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Alren

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  • Premier article le 27/02/2015
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Derniers commentaires



  • Alren Alren 23 juillet 2016 12:54

    Dès trois ans, dès qu’il sait interpréter les situations, l’enfant possède un sens moral facile à mettre en évidence dans des tests. Ce n’est pas étonnant car certains animaux ont aussi ce sens moral qui doit être essentiel à la survie du groupe.

    Quand il fait quelque chose qu’il sait être mal, il trouve normal au fond de lui-même d’être sanctionné. C’est pourquoi il cherchera très vite à cacher son méfait.

    Quand il fait quelque chose qu’il sait être bien, il attend une récompense, à tout le moins une approbation. L’adulte doit systématiquement répondre à cette attente de sanction ou d’approbation car il est une balise morale sur laquelle l’enfant se repère.

    Bien entendu, l’adulte ne doit jamais faire quelque chose que l’enfant sait être mal, devant lui !

    Reste le cas fréquent où le jeune enfant ne sait pas si, en telle ou telle circonstance, telle action, telle parole, tel comportement est bien ou mal.

    S’il fait mal dans ce cas, il ne doit pas être sanctionné, même si le résultat est catastrophique. S’il est sincère en disant : « Je ne l’ai pas fait exprès ! », il doit être pardonné et si une explication est nécessaire pour lui dire que ce qu’il a fait est mal, elle doit être donnée tout de suite.

    Avec le sens moral, se développe le sentiment de justice-injustice. L’enfant n’est pas seulement acteur moral, il est aussi spectateur. Et le spectacle de l’injustice sera très perturbateur surtout si cette injustice est systématique.

    Ce sentiment d’injustice s’éveillera si un autre enfant n’est pas sanctionné pour une faute qui lui vaudrait, à lui, une punition. C’est à l’adulte de bien veiller à un traitement équitable entre les enfants qu’il (elle) contrôle.

    La sanction doit être différente selon l’âge : plus l’enfant est jeune, plus elle doit être immédiate. Il est absurde de le condamner à être privé de dessert lors d’un repas qui aura lieu dans trois heures !

    Car alors, son sentiment de culpabilité qui, au fond de lui, justifie la punition, se sera dissipé et la punition trop différée sera vécue comme un sorte d’injustice, au moins comme un manque d’affection de la part de l’adulte capable de rester si longtemps inflexible.

    Dans ce cas d’enfant très jeune et en l’absence d’une autre possibilité de punition immédiate, quelques tapes sur les fesses (jamais de gifles) peuvent être la seule solution.

    Bien entendu avec un enfant plus grand, qui peut comprendre qu’une sanction soit différée, les coups sont à proscrire. Ils sont contre-productifs car si la douleur est vite effacée, le ressentiment, la douleur morale persisteront longtemps dans le souvenir, le plus souvent jusqu’à l’âge adulte, ce qui est disproportionné.

    La punition doit consister à lui faire subir un désagrément. Dans certains cas se moquer de lui, le faire huer par les témoins de sa faute, est souvent la plus forte sanction qu’on puisse appliquer (parfois trop forte, il faut être prudent). Autrement, il y a tout le domaine des privations de ce qui lui fait plaisir.

    Il faut se garder de crier quand on fait des reproches car c’est vécu comme un sentiment de l’impuissance de l’adulte.

    Avec des adolescents de plus de quinze ans, qui ont déjà développé une personnalité marquée, et dont les valeurs morales, au sens kantien du mot, ne sont pas les mêmes que celles des parents, ceux-ci avant de sanctionner, doivent estimer si leur enfant a mal agi selon son système moral à lui et non au leur.

    Étant entendu que faire à autrui ce qu’on ne voudrait pas subir d’autrui est forcément mal, même si l’adolescent dit le contraire.



  • Alren Alren 22 juillet 2016 16:26

    Pour que les candidats des deux partis « bien pensants » envisagent cette mesure, c’est que la menace de crise financière est bien plus forte qu’on ne pensait aux USA !

    Car pour les banques, c’est un épouvantail que de ne plus pouvoir puiser dans les dépôts des particuliers pour alimenter la spéculation des « affaires ».



  • Alren Alren 22 juillet 2016 16:15

    @périscope

    Commentaire d’ignorant juste motivé par la haine pathologique sans rapport avec l’information donnée par l’auteur, typique de cette droite dont Einstein disait qu’elle n’avait pas besoin de cerveau, qu’une moelle épinière suffirait.

    Tout est idiot et faux dans ce commentaire. Je passe sur le terme de socialo-communiste en 1792, par pitié.

    Le fait que la Révolution soit combattue férocement par les contre-révolutionnaires, prêts comme Pétain et Weygand à faire entrer l’ennemi de la révolution pour massacrer le peuple français, ait inspiré une contre-haine de la part de révolutionnaires locaux n’a aucun rapport avec la destruction idéologique de ce centre de santé dont le seul défaut est d’être public.

    D’autre part, pour votre gouverne, Robespierre était déiste et voulait installer le culte pacifique de « l’Être suprême ». Il était hostile à l’obligation faite aux prêtres de prêter serment à la Constitution. L’anticlérical, c’était Danton. Et ce sont ses amis, au corrompu Danton, qui profitant de la maladie de Robespierre (vraisemblablement la tuberculose) comploteront, sa chute dans la perspective de s’en mettre plein les poches.



  • Alren Alren 22 juillet 2016 15:46

    @juluch

    la plupart de mes camarades ne sont actifs que très peu


    Qu’on l’appelle « garde nationale » ou autrement, ce groupe, qui aura un coût financier, doit d’abord répondre à un besoin, doit être conçu pour remplir des missions bien précises avant même de déterminer le profil de recrutement de ses membres, son encadrement, ses tutelles etc.

    Que pourrait-on demander à des non-professionnels, intermittents qui plus est ?

    L’exemple magnifique des sapeurs-pompiers volontaires montre que l’on peut demander beaucoup à des volontaires : relèvements de cadavres, notamment d’enfants, interventions incendies ou en milieu périlleux avec souvent des risques mortels.

    Le besoin de mission le plus évident actuellement est la lutte contre le terrorisme islamiste, la prévention des attentats.

    La garde nationale n’a pas vocation à des missions de renseignements qui sont essentielles, primordiales dans cette lutte, mais réservées à des professionnels.

    Mais elle pourrait être employée pour protéger les accès des grandes manifestations comme cela aurait dû être fait à Nice.

    Il va de soi que pour cette mission, ils devraient être armés et solidement d’où la nécessité d’avoir un point de ralliement, caserne de CRS ou de gendarmerie pour stocker ces armes qu’il faut puissantes, genre fusils d’assauts, entre les interventions.

    Dans des cas de grande crise, la garde pourrait être utilisée pour appuyer les CRS. Mais il faudrait alors que les volontaires bénéficient du même équipement que les pros et suivent une entraînement similaire pour éviter un geste catastrophique faces à des manifestants violents.

    Je ne vois pas d’autres usages pour cette organisation. Ce qui en terme de durée d’emploi est quand même peu, très peu, trop peu.



  • Alren Alren 21 juillet 2016 19:01

    @CHALOT

    Le service militaire de masse était nécessaire pour former les nombreux régiments d’infanterie dans le cadre d’une guerre intra-européenne. La formation proprement guerrière était élémentaire : utiliser et entretenir le fusil, progresser en terrain dangereux en étant peu visible. C’était à peu près tout, en plus de la marche au pas et des règles de salut !

    Les appelés de l’artillerie, par exemple n’étaient que des manœuvres sans qualification. Les canons étaient dès 1870 réglés et actionnés par des professionnels, officiers et sous-officiers.

    Les soldats restaient dans les casernes seulement pour pouvoir être envoyés au front rapidement en cas d’attaque surprise. En temps de paix, ils passaient le plus clair de leur temps en corvée et en ... ennui.

    Un nombre grandissant, trop grandissant, d’appelés fut ensuite utilisé à peu de frais pour des tâches de bureau, l’armée devenant une administration obèse et paperassière.

    La France n’utilisant plus l’infanterie de masse pour ses opérations à l’étranger, la suppression de la conscription tombait sous le sens.

    Ce qui me fait doucement rigoler c’est de penser que les officiers ont le meilleur profil pour un apprentissage démocratique à propos des principes républicains et celui traditionnel enseigné autrefois.

    Les profils psychologiques des personnes qui entrent dans les écoles militaires, pratiquement tous issu(e)s de familles aisées conservatrices, catholiques souvent, ne sont pas spécialement portés vers l’égalitarisme républicain, la liberté sacrée de l’individu et la laïcité sans équivoque !

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