Chômage = baisse
globale du pouvoir d’achat des salariés, donc diminution des
ventes et risques de surproduction, donc réduction de la marge
globale, donc plus faible rentabilité et, dans certains cas,
cessation de l’activité.
C’est vrai sur le
long terme, quand les salariés ont épuisé leur épargne et
limitent leurs crédits.
Mais sur le court
terme, la baisse des salaires augmente la marge des employeurs, même
si c’est scier la branche sur laquelle ils sont assis : la recherche
du profit maximale rend fou, irrationnel.
Profiter de ce
qu’une culture arrive à maturité sur le marché simultanément chez
tous les producteurs afin de faire baisser les cours en alléguant un
excédent, est le B-A BA de tout acheteur de récolte.
Et ce n’est pas par
maladresse ou sottise que cette situation perdure !
En fait, ce que vous
proposez c’est un courtage anticipé qui ne peut être que d’État et qui
consisterait pour lui à verser des mensualités à l’avance aux
agriculteurs, calculées de telle manière qu’au moment de la vente
de la récolte, l’état puisse récupérer son argent.
S’il ne le peut pas,
en cas de récolte exceptionnelle, il perdrait de l’argent public au
détriment des autres citoyens que les producteurs. Ce qui briserait
l’égalité citoyenne ..
Le capital privé
refuserait ce genre d’opération sans demander un solide intérêt
pour couvrir le risque que la vente de la récolte ne compense pas ce
qui serait un prêt mensualisé. Et l’opération serait sans doute peu
intéressante pour les producteurs.
À moins de trouver
une société capable de créer une pénurie artificielle du produit
en n’en revendant pas suffisamment, pour tout aussi artificiellement
faire monter les cours.
Pour cela, il
faudrait qu’elle ait le monopole de la revente. Et encore faudrait-il
que le produit agricole se conserve.
La guerre que la
capital mène en toute immoralité contre les personnes qui veulent
semer les graines d’une précédente récolte est une illustration de
plus du phénomène essentiel du capitalisme contemporain.
Qui est qu’il y a
plus de liquidité monétaire que de besoins pour l’investissement de
biens et services réellement consommés. C’est complètement dément
! Là où il faudrait 1 on a peut-être 100 ou 1000 ! Imaginons un
automobiliste dont le carter nécessite 4 litres d’huile et qui
voudrait en faire entrer 400 dans son moteur ...
Les milliardaires et
millionnaires, dont le nombre est en constante augmentation, veulent
que cet argent s’augmente tout seul par l’exploitation du travail
d’autrui. Mais comme il n’y a pas assez de travail pour gonfler tant
de capital, il s’agit de pourchasser la moindre activité qui échappe
encore à cette exploitation. Par parenthèses, le développement du
bénévolat et l’échange de services sont une calamité pour le
capital.
Cet argent a permis
préalablement d’acheter des politiques (mais pas tous !) qui
privatisent à tour de bras et font des lois scélérates contre les
travailleurs (loi El Khomri en France) mais aussi des lois aussi
scandaleusement intrusives, privatrices de liberté comme celles qui
interdisent de disposer de ses propres graines et de les donner ou
échanger avec qui bon vous semble !
Dame ! c’est qu’il
s’agit que les gros semenciers et les fabricants d’OGM, tel Monsanto,
puissent rémunérer le grand capital, faute de quoi la concurrence
entre les capitalistes pour les placements sûrs deviendrait trop
féroce entre eux.
N’a-t-on pas
également interdit le purin d’orties, pour obliger les jardiniers à
acheter des produits chimiques comme Bayer ?
La dette dite
« souveraine » artificiellement développée pour que
l’ensemble des citoyens paient des intérêts aux capitalisme montre
ses limites. On le voit en Grèce.
La situation est
tellement ubuesque qu’elle n’aura qu’un temps, forcément.
Le procès contre Dilma Roussef pourrait tourner à la confusion des accusateurs comme celui de Blum par les Vichystes à Riom en 1940. Car lors d’un procès, il faut exhiber des pièces faisant preuves et pas se contenter de clameurs sur des merdias capitalistes de mauvaise foi.
Si des banques importantes, en Allemagne, en Italie ou en France, font faillite, « l’hiver financier » qui se propagera aux USA réduira heureusement les projets d’agression de la Clinton, la Sorcière, si par malheur elle était élue, et ce pour le bien du reste du monde.