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  • Premier article le 27/02/2015
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  • Alren Alren 12 mars 2016 17:21

    Un commentateur écrit plus haut que ses enfants passent plus de temps hors de sa présence qu’avec lui ; mais c’est également le cas pour l’école ou le collège : les heures de cours ne représentent qu’une petite partie de la vie des élèves et collégiens. En réalité c’est entre eux que les adolescents passent le majeure partie de leur temps que ce soit physiquement ou par l’intermédiaire d’internet.

    Comme pour le loup, le chien ou le chimpanzé, l’être humain, depuis le paléolithique qui a modelé son psychisme, accepte que tout groupe auquel il participe, soit hiérarchisé, avec donc des dominants plus ou moins affirmés qui vont définir les comportements et les opinions du groupe.

    Or l’étude de matières abstraites, présentées en cours le plus souvent de manière plate, monotone et imposée par les adultes sans prendre l’avis des intéressés, n’apparaît pas à ces dominants qui statistiquement ne sont pas forcément les plus brillants intellectuellement, comme attrayant, c’est le moins que l’on puisse dire.

    La petite minorité de ceux qui s’intéressent à l’activité intellectuelle n’intègre pas ces groupes et d’ailleurs les garçons en particulier sont généralement rejetés par eux comme ’’fayots’’, ’’lèche-culs’’ etc.

    Pour mémoire ce phénomène social existe depuis toujours et a déjà été décrit par Alain Fournier dans sa ’’Guerre des boutons’’ pour des enfants vivants avant 1914.

    La seule différence entre hier et aujourd’hui est que l’autorité des parents était beaucoup plus forte sur leur progéniture autrefois, et que les enfants des classes intellectuelles ainsi que ceux de certains employés, plus rarement d’ouvriers, subissaient une exigence de résultats scolaires … qui assurait leur avenir professionnel en fin de compte, en période d’expansion économique comme durant les ’’Trente glorieuses’’ ou entre les deux guerres quand les diplômés étaient rares !

    Mais cette pression pour la réussite scolaire était minoritaire à l’échelle de la population : la plupart des enfants qui devaient affronter le difficile Certificat d’Études primaires échouaient. Pour beaucoup de parents ouvrier et femme au foyer, c’était presque naturel car eux aussi étaient sans diplôme et de ce fait ne trouvaient cela ni humiliant ni inquiétant pour leurs enfants.

    Si les enfants asiatiques réussissent mieux aux tests PISA que les Occidentaux, aujourd’hui, c’est d’abord parce que l’autorité des parents et des enseignants sur les jeunes est restée à l’image de ce qu’elle était chez nous il y a des décennies, dans la tradition confucéenne.


    Il est bien entendu illusoire de croire que cette relation autoritaire soit rétablie à l’avenir.

    L’autorité des professeurs se rétablit quelque peu au lycée, car après seize ans révolus, l’enseignement n’est plus obligatoire et les élèves qui suivent l’enseignement général savent qu’ils peuvent être exclus définitivement. À ce propos, il faut à certains réviser leurs a priori : l’autorité des enseignants est beaucoup plus contestée dans le privé que dans le public car les adolescents savent que l’établissement privé a besoin de l’argent que versent leurs parents exister, malgré les ’’contrats’’ qui leur font recevoir de l’argent public. Et que les exclure représente une perte financière pour ledit établissement privé ; ce qui fait hésiter le chef d’établissement qui doit prendre cette lourde décision.


    Ce constat posé, quelle solution proposer ?


    Il faut INTÉRESSER. (C’est vrai aussi pour n’importe qui, y compris des adultes !)

    Pour cela, il faut impliquer l’apprenant dans son apprentissage, lui donner un rôle actif. S’il peut y avoir manipulation, expérimentation, observation sur le vif, enquête, et pour les plus grands, recherche documentaire sur internet, on verra naître des passions et en tout cas une fixation bien meilleure que la mémorisation d’un texte tombé du ciel.


    Pour certaines matières cela n’est pas possible. Je pense à l’orthographe par exemple. On éveillera l’intérêt en montrant que la graphie des mots est souvent logique, dictée par la racine des mots etc.


    L’informatique peut rendre plus agréables certains apprentissages en fournissant des images, des vidéos des arborescences d’approfondissement pour les plus intéressés : je pense ici à l’histoire et la géographie.

    La poésie est faite pour être dite plutôt que lue : pensons aux poèmes d’Aragon magnifiés par Léo Ferré ou Jean Ferrat, sans parler des œuvres de Georges Brassens. Il faudrait que le service public propose l’écoute gratuite sur internet de centaines de poésies dites par de grands acteurs.

    Ceci est aussi vrai pour les étudiants. Il paraît que les amphis de médecine de première année sont chahutés par les redoublants qui veulent perturber l’apprentissage des nouveaux, lesquels seront leurs concurrents pour le concours de fin d’année.

    Mais pourquoi, bon sang, l’intégralité de ce cours de première année ne se trouve-t-il pas sur internet avec en plus toutes les superbes illustrations que ce média peut offrir ?


    Les professeurs doivent se souvenir en permanence qu’ils ont des références que leurs élèves n’ont pas. Cela demande un effort intellectuel permanent de réduire ce champ avant d’enseigner.

    Encore faudrait-il qu’ils ne soient pas désabusés à l’avance.





  • Alren Alren 11 mars 2016 17:26

    @Doume65
    « Le sable du Sahara est impropre à la construction : trop rond. »

    Si l’on pouvait utiliser le sable du désert, le problème du vol du sable de carrière ne se produirait plus.

    Malheureusement, le béton réalisé avec les grains arrondis des sables éoliens des déserts reste friable parce que le ciment est lui aussi granuleux à l’échelle microscopique et que ne peut s’opérer cet enchevêtrement qui se produit avec des grains de sable anguleux, phénomène d’enchevêtrement qui est encore accentué par les vibrations qu’on envoie dans le béton frais pour obtenir le ’’béton vibré’’, beaucoup plus résistant que le non-vibré.

    Je visionnais récemment un excellent documentaire sur la grande Muraille de Chine. Une partie, la plus connue, est constituée d’empilement de briques liée par un mortier particulièrement blancqui même exposé à la pluie après disparition de la brique qui le couvrait résiste plusieurs siècles à la décomposition.

    Les archéologues chinois ont découvert le secret perdu de ce mortier exceptionnel : il contenait également du riz gluant (!), c’est à dire essentiellement de l’amidon. L’explication probable de son efficacité est qu’à l’échelle microscopique, il ne forme pas de grains mais agit comme une colle entre les cristaux de chaux et les grains de sable, comblant les vides et multipliant les liaisons moléculaires entre grains.

    Peut-être faudrait-il essayer de faire du mortier avec du sable éolien des déserts, du ciment Portland et de la farine de céréale pour voir si ce mortier est aussi résistant que celui qui utilise du sable de carrière.



  • Alren Alren 11 mars 2016 16:51

    Aux USA plus qu’ailleurs, pour avoir de l’argent il faut des annonces sensationnelles. Ceci ne fait à l’évidence pas exception à la règle, donc.

    Pour rappel, le cerveau humain contient un peu plus un peu moins de 100 milliards de neurones et chaque neurone possède environ 10 000 connexions avec les autres cellules. Je laisse chacun faire la multiplication du nombre total d’interconnexions, total dont dépend visiblement la puissance de traitement de l’information de l’organe.

    Ce qu’on peut faire c’est stimuler (ou détruire) un certain nombre de neurones mais sans avoir idée de cette perturbation induira dans la pensée et le comportement de la victime, hormis pour des cas particuliers comme la maladie de Parkinson.

    Pour l’instant, il semblerait que les chercheurs US ont pu faire changer de direction de déplacement un cafard en envoyant une impulsion électrique sur ses quelques neurones réflexes.

    Nous n’en sommes pas au contrôle d’un cerveau humain. Dans deux siècles peut-être ...



  • Alren Alren 11 mars 2016 16:17

    @Fifi Brind_acier

    ’’ qui gouverne l’Europe de l’Est domine le heartland, qui gouverne le heartland domine l’île-monde, et qui gouverne l’île-monde domine le monde."

    C’est une évidence !

    Les USA ont tiré un immense avantage d’être séparés de leurs ennemis par l’océan Atlantique et l’océan Pacifique durant les deux guerres mondiales, particulièrement la Seconde.

    D’habiter en quelque sorte sur une île (le Canada et le Mexique ne comptent pas dans la stratégie mondiale) est maintenant pour eux un gros désavantage.

    De même qu’on pouvait prévoir que ni l’Allemagne nazie ni le Japon du Mikado n’avaient la moindre chance d’obliger les USA à une capitulation et qu’à terme leurs défaites étaient inévitables, de même on peut, avec la même certitude, prévoir cette fois-ci la ’’défaite’’ à terme des USA pour empêcher la ’’victoire’’ du continent eurasiatique en terme de puissance économique.



  • Alren Alren 10 mars 2016 19:40

    Ne soyons pas trop sévères avec les Grecs : ils ont peur de la Turquie d’Erdogan et trop peu nombreux pour résister à un pays qui persécute impunément ses propres citoyens kurdes.

    Poutine a-t-il proposé à Tsipras une protection ou bien ce dernier a-t-il préféré se tourner vers les ’’lumières’’ de l’ouest de l’Europe, comme les pays de l’ex glacis soviétique ? En tout cas les Grecs ne veulent pas rester seuls ...

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