La bonne question est : Comment percevons-nous le travail ?
je dirais plutôt : c’est quoi le « travail » ? Est-ce que être payé pour une tâche est suffisant pour définir un travail ? Mais dans ce cas, une tâche utile accomplie bénévolement n’est pas du travail, et une tâche inutile mais payée est du travail ?
Du coup, j’en suis arrivé à une définition du « travail » par la négative : une tâche qui, si elle n’est PAS accomplie, va manquer est du travail, tandis qu’une tâche qui ne manquera pas n’est pas du travail, même si payé. Avec cette définition, par exemple, faire de la publicité n’est pas du travail.
@CHALOT : je comprends et c’est bien là le problème. Parfois, il est plus « rentable » de continuer d’être assisté, même à pas-cher, que de se sortir les doigts du cul et d’accepter un vrai boulot.
Je répète : le RSA (et le RMI avant) n’a pas vocation à être un revenu à vie, c’est seulement une solution temporaire de secours.
je ne comprends pas l’objectif de l’article : le but du RSA n’est pas de « faire vivre » quelqu’un, mais d’éviter l’extrême pauvreté voire la clochardisation. L’idée est un parachute de secours temporaire en cas de coups — très — durs, en attendant de sortir du trou.
A l’inverse, toute personne souhaitant vivre du RSA dans la durée est effectivement un assisté. Mais ils ne sont pas tous « pauvres » : il y a des jeunes qui roulent avec des voitures que je ne pourrais pas me payer, et je me demande comment ils font pour économiser avec le RSA ...