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Taverne

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Simple citoyen, je ne n'adhère à aucun parti. 
Je suis juriste et, par passion : poète, philosophe et auteur de textes de chansons.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 26/08/2010
  • Modérateur depuis le 28/10/2010
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Derniers commentaires



  • Taverne Taverne 26 juillet 2019 13:50

    « Un livre original et percutant est récemment venu compléter la bibliographie déjà existante sur le sujet... »

    Et bien, je recommanderai d’aller chercher plutôt dans ladite bibliographie les ouvrages écrits par des gens plus humains, des personnes plus authentiques que ce fanfaron vulgaire (asshole consulting au doigt d’honneur) et sans profondeur. Tout ce qui racole et provoque est rarement le meilleur.



  • Taverne Taverne 23 juillet 2019 19:20

    Autre forme de révolte pour Camus : la révolte de l’homme contre lui-même, l’homme dit « non » à lui-même  : « un homme, ça s’empêche ». Il s’agit d’une phrase du père de Camus prononcée pendant la guerre du Rif dont l’épisode est raconté dans Le Premier homme :

    "A l’aube, quand ils étaient remontés au camp, Cormery avait dit que les autres n’étaient pas des hommes. Levesque, qui réfléchissait, avait répondu que, pour eux, c’était ainsi que devaient agir les hommes, qu’on était chez eux, et qu’ils usaient de tous les moyens. Cormery avait pris son air buté . « Peut-être. Mais ils ont tort. Un homme ne fait pas ça . » Levesque avait dit que pour eux, dans certaines circonstances, un homme doit tout se permettre et tout détruire. Mais Cormery avait crié comme pris de folie furieuse : “Non, un homme ça s’empêche. Voilà ce que c’est un homme, ou sinon…”. Et puis il s’était calmé. “Moi, avait-il dit, d’une voix sourde, je suis pauvre, je sors de l’orphelinat, on me met cet habit, on me traîne à la guerre, mais je m’empêche.” (Camus, Le Premier homme, page 66)



  • Taverne Taverne 23 juillet 2019 16:06

    @Robin Guilloux

    Le système de Descartes a montré effectivement ses limites. Dieu est ce que j’appelle dans mon système « l’expérience du mystère » que je n’ai pas encore fait entrer dans ma classification tripartite, mais très probablement je la rangerai dans la première dimension, celle de l’être.

    La thèse de Camus est dans la deuxième dimension, celle de la relation (j’y ai ajouté le lien et le rapport) : relation à soi (miroir), aux autres, au monde. J’ai préféré parler d’expérience de l’opposition« que de »révolte", partant de l’idée qu’il y a des degrés et des nuances dans l’opposition et qu’elle inclut ainsi la révolte. 

    J’opère une distinction entre la raison éclaircie (celle de Descartes avec son doute radical, par exemple, qui fait place nette, ou encore le rasoir d’Ockham) et la raison éclairée (celle des Lumières, par exemple). Les intellectuels comme Camus sont, il me semble, dans la seconde sphère.



  • Taverne Taverne 23 juillet 2019 15:21

    Bel hommage.

    « Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
    Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
    Ohé ! partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme !
    Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes
    . ».

    Vient ensuite le choeur des bouches fermées qui font « mmm mmm... ». Comme le Mozart qui suit du Mozart est encore du Mozart, les « mmm mmm » qui suivent les mots de Joseph Kessel (et de son célèbre neveu) sont encore très forts et ils me donnent à chaque fois la chair de poule.



  • Taverne Taverne 23 juillet 2019 15:03

    Bonjour Robin Guilloux,

    Je n’ai pas lu cette oeuvre de Camus mais je vois que nous disons la même chose par des voies à peine différente. Pour Camus, la révolte naît de l’expérience de la justice et de l’expérience de l’absurde. 

    Dans mon article « au-delà du cogito » je défends la même thèse, à savoir que l’injustice et l’absurde font partie des prises de conscience essentielles qui permettent de dire « nous sommes » : le « je » dans sa dimension « exister » se définit par réflexion au système de valeurs humaines. Je réfléchis (et je me reflète) donc j’existe. Bref, le dernier paragraphe est en conformité avec la proposition que je fais de l’être qui se prouve en trois temps :

    1 — cogito (dimension de l’être),

    2 — expérience de l’existence par réflexion (conscience du « nous sommes » et du « je suis dans le ’nous sommes’ ») : ce que dit mieux que moi Camus.

    3 — Je ressens donc je vis (plus globalement : « ça ressent donc ça vit »)

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