Quel plaisir ! Un type de gauche, effectivement un peu rigolo, un peu ouvert, courtois, aussi modéré qu’on peut l’être à gauche etc.. A mon avis vous êtes sur une pente dangereuse.....Vous faites parti des gens de gauche avec lesquels on peut dialoguer et en général, ils finissent en socio traitres rejetés par leur propre camp.
Je me permet de vous conseiller, si vous ne l’avez déjà lu, le dernier bouquin de MIchèle Tribalat, les yeux grands fermés. Vous verrez que beaucoup d’info que vous invoquez, sont à tous le moins discutables.
Quelles que soient les maladresses d’expression du FN et ou de l’UMP, le résultat des courses est quand même qu’ils défendent la tradition républicaine, étatique et sociale française face à une gauche campée sur des positions élitistes ultralibérales mondialisées....
Républicaine et démocratique : on ne voit pas au nom de quel principe supérieur maitrisé par une élite éclairée, les questions d’immigration devraient échapper aux décision des électeurs. Si personnellement je ne vois pas bien l’intérêt d’interdire les burqua, il n’est pas de « principe du bien » qui devrait interdire au citoyen d’interdire, o alors on ne croit plus à la démocratie et c’est un peu embêtant, notamment pour un homme de gauche...
Étatique, c’est quand même un étrange paradoxe, de trouver les droites en train de défendre le droit de l’État à gérer une politique de l’immigration en fonction de l’intérêt général et d’un projet politique national commun démocratiquement déterminé, contre une gauche défendant en gros le droit de laisser faire laisser passer.
Social : le résultat des études menées dans beaucoup de pays ou cela est autorisé, contrairement à la France, est que si, sur le plan économique l’immigration modèle français a en général un impact final assez faible, elle constitue quand même un facteur de pression à la baisse pour les nationaux les moins favorisés, notamment sur le plan salarial, et un facteur d’augmentation des inégalités de revenu....Mais également sur le plan des prestations sociales. Choisir comme nous l’immigration familiales et peu qualifiée, donc travaillant moins que la moyenne et dans des emplois peu qualifiés, revient à demander aux bénéficiaires nationaux de transferts sociaux de partager. Comme la gauche représente les fonctionnaires qui bénéficient de la préférence nationale, sa défense de l’immigration revient à demander aux pauvres de partager leurs emplois, leurs salaires et leurs prestations sociales au nom des beauté de la diversité et de l’accueil de l’autre.
Le cas dont vous parlez est symbolique. Le type qui cache son argent en suisse échappe aux impôts sur le patrimoine et le revenu qui servent à payer fonctionnement et investissement de l’état. Au jour d’aujourd’hui, essentiellement du salaire de fonctionnaire, dont les services servent à tous le monde. Mais le type qui à 15 enfants avec 5 femmes ponctionne directement sur les budgets sociaux qui en principe sont destinés prioritairement aux plus défavorisés.
Défendant un parti de fonctionnaire, je comprend aisément que le premier vous choque plus que le second. Vous admettrez que les plus défavorisés des français aient une approche un peu différente. Peut être même comprendrez vous pourquoi, « les pauvres votent désormais à droite »....