En parlant de mémoire effacée et au risque d’être classé parmi les fascistes... Je fais parti des affreux rabat-joies réactionnaires qui sont hantés par la francisque et les amitiés collaborationnistes de Mitterrand et j’aimerais savoir comment les militans anti-fascistes arrivent à effacer cette période noire de la vie de Tonton de leur mémoire.
Considérez-vous que l’abolition de la peine de mort rachète ses péchés de jeunesse ?
Si vous avez réussi à pardonner à Mitterrand, vous devriez avec un peu de temps et de charité pardonner à Marine sa valse... Vous voyez qu’on peut changer d’idée sans changer de perruque.
J’en profite pour placer un lien pertinent pour ceux que la situation de l’Algérie aujourd’hui intéresse. Abderrahmane Hadj-Nacer a une analyse courageuse qui va bien au de-là du traditionnel : « c’est à cause de la colonisation que... » qui est sous jacent à l’article ci-dessus.
Il est certain que la posture de victime est toujours plus confortable mais elle ne permet pas de récolter grand chose d’autre que de la pitié et de la compassion. Si les élites converties de la dernière heure au FLN n’ont que cela à proposer à cette jeune population qui souffre du chomage et de la pauvreté,... on peut s’inquiéter de l’avenir de ce pays.
L’extreme gauche pense que l’arrivée d’immigrés va lui permettre de constituer une base populaire pour faire la révolution. Le travailleur bien qu’exploité a un niveau de confort matériel qui le dissuade de faire une révolution, il faut donc des plus pauvres et des plus désespérés pour mener ce combat comme si les militants du NPA avaient peur de se salir les mains. Mais les révolutions arabes ont bien montré que ces populations n’aspirent pas à prendre le contrôle des moyens de production.
Il faut admettre que cette stratégie imaginée par un facteur de Neuilly (ça ne s’invente pas) est un fiasco total. Plutôt que de semer la graine de la révolution dans la population, la politique migratoire pratiquée depuis 40 ans a attisé les tensions communautaires et préparé le terrain pour des émeutes ethniques et autres joyeusetés.
Pendant que l’extreme gauche kidnappe des chefs d’entreprise, le NPA présente des candidates voilées aux élections et ils viennent nous parler de lutte des classes et de révolution.
Marx, le naif, pensait que les entreprises qui exploitent les travailleurs appartenaient aux capitalistes mais selon vous en réalité elles appartiendraient au FN et à ses électeurs. Le Gard et le Nord comme fiefs de la bourgeoisie capitaliste en France...
Pour la xième fois, pouvez-vous nous expliquer pourquoi Parisot et NKM écrivent des livres pour dénoncer le risque que représente Marine Le Pen ? Pensez-vous qu’elles nous défendent contre l’oligarchie qu’incarne le FN ?
Concernant l’immigration la plus faible d’Europe, quand je vais dans les autres villes européennes (Barcelone, Rome,...) je vois moins d’immigrés que dans le centre de Paris. Pouvez-vous m’expliquer ce paradoxe : soit les immigrés dans les autres villes sont encore plus « parqués » loin des grandes agglomérations qu’en France, soit ils sont moins nombreux qu’en France.
On peut appliquer le même raisonnement à la gauche qui voit une religion de paix et d’amour dans l’Islam et l’obscurantisme et le conservatisme dans le Catholiscisme.
Les hommes des lumières ont combattu la religion non pas parce qu’elle était catholique et qu’ils préféraient l’islam mais parce qu’elle était un instrument de domination. Aujourd’hui, les églises sont vides, il n’y a plus de curé et on voit des publicités 4 par 3 pour vendre des produits halal (le retour des indulgences ?). Voilà un sacré retour en arrière pour ceux qui voyaient dans la fin de l’omnipotence de l’église catholique, le début de l’émancipation de l’homme.
Rousseau disait : « Tel philosophe aime les tartares pour être dispensé d’aimer ses voisins ». On ne saurait mieux décrire la position de la gauche (et de l’extreme gauche) vis à vis de l’immigration. Il est intéressant de voir le renversement dialectique qui a transformé la lutte contre la xénophobie en une xénophilie béate et une farouche haine de soi. C’est étonnant pour quelqu’un qui n’est pas catholique de vouloir désespérément racheter les péchés de ces ancêtres par la venue massive d’immigrés.