Les députés de la France Insoumise sont débordés de travail : ils représentent la seule opposition dans l’enceinte de l’AN et doivent avoir de vrais dossiers pour répondre aux malveillance des macroniens. Et ces fichiers secrets, donc illégaux n’y ont bien entendu pas été évoqués.
Les autres membres de la FI n’ont pas eu forcément vent de ce qui est donc ultra-confidentiel.
C’était plutôt au Canard Enchaîné de faire état de ces magouilles.
On a bien compris que sous couvert de lutte antiterroriste, ces fichiers sont une tentative désespérée de combattre le puissant mouvement social dont on sent les prémisses actuellement. Mais si l’on peut intimider un employé isolé, on n’arrête pas une foule déterminée.
Pour un roulant, travailler un dimanche c’est passer la nuit suivant loin de chez soi et ne revenir au mieux que la matinée du lundi. Ce n’est pas le cas pour les professions citées qui rentrent à la maison sitôt les heures du dimanche effectuées.
Si la SNCF était un « boulet » la privatisation serait un échec, personne n’en voudrait !
Si au contraire il y a tant de pressions et de propagande en faveur de la privatisation, c’est qu’il y a du fric à se faire pour les privilégiés qui s’empareront des bons morceaux !
Tu ne comprends pas ça Pipiou2 ? C’est pourtant élémentaire !
Ce que Robert Bibeau ne veut pas comprendre c’est que réduire la population au dualisme prolétariat / capitalistes-rentiers c’est une erreur d’analyse majeure. Ce dualisme n’a jamais existé dans un pays comme la France.
À l’époque, lointaine, de Karl Marx, le groupe social le plus important en nombre et en poids électoral après l’institution du suffrage universel masculin lors de l’événement de la Seconde république née après l’insurrection des 22, 23, 24 février 1848, il y a 170 ans, était la paysannerie ! Et ces paysans, fermiers, c’est-à-dire payant un loyer fixe pour leur exploitation ou propriétaires (il y avait très peu de métayers partageant la récolte moitié-moitié) ne recevaient pas un salaire, objet central de la « lutte des classes », ne pouvaient pas être licenciés ... et ne se mettaient pas en grève !
Il y avait également beaucoup d’artisans et de commerçants travaillant à leur compte. Et même pour les deux ou trois salariés d’un artisan, le rapport avec l’employeur n’était pas celui d’une lutte des classes, pas plus qu’aujourd’hui d’ailleurs.
N’oublions pas les professions libérales, médecins, avocats, notaires de grand poids social ainsi que les prêtres, les étudiants, les enseignants.
En 1848, le nombres d’ouvriers qu’on aurait pu qualifier de « prolétaires », essentiellement des ouvriers et ouvrières de « fabrique », des mineurs, représentaient une petite minorité de Français. Ils avaient l’intérêt aux yeux de Marx de se mettre en grève et donner l’espoir d’une révolution sociale.
Mais si les révolutions de 1830 et 1848 ont pu obtenir l’exil du roi régnant, elles n’avaient pas le caractère social révolutionnaire espéré. Leur préparation avait d’ailleurs été fomentée en secret dans des cercles d’intellectuels où les prolétaires étaient pratiquement inexistants.
La Révolution de 1870, la Commune est née d’abord de l’écœurement de voir les gouvernants céder à la Prusse alors que la France avait encore, à la différence de l’ennemi, les moyens humains et matériels de le vaincre.
Et si elle avait une incontestable composante prolétarienne qui l’a fait adopter le drapeau rouge, elle s’est cantonnée à la seule ville de Paris (et un peu de Lyon) : les autres prolétaires de province, mineurs et autres, n’ont pas bougé. Ce qui a permis son écrasement par des troupes issues des campagnes, bien conditionnées par les notables et les prêtres à la férocité envers leurs compatriotes.
Si le nombre d’ouvriers a crû ensuite, c’est simultanément à celui des employés dont les mentalités et les modes de vie se voulaient très éloignées de celles des prolétaires. Séparation qui s’est traduite par la division syndicale qui a cours encore aujourd’hui.
Alors, tout est-il désespéré ? Évidemment non. Malgré la mise en place de moyens de propagande inouïs par l’actuel pouvoir, les mesures qu’il prend le rendent chaque jour plus impopulaire. Ces mesures sont une exigence du capitalisme financiarisé pour sa survie. Il n’est donc pas question d’y surseoir.
Jusqu’à quand la révolte et le dégoût ne se manifesteront pas dans les urnes ?