Bravo Rétif, vous avez mis exaxtement le doigt sur le DROIT. Voilà donc un prof qui risque d’être sanctionné pour un acte qu’il avait non seulement le droit mais le devoir de réprimer.
@ Paul Villach,
Je vous redonne la rédaction de l’article 122-4 du Code pénal "N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte prescrit par des dispositions législatives ou règlementaires.
N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte commandé par l’autorité légitime, sauf si cet acte est manifestement illégal."
Article 327 (code pénal ancien) : "Il n’y a ni crime ni délit, lorsque l’homicide les blessures et les coups étaient ordonnés par la loi et commandés par l’autorité légitime."
La jurisprucence assimile à l’ordre de la loi l’autorité de la coutume. Les corrections légères aux enfants administrées par les parents ou les enseignants ou éducateurs bien que pouvant être des violences ne sont pas constitutives du délit de violences. Dans l’état actuel de ce que nous connaissons de l’affaire, le prof avait le devoir de faire régner l’ordre et la discipline dans sa classe. C’est là-dessus et uniquement sur ce point qu’il doit se battre. Le fait d’administrer un gifle sans conséquences pour la santé de l’élève n’est pas "manifestement illégal" (aucune loi n’interdit les châtiments corporels en France.) Point/barre !
J’ai eu deux enfants qui ont été prof de TZR dans l’académie de Créteil il n’y a pas très longtemps. Ils n’y sont restés, respectivement, que 1 et 2 ans. En effet, la position de TZR permet de "grapiller" des points et d’être muté plus facilement. Mais, bon, ils sont agrégés, ce qui peut expliquer bien des choses... Pour un certifié, je ne peux pas répondre.
"Ici on condamne (la majorité des commentaires) la toute puissance de l’enfant-roi, la toute puissance des parents.. en regrettant le temps de la toute puissance de l’instituteur (qui permettait de couvrir bien évidemment des abus comme... lé pédophilie)."
Décidément, vous ne pouvez pas faire dans la nuance. Il est bien évident que le fait de donner une gifle n’est jamais un acte glorieux pour un enseignant.
Vous semblez cependant oublier que les parents ont des obligations légales (l’autorité parentale fait partie de leurs attributions, consultez le Code civil.) Mais il est de plus en plus courant que les parents démissionnent totalement. Après tout, n’y a-t-il pas l’Education Nationale. Ben, oui ! l’Education a été nationalisée. C’est devenu un service public comme un autre, et on est en droit d’en attendre des résultats car on paie pour entretenir ces fainéants !
Alors, soit : ou bien on fait de l’Education dans les établissements scolaires et on abandonne toute velléité d’instruction (entre parenthèses, c’est exactement la tournure que prennent les choses car on n’enseigne plus grand chose dans nos écoles) ou bien on charge l’Education Nationale de transmettre des connaissances et, dans cette hypothèse, il est parfaitement normal qu’on exige des parents qu’ils se chargent d’une partie de l’Education.
Mon avis est qu’il est illusoire d’exiger des enseignants qu’ils puissent se charger à la fois de l’éducation et de l’instruction. Voilà pourquoi bon nombre d’enseignants ne sont plus capables de faire face. Mais je suppose que ceci doit être au-dessus de vos capacités d’analyse : les enseignants pédophiles, c’est plus intéressant. Pour vous.