« une hérésie puisque le salarié sacrifie sa liberté pour être subordonné à un patron »>> N’importe quoi puisque le salarié choisit cette méthode de travail alors qu’il pourrait tout aussi bien être travailleur indépendant, fonctionnaire ou créer sa propre entreprise.
donc si je suis votre raisonnement, si on crée le statut d’esclave, avec garanti à vie d’avoir à manger et un toit dans les régions les plus pauvres du monde, le peuple va avec joie choisir ce mode de vie plutôt que d’être un chômeur....si c’est ce que vous appelez choisir...
« De plus, si votre salarié n’est pas content de sa situation, il peut toujours partir, contrairement à l’esclave. »
bien sûr, on est d’égal à égal : la multi-national qui contrôle le marché, contre le salarié tout seul. S’il part crever dans son coin, c’est un choix qu’il peut faire...
« de surcroît, de nombreux salariés travaillent dans des entreprises organisées horizontalement donc sans »subordination à un patron«
seul les artisan n’ont pas de subordination à un patron...parce qu’ils sont leur patron
»et beaucoup de salariés choisissent le salariat uniquement à court-terme pour économiser un peu d’argent avant de créer leur boite.«
plus le temps passe, plus la concurrence baisse les salaires, et plus les chances de devenir entrepreneur par les salariés diminuent...c’était d’ailleurs le but des grands patrons au début de la révolution industrielle : abrutir le salariat par trop de travail avec un salaire de survie pourqu’il ne puisse jamais s’en sortir
»Bref le salariat n’est qu’un statut parmi d’autres, qui plus est bien pratique pour bien des gens, et au final votre fronde contre le salariat est donc parfaitement infondée. Si vous ne voulez pas être salarié, personne ne vous y oblige, et si certains aiment bien l’être, qui êtes vous pour vouloir leur donner des leçons ? «
simple : le statut d’esclave a fini par disparaître parce qu’il paraissait intolérable à la majorité. Quand le statut de salarié, esclavagisé pour le travail fournissant la valeur ajouté volé par son patron, sera aussi intolérable, il disparaîtra. Ou plutôt, il évoluera dans le sens où le salarié aura enfin son mot à dire dans l’entreprise et participera aux décisions
»Quelqu’un qui met son nez dans les affaires des autres"
quelqu’un qui veut surtout mettre les libéraux face à leur contradiction, à savoir que l’idéologie libérale ne marche que si une armée de salariés fait l’essentiel du boulot et que les libéraux captent toute leur valeur ajoutée en échange d’une (hypothétique) sécurité de l’emploi
quand monsieur l’agent Durand, travaillant dans le quartier du Paradis à Trifouilly les oies, va croiser le petit Mohammed, il va commencer par le contrôler....puis au bout du 20ème jour où il le croisera, comme il le connaît, il finira par ne plus le contrôler...
Et en plus, si une nouvelle tête fait son apparition dans le quartier, il le remarquera tout de suite et pensera à le contrôler.
Et pour ceux qui pense que la police finirait par ne plus se méfier de Mohammed qui pourrait en profiter, qu’il sache ceci : ce n’est pas des contrôles policiers qui empêcheront quelqu’un de devenir un délinquant ou un criminel ; l’effet préventif est nul.
j’attends toujours les réactions des libéraux concernant le principe même du salariat, qui devrait être dans leur esprit, s’ils étaient honnêtes, une hérésie puisque le salarié sacrifie sa liberté pour être subordonné à un patron...un peu comme les esclaves aux service de leur maître.
L’idéologie libérale est une idéologie du XVIIIème siècle à l’époque où il n’y avait que des artisans (et donc indépendants) et des esclaves ou des serfs, qui n’avaient pas de droits (par droits divins) ; c’est encore plus rétrograde et dépassé que l’idéologie marxiste
simple : puisse qu’ils ne veulent plus de la démocratie si elle s’immice dans leur affaire d’argent, c’est qu’elle pose problème : il faut donc forcer la démocratie dans ce domaine, c’est à dire dans l’économie.
Mettez un système de pouvoir partagé selon les employés par entreprise en fonction de sa valeur économique et vous aurez résolu la plupart des problèmes :
plus d’évasion « caché » puisque le responsable serait repéré
plus de complicité avec chantage à l’emploi du comptable (« vous êtes viré si vous ne faite pas ce que je dit ») car le licenciement serait soumis aux votes des employés
plus de salaire mirobolant des patrons puisque les salaires seront aussi décidé conjointement...et donc plus besoin de mettre des impôts forts qui paraitront injuste puisque l’équilibrage se fera en amont