Je comprends votre réaction, mais même si l’écart entre notre démocratie, attaquée de toutes parts par le pouvir en place, et la dictature chinoise se réduit, il y a encore du chemin.
La vie en Chine des minorités tibétaines, ouïghour, catholique, falun gong, entre autres, est parfois semblable, voire pire (torture, prison de longue durée, laogai, parfois condamnation à mort) que celle de nos réfugiés. Par ailleurs, la France n’exporte pas ses lois et règles vers les pays voisins.
J’ajouterai, au final, que balayer devant sa porte n’est pas opposé à aider d’autres peuples à retrouver un peu de liberté et d’espoir. Distinguons, si vous le voulez bien, les jérémiades de nos personnalités politiques du réel travail de certaines associations.
Il n’y a aucune différence à vivre en démocratie ou en dictature, tant que l’on respecte les lois et que notre appartenance ethnique/religieuse/politique n’est pas la cible d’une répression ou d’un cloisonnement.
Dans le cas contraire, la démocratie a fortement l’avantage, car elle donne les moyens d’être respecté et défendu. Il y a bien sûr des exceptions, de plus en plus nombreuses avec le pouvoir en place en France, et même de par le monde suite à la crispation post 11 septembre, mais la situation est encore loin de ce que l’on peut voir en Chine (Gongmeng dernièrement.).
On aimerait avoir le point de vue de certains sur ce sujet, pour qui la dictature chinoise n’a aucune leçon à recevoir de l’occident. Occident où, pourtant, la lutte acharnée d’associations en faveur des droits de l’homme, des droits des femmes, des handicapés, malades, etc. est rendue possible par la démocratie et sa fragile stabilité apportée par les contre-pouvoirs.
Même si notre société s’enfonce dangereusement dans des pratiques dictatoriales pouvant ressembler, de loin pour l’instant, à ce qui se passe en Chine, nous en sommes encore loin.
Ce qui se passe au Vietnam, à l’approche du prochain congrès du parti
communiste, démontre l’influence du parti communiste chinois sur les pays voisins, et ressemble à s’y méprendre aux situations birmanes ou nord
coréennes.
Entièrement d’accord avec l’auteur et vous. On parle beaucoup, en ce moment, de justice à deux vitesses, pourquoi alors vouloir une liberté d’expression du même acabit ?
Toutefois, je comprends les craintes de certain(e)s, notamment Victoria JLa liberté d’expression ne doit pas empêcher, à mon humble avis, l’encadrement des groupes potentiellement dangereux, ceux fondés sur la haine de l’autre, sur la haine de l’inconnu ou de la différence.