Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]
« Il ne dit pas ouvertement dans ce passage que c’est la faute des Américains si les Soviétiques n’ont jamais réussi à établir le paradis communiste dont ils parlaient, mais je suis sûr qu’il le pense très fort. »
On peut tout faire dire à un auteur quand on projette sur lui sa propre grille de lecture.Restez plus prudent...Discerner une « forte pensée » dans un texte relève de la voyance...
« La politique étrangère américaine a toujours oscillé entre ces deux conceptions »
Bien sûr et le processus d’oscillation n’est pas terminé..L’auteur le sait, mais ce n’était pas directement son sujet. Son but est de mettre en évidence les motivations de ce balancement entre repli et engagement dans une période donnée. Et là, il me semble qu’il y a un éclairage inédit...qu’il n’invente pas d’ailleurs, mais qu’il fait ressortir de multiples travaux américains. Parcourez sa bibliographie..
Je ne vois pas en quoi l’analyse de Pauwels est méprisante.Un historien se garde comme de la peste de tout jugement de valeur. LISEZ tout le livre. C’est comme si on
disait que remettre en question les objectifs de l’aventure napoléonienne était méprisant pour la France. Cela n’a aucun sens.
Les pauvres GI’s qui sont morts en Normandie ou dans les Vosges étaient embarqués dans une aventure qui les dépassait..
« Mais l’auteur ne fait preuve d’aucune mesure dans sa charge anti-US. S’il avait pu suggérer que ce sont les Etats-Unis qui ont inspiré aux Allemands l’idée de massacrer les Juifs, il ne s’en serait visiblement pas privé » :
Là, vous extrapolez, l’auteur ne parle que de convergences antisémites objectives entre certains courants (Lindberg , Ford et « America First »), et dans les premières années du conflit.
Il est vrai que le rôle de Staline me semble à moi aussi avoir été plutôt édulcoré.Je vais relire les passages concernés.
J’aimerais avoir l’avis d’historiens confirmés et spécialistes de cette époque d’immédiat après-guerre, dont la lecture n’est pas facile.