Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]
« L’auteur motive les oscillation de la politique étrangère des Etats Unis par ses SEULS intérêts économiques. »
Avez-vous LU le livre ?
Je n’y ai pas rencontré une telle proposition, et d’ailleurs cela n’aurait pas de sens..Oui, il s’intéressse SURTOUT à cet aspect-là des choses, ce qui avait été complètement négligé, c’est autre chose..
Exact, en tout cas Pauwels voit les choses comme cela,notamment au ch.5 (p.80...)« Ce qui dérangeait les USA,dit-il, ce n’était pas le fait que les Japonais considéraient et traitaient leurs voisins chinois et coréens comme des sous-hommes,mais qu’ils érigeaient dans cette partie du monde leur propre »économie fermée", ne laissant aucune porte ouverte à la concurrence américaine.
Il y a sur ces bombardements épouvantables, dont on peut au moins dire qu’il n’ont pas eu l’effet officiellement escompté (susciter la révolte des masses allemandes contre le régime et accélérer sa fin), un livre assez récent d’un historien allemand qui analyse tout cela, je l’ai lu il y a un an, mais le titre m’échappe...je vais faire des recherches.
Pour ce qui est du terrible bombardement de Dresde, dont le but déclaré était de faire le plus de morts possibles par de nouvelles bombes incendiaires,Pauwels l’interpréte comme un avertissement aux Soviétiques, dont les troupes avançaient un peu trop vite aux yeux de Washington.
Ce livre me hante depuis presque un an, et je n’ai pas résisté au désir de faire partager ma lecture, malgré mes scupules, vu le risque de malentendus et de dérapages possibles, parce qu’il brise de nombreux tabous.Pour moi, ce fut comme un coup de poing à l’estomac, car ,né en 1940, j’ai idéalisé à outrance cet épisode de l’histoire...jusqu’ au moment de la guerre du Vietman où je me suis réveillé de ma naïveté.
Il ne faut pas perdre de vue ce que l’auteur veut d’abord souligner : la « nécessité » économique de cette guerre pour les grands goupes industriels , aux USA comme en Allemagne (Ford,IBM...),malgré les volte-face, toujours calculés,d’un pragmatisme parfois assez cynique ,ainsi que le besoin de trouver de nouveaux « ennemis ». Une logique dans laquelle nous sommes toujours ,hélas !
Eisenhower avait vu la menace de cette logique militato-industrielle, qui allait conditionner les grands choix de la politique étrangère de « l’empire américain »(comme disait Claude Julien)
On peut toujours lire avec profit le petit livre de N.CHOMSKY :« De la guerre comme politique étrangère des USA »(ed.Agone)