Macron a été élu sur un malentendu. Une grosse partie de son électorat populaire a cru qu’il ferait une politique « pondérée », pas vraiment à gauche mais pas à l’extrême-droite économique non plus.
Croire qu’on peut influencer ces électeurs dans le sens de la politique réelle de Macron, y compris vis-à-vis de la Syrie est une grosse erreur.
Toutes les campagnes futures visant à faire approuver sa politique feront des flops comme cette manœuvre-là.
Tout se passe
aujourd’hui comme s’il y avait la monnaie de la dette et de la
spéculation d’une part et la monnaie des échanges de produits de
l’économie réelle qui est aussi la monnaie des échanges intérieurs
d’autre part.
L’effondrement du
yen, du dollar, de l’euro comme monnaies de paiement des échanges
internationaux ne ferait le jeu de personne. Or la monnaie a une
valeur conventionnelle qui n’est pas, comme l’or, garantie par la
rareté du métal.
Ce système de
double monnaie peut durer longtemps même si le yuan est utilisé
pour les échanges avec la Chine. Un effondrement d’une ou plusieurs
monnaies étrangères stopperait net la demande de produits chinois,
provoquant une crise en Chine aussi.
Ce qui casserait le
consensus serait que les sommes astronomiques de la spéculation
financière servent à leurs détenteurs d’acheter massivement des
biens. Mais les milliardaires en sont déjà saturés.
Où qu’ils achètent
des entreprises, mais pourquoi puisque la spéculation enflée en
permanence d’argent frais leur donne l’illusion d’un enrichissement
sans fin.
Et puis ils savent
bien que ce serait scier la branche sur laquelle ils sont assis.
Le vide dans le tube doit être très poussé : la moindre fuite sera catastrophique. avec arrêt immédiat du trafic sur tout le ligne. L’étanchéité de la rame doit être absolue : la moindre fuite dans le tube et les voyageurs meurent asphyxiés comme s’ils étaient dans l’espace.
Les exigences de rectitude du tracé serait impossible à respecter sauf à faire subir aux passagers des accélérations insupportables.
Il faut des roues de secours sur des rails dédiés pour parer au frottement en cas de coupure de courant, sinon le frottement provoque l’incendie.
"Singapour a
mis les bouchées doubles notamment dans l’enseignement des maths et
laisse loin notre pays dans le classement Pisa "
Je suis persuadé
que les élèves de Singapour n’aiment pas l’école qui consiste plus
en un bourrage de crânes qu’un renforcement de l’intelligence.
Or aimer l’école
est essentiel quand la contrainte fait place à la liberté "en
sortant de l’école". la poésie de Prévert montre bien l’échec
de l’école de la contrainte sans justification, aux yeux des
apprenants.
Par exemple, savoir
appliquer mécaniquement l’algorithme de la division à six ans, ce
n’est pas faire des maths.
C’est d’ailleurs ce
qui se faisait dans les écoles françaises de la Troisième
République où selon des souvenirs d’écrivains, on répétait dans
les cours moyens (!) une sorte d’antienne avant d’appliquer
l’algorithme.
La division est la
décomposition d’un nombre en nombres égaux auquel s’ajoute
éventuellement un complément plus petit appelé reste (reste du
partage). Tant que ceci n’est pas dans l’esprit de l’élève, il ne
sait pas ce qu’est une division. Et surtout il ne sait pas dans quel
problème elle permettra de trouver la bonne réponse.
Les tables de
multiplication apprises comme une récitation, la réduction des
fractions au même dénominateur utilisant un algorithme inexpliqué,
la règle de trois avec là aussi une sorte d’antienne utilisée
comme une recette sont d’autres exemples d’un mauvais enseignement
des mathématiques à l’école primaire.
La vraie pédagogie
consiste à rendre évidentes ces notions avec des illustrations (la
pompe à essence pour la proportionnalité succédant à la règle de
trois pour préparer à la notion y = ax) ou mieux des manipulations
(« apprendre avec ses doigts »).
Les positions
extrémistes de Meirieu lui ont permis de vendre des livres.
Je crains que
l’enseignement à Singapour soit à l’autre extrême, aussi inadapté, une sorte de
bourrage de crâne, dans une atmosphère de compétition épuisante
pour de jeunes enfants dont ils ont hâte d’être libérés.
PS. Arrêtez avec vos « cocos pédagos ». Ils ont voté comme les autres fonctionnaires majoritairement pour Macron.