Le statut d’AE est une excellente chose. Il faut le prendre pour ce qu’il est effectivement : un tremplin pour tester une nouvelle activité et se constituer une clientèle, ou une activité de complément. Il permet d’avoir un Siret, de faire des factures et d’être clair avec les impôts. On se plante, on arrête. On intéresse des clients, on continue. On peut même changer de statut si les revenus augmentent bien et devenir une « vraie » entreprise". Bien sûr, des dérives sont déjà là. Il n’y a qu’à aller sur le site de Pôle Emploi et voir les pseudo-offres (qui ne sont en fait que des demandes de prestations). Mais c’est aux gens à choisir et ne pas confondre les deux statuts. Salarié, on a une certaine sécurité de l’emploi, des congés payés et des horaires fixés par la loi (théoriquement) mais on subit le fameux lien de subordination. Entrepreneur, on doit se bouger, on est dans une relative précarité, mais on travaille quand on veut, comme on veut, où on veut, sans recevoir d’ordre de quiconque. A chacun de voir !
Pour les cotisations : tout le monde cotise un même pourcentage de tous ses revenus, selon le même calcul. Pour les pensions : 1) une partie venant de la collectivité. Tout le monde a pareil, exactement. Privés, fonctionnaires, sénateurs, députés-maires, cheminots etc. Un même montant permettant de vivre décemment sans avoir besoin d’aller faire des ménages ou vendre du bric à brac d’occasion sur les marchés - mais pas plus haut que, par exemple, 1500 euros mensuels. Pas de cumul non plus. 2) une partie venant de sa propre épargne, en option. Cette partie est au choix. On y met ce qu’on veut, quand on peut, en toute connaissance de cause. On peut imaginer la création d’un fond de retraite spécial garanti par l’état. A mon avis, trop compter sur la collectivité pour tout devient de plus en plus aléatoire et périlleux. Mieux vaut réapprendre à gérer sa vie soi-même.