le faire, cela ferait longtemps qu’ils l’auraient déjà fait
le mieux serait qu’ils rachètent leur entreprise...avec l’argent de la valeur ajoutée qu’ont leur a volé.
Ainsi, si une entreprise fait 10% de benef, ces 10% devrait être partagé entre les salariés qui pourraient les utiliser pour acheter des parts de l’entreprise, jusqu’à ce l’entreprise finisse par être acquise complètement.