« »« Ce sont plutôt les athés et les agnostiques qui sont ultra minoritaires et qui risquent d’être marginalisés »« »
Il ne faut pas manquer d’aplomb pour oser affirmer ce que seul son subconscient peut dicter : vous vous faites des films, mon cher :
En France, le mouvement athée s’étend à près de 30% de la population. Combien existe-il de catholiques pratiquants ? Peu. Donc, le mouvement athée est certainement le premier mouvement « philosophique » en France et en tout cas, loin d’être « marginal ».
Aux Etats-Unis, 6 à 10% de la population revendique son athéisme. Le mouvement est beaucoup plus « dur » qu’en France car il en va de leurs droits civils et civiques (dans plusieurs états, un athée ne peut pas devenir fonctionnaire, ce qui est grave pour la démocratie.)
« »« Cela a-t-il empêché le culte de la personnalité ? Cela a-t-il empêché les soviétiques de se révéler comme des monstres ? Ne peut-on pas faire le même constat en observant ce que l’on peut voir ou deviner de la Chine communiste ou encore la Corée du Nord pourtant officiellement athées ? »« »
Argument massue pour faibles de l’entendement voulant fustiger les athées. Eh bien, non, le communisme n’est pas et n’a jamais été athée. Vous le dites vous-même : il y a « culte de la personnalité », ce qui revient tout simplement à faire du communisme une idéologie « irrationnelle », surnaturelle. Nous restons dans le domaine du DOGME (religieu ou politique) et il n’est pas surprenant que le communisme ait fait autant de victime. En toute bonne foi.
« »« Passons, pensez-vous que la fonction publique était si déplorable que ça avant 82 ? »« »
Ah, 1982 ! La date fatidique, le début de l’apocalypse, de la chute de l’Empire ! Ce ne serait pas plutôt 1981 d’ailleurs ?
Sinon, pourquoi la fonction publique aurait été plus déplorable avant l’instant T qu’après ? C’était la même, faut pas se leurrer ! Mais elle avait bien du mal à suivre l’inflation à deux chiffres de Giscard et Barre, l’emprunt d’état obligatoire... Eh oui, pour le pouvoir d’achat, ça a été le début de la fin.
« »« Non l’université est un centre de recherche avant tout. »« »
En total désaccord : l’université est d’abord un lieu d’enseignement. Cela semble vous échapper, mais c’est la réalité : oseriez-vous demander à un étudiant en lettres, qui a choisi d’apprendre le russe, de faire de la « recherche » dans cette discipline ? Vous voyez très bien que votre conception de l’université (établissement de recherche), ne peut s’appliquer qu’à des UFR à vocation technologiques mais pas aux « sciences humaines ». Votre conception n’est donc pas universelle, mais à la limite, sectaire. Arrêtez de penser que les « techniciens » sont « plus intelligents » et « plus utiles » à l’économie que les autres.
De même, on ne fait pas de « recherche » dans les facs de médecine : on forme des médecins. L’INSERM, c’est autre chose.
La « société » donne le bac à tout le monde. Pas besoin d’aller chercher des responsabilités plus loin. Et je pense que vous serez le premier à hurler si un jour vos enfants ne peuvent pas passer cet examen.