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Analis

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  • Analis 25 janvier 2020 18:04

    Massoumeh RAOUF, vous avez sans doute connu de graves démêlés avec le gouvernement islamiste iranien, mais attention à ce qu’ils ne vous conduisent à vous aligner bêtement sur la propagande occidentale la plus grossière. Dans leurs interventions en Irak et en Syrie, les iraniens ont veillé à promouvoir la bonne entente entre les communautés, au contraire des occidentaux et des séoudiens. ll y a pu y avoir des massacres commis par les alliés des iraniens, mais ils n’étaient rien par rapport à ceux commis par leurs ennemis (rebelles syriens de tous groupes, ASL, Al-Nosrah etc... et Daech en Irak). Et tous ceux à l’arme chimique étaient le fait de ces groupes terroristes soutenus par les occidentaux. Quelques rappels au sujet du plus récent d’entre eux à avoir été faussement attribué aux syriens (et au passage, une dénonciation de la malhonnêteté d’une institution onusienne) :

    https://francais.rt.com/international/62255-attaque-chimique-presumee-douma-version-oiac-fragilisee-nouveaux-elements

    Attaque chimique présumée à Douma : la version de l’OIAC fragilisée par de nouveaux éléments  ?

    21 mai 2019, 07:31

    La fuite d’une note attribuée à des ingénieurs de l’OIAC sur l’attaque chimique présumée survenue en avril 2018 à Douma en Syrie, non retenue dans le rapport final de l’organisation, soulève des questions. L’OIAC n’a pas démenti son authenticité.

    Un document, daté de février 2019 et présentant des observations attribuées à la mission d’enquête de l’OIAC dépêchée dans la ville syrienne de Douma, théâtre d’une attaque chimique présumée en avril 2018, pourrait, si son authenticité venait à être confirmée, contredire les conclusions officielles rendues par ce même organe. Le texte établit en effet que deux barils de chlore retrouvés à Douma auraient été placés là « manuellement », et non pas largués depuis les airs, comme le laissait entendre le rapport final de l’OIAC rendu public le 1er mars 2019.

    La note, présentée comme un « premier jet » et dont les éléments n’ont pas été repris dans le rapport final rendu par l’organisme chargé d’appliquer les dispositions de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, porte la signature de Ian Henderson.

    Si ce dernier ne s’est pas officiellement manifesté sur l’authenticité de ce document déclassifié, ni sur les éléments qu’il met en lumière, le nom de I. Henderson figure en revanche sur une liste de chefs d’équipes d’inspection de l’OIAC dans un rapport daté de 1998. Son nom figure également dans un autre rapport de l’organisation daté du 2 février 2018, où il est toujours présenté comme « chef d’équipe d’inspections de l’OIAC ».[......]

    Deux barils de chlore placés « manuellement », et non « largués depuis les airs » ?

    Pourtant, les constats des membres de la mission d’enquête viendraient notamment contredire ce point précis : « Les observations faites sur place, combinées avec une analyse ultérieure, montrent qu’il y a une forte probabilité que les deux barils [étudiés par les experts] aient été placés à ces deux endroits manuellement, plutôt que largués depuis les airs », assurent-ils. Dans le rapport officiel, les enquêteurs avaient en revanche conclus que les barils, « avaient percé le plafond [en béton] » avant d’être retrouvé sur le lieux de l’enquête.

    Depuis la révélation du document, et à l’heure d’écrire ces lignes, l’OIAC n’a pas démenti son authenticité. L’éditorialiste britannique Peter Hitchens, qui s’interrogeait sur les révélations apportées par ce document, affirme s’être vu répondre par l’OIAC que l’organisation « menait une enquête interne sur la divulgation non autorisée du document en question ».

    L’organisme ayant révélé le document est le Groupe de travail sur la Syrie, la propagande et les médias. Composé en majorité de personnalités du monde universitaire, cet organisme assure n’avoir aucun conflit d’intérêt avec un pays ou encore une organisation non gouvernementale. Parmi les individualités composant le groupe, on retrouve notamment la journaliste indépendante Vanessa Beeley, connue pour sa remise en cause du traitement du conflit syrien par les médias traditionnels.

    Son co-directeur, Piers Robinson, universitaire britannique, a confié à RT ses doutes quant à la véracité des informations publiées dans le rapport final de l’OIAC : « Le rapport final de la mission d’établissement des faits n’a pas été signé. Aucun nom n’y a été mentionné. C’est très inhabituel pour les rapports finaux de l’OIAC. » Piers Robinson s’interroge également sur la possibilité d’éventuelles « pressions politiques » qui « auraient été exercées sur l’OIAC » à Paris, Londres ou Washington pour la contraindre à supprimer un rapport technique interne contredisant la version officielle.

    [......]

    -----------------------------------------------------------------------------

    Et aussi :

    https://lesakerfrancophone.fr/des-lanceurs-dalerte-revelent-les-mensonges-de-lorganisation-pour-linterdiction-des-armes-chimiques



  • Analis 25 janvier 2020 17:36

    @JPCiron

    Si on se dirige vers une autre solution, ce n’est pas à mon sens pour rendre une meilleure Justice. Ni une meilleure efficacité. Mais pour satisfaire les différents lobbies qui font pression sur les différents sujets dont chacun s’occupe..

    La finalité est de faire taire les propos discordants. Et non de s’attaquer (=job du politique) aux raisons pour lesquelles toujours plus de gens laissent exploser leur exaspération d’une manière que l’un ou l’autre voudra interpréter comme de la Haine.

    Ce que je veux dire quand je parle « d’efficacité », en fait de prévisibilité, c’est bien sûr une jurisprudence qui soit plus en accord avec les vœux de certains dirigeants. Cela peut être rendu plus facile par le fait de la confier à une seule instance. Car si les dirigeants disposent de nombreux moyens de contrôler la justice, il reste que cela nécessite des moyens et une attention considérables. Car avec les tribunaux judiciaires, on a affaire à une multitude de juridictions. On peut très souvent trouver des moyens de faire pression sur un juge peu complaisant, et si on n’y arrive pas, on peut l’écarter de l’affaire qui dérange. Mais vu le nombre de tribunaux qui existent, tous les surveiller est très difficile, et le gouvernement est souvent obligé de s’en tenir à des affaires plus sensibles que les autres. Alors qu’avec le CSA, instance unique, ce travail de surveillance serait évidemment considérablement plus facile. C’est une des considérations qui guident les choix des gouvernants en la matière.



  • Analis 20 janvier 2020 11:54

    @JPCiron

    En fait, j’ai le sentiment qu’une Administration type CSA (qui répond d’une manière ou d’une autre au monde politique) convient parfaitement à ces « structures étrangères ».

    Car le monde Politique est malléable et la Justice (du moins de ce côté-ci de l’Atlantique) ne l’est guère.


    Dans d’autres pays de ce côté de l’Atlantique, peut-être. Disons surtout en Italie, à un certain degré en Espagne. Mais en France, la justice est en réalité très malléable (traduire : servile). Elle a déjà su démontrer sa grande capacité à servir les intérêts de l’État lorsque nécessaire (entre les affaires Saint-Aubin, 18 octobre 1961, Boulin, Bérégovoy, de Grossouvre, AZF, Concorde, Borrel, Bugaled Breizh etc... etc...), et on le voit encore maintenant avec le peu d’empressement à poursuivre et condamner les violences policières, et au contraire son empressement à leur trouver toutes les excuses possibles aussi minables soient-elles, empressement aussi à condamner les manifestants. Il peut arriver que dans des affaires vraiment mineures elle déjuge l’exécutif, ce qui lui permet de se donner une pseudo-image d’indépendance un peu faccile, qu’on peut qualifier d’à bon marché. Il y a certes eu les pressions imposées par la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg, qui a lui imposé une jrisprudence plus favorable aux droits humains, mais il ne faut pas se faire d’illusion à ce sujet, elle n’attendrait qu’un relâchement de cette institution.

    Si le CSA est sans doute un peu plus malléable, et plus prévisible, cette faible différence ne suffirait pas à justifier d’étendre ses pouvoirs. Alors pourquoi le faire ? Sans doute parce qu’il est plus souple d’intervention, c’est-à-dire beaucoup plus rapide, et qu’il peut s’auto-saisir. Il serait plus simple d’obtenir une jurisprudence prévisible avec une procédure allégée et pouvant être répandue plus rapidement. Quant à la juridiction suprême en charge des recours contre ses décisions, ce serait certainement l’administrative, autrement dit le Conseil d’État. Comme c’est déjà le cas au sujet de toutes les sanctions qu’il prend en matière d’audio-visuel, lesquelles peuvent être très étendues. Il s’agit clairement d’un grave empiètement sur les compétences judiciaires naturelles, mais le Conseil Constitutionnel est là-dessus très laxiste. Le Conseil d’État, déjà compétent en matière de contrôle d’internet par le biais de la CNIL, est peu favorable tant à la liberté d’expression qu’aux droits de la défense, on comprend plus facilement pourquoi le gouvernement préfère étendre les pouvoirs du CSA, c’est-à-dire en réalité du Conseil d’État.



  • Analis 20 janvier 2020 10:39

    @Jonas

    >Pour l’instant , ce sont les Etats Unis , qui sont les premiers producteurs, et s’ils augmentent leur production, les prix baisses , et ce sont les pays a la mono exportation qui subissent les dégâts , car beaucoup de ces pays ne tiennent leur peuple que par les subventions et la corruption.

    Mais s’ils font trop baisser les prix, leur industrie pétrolière spécifiquement locale, celle à base d’huile de schiste, est alors en grosse difficulté ; Cela s’est produit ces dernières années, quand à la suite de la politique non pas états-unienne, mais séoudienne, de surproduction afin de baisser les prix, de nombreux producteurs locaux du sud et du centre des USA se sont retrouvés en faillite. Leur pays avait certes une économie diversifiée, et il s’en est remis beaucoup plus facilement que ceux à mono-exportation, mais cela leur a fait une belle jambe à eux.


    >En Syrie , les occupants sont les Russes , les Iraniens et au nord -est les Turcs., donc revoyez votre sujet.

    Alors, ce serait à vous de réviser votre sujet, comme d’habitude pourrais-je ajouter, mais vu que vous souffrez toujours des mêmes hallucinations, cela ne vous servirait à rien. Les seuls occupants de Syrie sont les Turcs, c’est le seul point sur lequel vous ayez raison, et les USA et leurs alliés, toujours présents sans la moindre légitimité dans l’est et le nord-est du pays, avec l’intention affichée de voler le pétrole syrien. Les autres sont là de façon tout-à-fait légitime, à la demande du gouvernement entièrement légitime.


    >Il n’y a aucun Américain , ni occidental, qui place son argent dans les pays arabo-musulmans , en revanche ce sont les dirigeants de ces pays , qui placent l’ argent volé a leur peuple dans les banques occidentales , parce qu’ils n’ont pas confiance dans le personnel de leur pays ni dans la situation politique.

    C’est vrai, mais ce que vous montrez là, sans vous en rendre compte, c’est que le système de corruption et de pillage des pays occidentaux est beaucoup plus fiable et stable que celui des pays en développement. C’est que contrairement à ces derniers, où la situation peut évoluer, les dirigeants comme le peuple se révolter, il n’y a pas de force puissante dans les premiers pour remettre en cause ce système. Grâce à l’écrasement des médias par les élites, et aux multiples idiots utiles qui les soutiennent.


    >D’ailleurs , lorsque les Américains ou les Occidentaux veulent punir , un dirigeant ou un homme d’affaires de ces pays pour corruption ils lui lui bloquent son compte dans leur pays.

    Et certainement, en corrollaire des remarques précédentes, il n’y a aucune chance pour que les dirigeants voleurs et corrompus occidentaux se voient soumis à ce traitement. La même chose valable que pour leur soutien au terrorisme et les crimes de guerre qu’ils commettent et comettent, qu’il est vain d’essayer de poursuivre. Trum, et les sénateurs et généraux qui le poussent, ne court aucun risque pour le pillage et l’occupation de l’Irak comme de la Syrie qu’il couvre.


    >La corruption dans les pays du pétrole est une seconde nature.

    Mais on sait qui a mis en place ce système, et qui l’entretient. Les événements d’Irak le rappelent à grande échelle.



  • Analis 19 janvier 2020 22:08

    @Jonas

    Il faut tenir compte de ce que la production des USA, de par la nature très particulière du pétrole prédominant chez eux, dépend beaucoup d’un pris du dollar élevé. Il faut tenir compte aussi de ce que le jour où la Chine décidera d’exploiter ses considérables ressources de pétrole de schiste, elle n’aura plus besoin d’importer grand-chose.

    Pour le reste, le comportement de Trump a amplement confirmé qu’il est effectivement un voleur de pétrole et/ou de revenus pétroliers, comme l’ont été ses prédécesseurs. En fait, il voudrait inciter les irakiens à mettre fin au système inique de devoir mettre leurs revenus sur un compte à la Réserve Fédérale US qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Plus largement,le comportement et les déclarations des états-uniens rappellent qu’ils ne sont en Irak (comme en Syrie) que des occupants et des agresseurs. Eux et leurs sbires un peu partout dans le monde peuvent gloser autant qu’ils veulent sur la corruption des responsables irakiens, mais c’est eux qui ont mis en place ce système de corruption. Il ne pourra prendre fin que lorsqu’ils partiront.

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