J’ai des chiffres quelque peu différents des votres...
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon03346 D’après cette étude de l’INSEE, il n’y a pas assez d’emplois que les français fainéants ne veulent pas occuper par rapport à la population immigrée hors UE puisque le taux de chomage de cette dernière est plus important que la moyenne nationale dans toutes les catégories d’âge. Les chiffres sont bien meilleurs pour les ressortissants de l’Union Européenne qui ont un taux de chomage inférieur à la moyenne nationale dans toutes les classes d’âge et qui n’ont pourtant plus, depuis la fermeture des mines, vocation a occupé les emplois refusés par les français.
L’autre problème concerne l’avenir que la France est en capacité d’offrir aux enfants de ces immigrés. http://www.immigration.gouv.fr/IMG/pdf/infosmigrations_23.pdf Cette étude illustre la difficulté qu’ont les enfants (population masculine) d’immigrés nés français (population qui ne semble pas beaucoup intéressée les immugrationnistes) pour accéder au marché de l’emploi. Si vous n’avez aucune solution a apporté pour solutionner ce problème et éviter que ces jeunes ne vivent dans la frustration permanente, le ressentiment et la haine du pays qui les a vu naitre, il n’est pas utile de nous servir votre propagande. On peut reporter le problème indéfiniment en allant chercher une main d’oeuvre docile et toujours plus pauvre pour permettre aux entreprises de nettoyage ou de restauration de faire fortune (malheureusement je ne suis pas actionnaire sodexo) mais n’oubliez pas que tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse.
Il est quand même difficile de rejeter la responsabilité de cet échec sur les exploiteurs de la région PACA.
Mélenchon s’est frabiqué le costume du candidat anti-système en s’opposant aux journalistes, ils ont joué cette partition docilement. Il pourrait les remercier pour l’avoir aidé à cultiver l’image du révolutionnaire.
« une évolution problématique pour la démocratie. » La possible majorité du PS n’est pas problématique pour la démocratie mais pour le Front de gauche que vous soutenez. Merci de distinguer les deux notions.
« Nous risquons donc de ne pas reconnaitre quand nous franchirons le pas en toute bonne conscience. » Pensez vous que le pas sera franchi si un parti qui a fait 18% aux présidentielles peu au maximum avoir 3 députés sur 577 soit 0,5% de l’assemblée ? L’absence de proportionnelle n’est-elle pas d’ailleurs une limite évidente de notre démocratie que ceux qui veulent donner le pouvoir au peuple devraient déplorer ?
« En fait nous retrouvons une France sans espérance et quelque peu versatile même pas capable de relayer l’espoir qu’avait éveillé le front de gauche ». Encore une fois, avec une possible majorité socialiste, il parait difficile de dire que l’opinion est versatile. On retrouve à peu près les mêmes résultats qu’aux présidentielles sauf pour EELV qui a toujours eu du mal aux présidentielles et qui profite de l’accord avec le PS. L’opinion n’est pas versatile, elle a simplement un autre avis que vous. Lui accordez-vous ce droit ?
« « sécuritarisme », « anti-immigrationisme », nationalisme » : l’immigrationisme était plutôt un thème de campagne du Front de gauche et d’EELV.
« sur les dangers fascisants que véhiculent les thématiques du FN. » Jospin a avoué, il y a plusieurs années déjà, que la menace fasciste était théatralisée par le PS à des fins politiques. N’avez-vous pas autre chose à proposer ?
« ils circulent et permettent donc une consommation .... »de produits Made in China. En même temps, je comprends que quand on est internationaliste cette distinction n’a que peu d’importance.
L’endoctrinement a été tellement efficace que quand un des principaux metteurs en scène de la pièce qui s’intitule « Le FN est fasciste », une fois le rideau levé, vient sur la scène pour nous expliquer qu’il s’agissait simplement d’une pièce de theatre, les spectateurs n’y croient pas et restent convaincus que le spectacle auquel ils ont assité était la réalité. Ils avaient tellement envie d’y croire à cette belle histoire avec des bons d’un côté et des méchants de l’autre.