@ l’auteur : vous êtes mal informé : l’argent que vous déposez à la banque ne vous appartient plus, il appartient à la banque. C’est parfaitement légal et moral de vous en dépouiller : vous n’avez qu’à pas nourrir la bête immonde.
Il y a une solution à ça : une jury de citoyens tirés au sort pour contrôler les élus. Avec application immédiate et sans appel de leur sentence. Si un élu est déchu de son mandant et rendu inéligible, il est remplacé.
Et oui, ce serait l’anarchie, mais organisée. De an-archos, absence de chef : personne au dessus des lois.
J’ai un GROS problème de vocabulaire là : l’élite, c’est l’ensemble des meilleurs. L’élite de l’athlétisme Français est par exemple assez facilement identifiable. Cela sous-entend une métrique capable de mesurer et de comparer les performances des humains, dire qu’un tel est meilleur qu’un autre, et dire que les 100 meilleurs forment l’élite. En sport ou dans un domaine dans lequel on a une telle métrique (*) la notion d’élite a un sens précis.
Appliqué à la société dans sa globalité, ça ne veut rien dire. Ca veut encore moins dire dans le cas de cette émission car on a clairement affaire à des bouffons sans envergure.
Par contre, l’autoflagellation de citoyens ordinaires qui acceptent ce langage « élitiste » me choque. En effet, rien que le fait d’utiliser ce vocabulaire et désigner certains comme l’élite sépare les humains en deux groupes, l’un supérieur à l’autre, les uns maîtres logiques des autres. « J’ai raison et tu fermes ta gueule car je suis l’élite (sous-entendu : et tu n’est qu’un sous-homme) » . Ce terme « élite » est un synonyme d’aristocrate (qui veut aussi dire « le meilleur » en Grec) et aussi du « Übermensch » (qui veut dire « homme supérieur » en Nazilangue).
(*) une métrique est une fonction scalaire et transitive sur un ensemble qui ordonne les éléments de cet ensemble, de telle façon que si la métrique est nulle entre 2 éléments ces 2 éléments sont confondus. Par exemple, le temps de course d’athlètes est une métrique, car si 2 coureurs arrivent avec le même temps, on n’est pas capable de les départager et ils reçoivent tous les 2 la même médaille : du point de vue de la course ils sont confondus. Une telle métrique n’existe pas dans la société, on ne peut pas classe les hommes sur une échelle de valeurs : comment pourrait-on comparer un médecin et un musicien, un ingénieur et un cuisinier... La seule métrique qui existe est celui de l’argent, mais ceux qui sont le plus haut dans cette métrique ne sont pas l’élite mais les riches.
Ou alors, implicitement, vous affirmez ici que les riches sont supérieurs aux pauvres. Donc siouplé, arrêtez d’utiliser ce terme d’élite, et chaque fois que quelqu’un l’utilise rabattez lui le claquet.
1) le traité de Lisbone est vraiment un déni de démocratie : vous dites qu’il (la traité de Lisbonne) est différent du TCE rejeté, mais certains ne sont pas de votre opinion. Si le peuple a refusé le TCE, il est le seul souverain pour décider si le traité renégocié est acceptable ou pas, ce n’est pas à vous d’en décider. Dire que la nouveau traité est différent donc on peut outrepasser la décision populaire ouvre la voie à toutes les dictatures.
2) la Hongrie reçoit le plus grand nombre de demandes d’asile de tous les pays Européens (par habitant), alors vous pouvez toujours les accuser de xénophopie à votre guise, vous avez la tâche facile calé dans votre fauteuil bien au chaud, c’est eux qui sont en première ligne.
3) Il est vrai que le nombre de relocalisations de force est faible, mais c’est la technique du pied dans la porte (ou de la grenouille qui se fait bouillir doucement) : si la première dose infinitésimale passe, on l’augmente petit à petit.
4) tous les vrais réfugiés potentiels arrivant en Hongrie sont forcément passés par la Grèce, qui ne les enregistre pas, et donc c’est à l’ Hongrie d’essuyer les plâtres d’un autre pays de l’espace de Schengen. Et au lieu d’en remonter à la Grèce - et bientôt à l’Italie - pour protéger les frontières extérieures, on tape sur la Hongrie.
5) et au fait, savez-vous pourquoi l’Union Européenne tape sur la Hongrie ? Ils ont inscrits dans la nouvelle constitution que la monnaie nationale est le forint et ont repris le contrôle de la banque centrale, et de ce fait se sont soustraits de l’impérialisme de Goldman-Sachs. C’est tout. La Hongrie est un des rares pays à contrôler sa banque centrale et sa monnaie, et grâce à cela a pu introduire une taxe sur les transactions financières. Oui Môssieu ! Mais ça, les gôchistes de tout poil ne le disent pas (ne le savent probablement même pas)
@Jeussey de Sourcesûre : don’t feed the troll. Vous savez pertinemment que Massada n’est pas là pour le débat. (ni la Rainette ni Sarah, qui vont bientôt rappliquer)