Les conditions juridiques sont tout autres entre la France et la Suisse.
La Suisse n’a jamais fait partie de l’UE, elle n’a donc pas besoin d’en sortir. Elle a (avait) des accords économiques bilatéraux avec l’UE. Son peuple vient de décider d’en dénoncer un : la libre circulation.
Peut-être que l’UE, décidera de dénoncer les autres. En fait, cela m’étonnerais, la Suisse achète beaucoup plus à l’UE qu’elle ne vend, même si les relations commerciales Suisse-UE ont diminué de près des 10 % en quelques années, au profit des relations Suisse-pays émergeant. La Suisse vient de conclure un accord de libre échange avec la Chine (la Suisse est d’ailleurs le seul pays au monde, hors producteurs de pétrole, qui vend plus en Chine qu’elle n’achète).
Je pense que la Suisse se tirera très bien d’une limitation de ses relations avec l’UE : elle a une industrie performante qui exporte beaucoup de biens de haute technologie, un système de formation tout à fait pointu, etc.
La finance suisse (banque, assurance) n’est que le 3em secteur économique en Suisse, le premier est l’industrie chimique (chimie fine, médicaments), le deuxième l’industrie des machines et l’horlogerie.
Reding, qui rivalise d’incompétence avec Barnier, est certainement tout à fait qualifiée pour parler d’ignorance, elle sait (même si c’est à peu près la seule chose qu’elle sache) parfaitement de quoi elle parle.
Au surplus, c’est peut-être un petit pays, ne faisant pas partie de l’UE, qui vient de donner un vaste coup de pied au cul de ce machin qu’est devenu l’UE (dérive due en grande partie aux USA, par le truchement de leur caniche, la GB). Début de la fin pour cette Europe du fric ? Ce coup de pied sera-t-il suffisant pour que les peuples européens ouvrent les yeux ?
Je suis pourtant un européen convaincu, mais pas de cette Europe là, pas de cette Europe anti-démocratique, celle des lobbys, de la bureaucratie et de la connerie administrative.
Je suis pour une Europe réellement démocratique, où les peuples s’expriment (comme le peuple suisse par exemple) et où des intérêts de la majorité ne sont pas sacrifiés aux intérêts d’une minorité de possédants et de privilégiés.