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Analis

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  • Analis 18 janvier 2020 18:26

    Rappelons que suite à l’agression, le premier ministre irakien démissionaire Adel Abdul Mahdi avait confirmé que les vrais terroristes étaient bien les USA, qui avaient fait ouvrir le feu sur les manifestants par leurs sbires, et avaient tenté de voler leur pétrole. La suite des déclarations de Trump a confirmé la vérité de ses propos :

    https://lesakerfrancophone.fr/assassinat-de-soleimani-leffet-retour-de-flamme-saccentue

    Assassinat de Soleimani : l’effet retour de flamme s’accentue …

    l’Irak révèle comment Trump a essayé de voler son pétrole. [Cœur sensible s’abstenir !, NdT]

    Par Moon of Alabama − Le 7 janvier 2020

    Un scandale se développe en conséquence de la mauvaise action de Trump après que le Premier ministre irakien Adel Abdul Mahdi a révélé les méthodes de gangster que le président américain Trump a utilisées dans ses tentatives de voler le pétrole irakien. Ci-dessous, nous suivons le développement du jour.

    […...]

    Trump a déclaré qu’il demanderait à l’Irak de payer pour les bases que les États-Unis ont construites si les troupes américaines étaient expulsées d’Irak. Les États-Unis ont déjà des accords juridiques contraignants avec l’Irak qui stipulent que les bases et toutes les installations fixes que les États-Unis ont construites sont la propriété de l’Irak.

    Trump avait déjà demandé – à deux reprises – aux Premiers ministres irakiens si les États-Unis pouvaient obtenir du pétrole irakien en récompense pour avoir envahi et détruit leur pays. Ses demandes ont été rejetées. Maintenant, nous apprenons que Trump utilise également des méthodes de gangsters pour obtenir le pétrole de l’Irak. L’intervention du Premier ministre irakien Abdul Mahdi a eu lieu lors de la récente session parlementaire en Irak :

    Al-Halbousi, président du Conseil des représentants irakien, a bloqué le discours de M. Abdul Mahdi lors de la session prévue pour discuter de la décision de retirer les forces américaines d’Irak.Au début de la session, Al-Halbousi a quitté le siège présidentiel et s’est assis à côté de M. Abdul-Mahdi, après sa demande d’interrompre la retransmission en direct de la session, une conversation publique a eu lieu entre les deux parties. La voix d’Adel Abdul Mahdi s’est enflée.

    M. Abdul Mahdi a parlé avec un ton de colère, disant :"Les Américains sont ceux qui ont détruit le pays et y ont fait des ravages. Ce sont ceux qui refusent d’achever la construction du système électrique et des projets d’infrastructure. Ils ont négocié la reconstruction de l’Irak en échange de l’abandon de 50% des importations irakiennes de pétrole, j’ai donc refusé et décidé d’aller en Chine et j’ai conclu un accord important et stratégique avec elle, et aujourd’hui Trump essaie d’annuler cet important accord."
    Le président américain a menacé le Premier ministre irakien de le liquider directement, avec le ministre de la Défense. Les Marines sont le troisième élément qui a tiré sur les manifestants et les services de sécurité.

    Abdul Mahdi a poursuivi :

    "Après mon retour de Chine, Trump m’a appelé et m’a demandé d’annuler l’accord, alors j’ai également refusé, et il m’a menacé de manifestations massives qui me renverseraient. En effet, les manifestations ont commencé, puis Trump a appelé, menaçant d’une intensification en cas de non-coopération et de réponse à ses souhaits, grâce au troisième élément (les tireurs d’élite des Marines) visant les manifestants et les forces de sécurité en tirant à partir des plus hautes structures et de l’ambassade des États-Unis pour tenter de faire pression sur moi, me soumettre à ses souhaits, et annuler l’accord avec la Chine, donc je n’ai pas répondu et soumis ma démission. Mais les Américains persistent à ce jour à annuler l’accord avec la Chine et lorsque le ministre de la Défense a dit que ceux qui tuent les manifestants sont un troisième élément, Trump m’a appelé immédiatement et physiquement menacé, moi et le ministre de la défense, au cas où nous révélions qui est ce troisième élément."


    Le tweeter fiable, TOM CAT basé en Irak semble confirmer la chronologie  :

    TØM CΛT @TomtheBasedCat - 4:00 UTC · 7 janv.2020 [https://twitter.com/TomtheBasedCat/status/1214396388999663619 ]

    Oui, une délégation de 50 personnes s’est rendue en Chine en 2019, puis les manifestations ont commencé le 1er octobre jusqu’aux dates du pèlerinage Arbaeen, puis ont repris le 25 octobre. Je suis sceptique quant au troisième élément mais le timing lui-même est intéressant. Les flammes ont été attisées par les médias des pays du Golfe et Al-Hurra.

    Al-Hurra est une chaîne de télévision en langue arabe financée par le gouvernement américain.

    Southfront fait un rapport similaire, apparemment d’une source différente[*], avec un contexte supplémentaire[**].

    [* https://threadreaderapp.com/thread/1214408047302520832.html]
    [** https://southfront.org/iraqi-prime-minister-was-forced-to-resign-after-trump-threatened-his-life/]

    […...]



  • Analis 18 janvier 2020 18:06

    Trump ne s’arrange pas, non seulement il persiste dans ses méthodes de voyou, mais il les hisse à des niveaux inégalés. Après avoir commis ce qui consiste en un acte de guerre et une agression non seulement contre l’Iran mais contre l’Irak, quel culot monstre ! Il est vrai qu’en matière d’hostilité contre l’Irak, ils n’en sont pas à ça près... On reconnaît bien là qui sont les vrais terroristes, agresseurs et déstabilisateurs du Proche- et du Moyen-Orient (ce qui s’applique à tous ceux qui les appuient et les soutiennent). Mais bon, de toute façon, ils vont devoir partir, cette fois les Irakiens savent qu’ils doivent mettre fin à la situation créée par l’agression de 2003.

    https://francais.rt.com/international/70171-retrait-troupes-americaines-washington-aurait-menace-irak-bloquer-compte-a-la-fed

    Retrait des troupes américaines ? Washington aurait menacé l’Irak de bloquer

    son compte à la Fed

    13 janv. 2020, 13:33 Retrait des troupes américaines ?

    Invoquant sa souveraineté, le Parlement irakien a voté en faveur du retrait des soldats américains du pays, après une frappe étasunienne sur Bagdad, qui a déclenché une crise régionale. En face, Washington use de la menace économique envers l’Irak.

    L’administration américaine aurait menacé, cette semaine, de retirer à l’Irak son compte à la Réserve fédérale américaine (Fed), selon des fonctionnaires irakiens cités, sous couvert d’anonymat, par The Wall Street Journal, le 11 janvier. Dans une dépêche ce 13 janvier, l’AFP rapporte également le témoignage d’un responsable de ce pays qui révèle qu’un haut fonctionnaire américain lui aurait déclaré  : « Si les troupes américaines sont expulsées, les Etats-Unis vont bloquer votre compte à la Réserve fédérale à New York. »

    Cette menace présumée fait suite à un vote du Parlement irakien enjoignant les 5 200 soldats américains en poste dans le pays à plier bagages, en réponse à une frappe étasunienne sur l’aéroport de Bagdad, qui a mis le feu aux poudres à la région. Le 3 janvier, Washington éliminait en effet le général iranien Qassem Soleimani et Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires pro-iranienne et figure de proue de la lutte contre Daesh en Irak. Washington a beau envoyer des signaux contradictoires concernant son intention de rester présent militairement en Irak, il n’en reste pas moins que les Etats-Unis ont peu apprécié la décision des parlementaires irakiens. « S’ils nous demandent effectivement de partir, si nous ne le faisons pas sur une base très amicale, nous leur imposerons des sanctions comme ils n’en ont jamais vu auparavant [...] Elles feront apparaître les sanctions contre l’Iran comme presque faibles », déclarait ainsi Donald Trump, cité par l’AFP, le 5 janvier à bord d’Air Force One, de retour de ses vacances à Mar-a-Lago (Floride).

    Ouvert en 2003 après le renversement (qui se soldera par la pendaison) du dirigeant irakien Saddam Hussein par les Etats-Unis, le compte irakien à la Fed abrite des milliards de dollars tirés de l’exportation de pétrole, qui représente 90% des revenus du pays et son unique source de devises.

    « Ils vont nous pousser dans les bras de la Russie, de la Chine et de l’Iran »

    L’argument de Washington, visant à contrer la décision exprimée par Bagdad, serait pris très au sérieux. « Si l’accès à notre compte est bloqué, le robinet à dollars est coupé », résume un responsable irakien cité par l’AFP. « Ce sera l’effondrement », prévient un autre, expliquant que sans revenus pétroliers, l’Irak ne pourrait plus payer ses fonctionnaires et ses retraités.

    « Le Premier ministre [Adel Abdul-Mahdi] était furieux, il s’est senti insulté », rapporte un fonctionnaire irakien à l’AFP. Un autre affirme que si Washington mettait ses menaces à exécution, Donald Trump « perdra[it] l’Irak ». « Ils vont nous pousser dans les bras de la Russie, de la Chine et de l’Iran », ajoute-t-il.



  • Analis 18 janvier 2020 16:57

    Voici un résumé des conclusions de Prozorov (les sous-titres français de la vidéo du lien précédent étant à la limite du compréhensible). Ils concordent avec d’autres éléments qui suggéraient que la destruction de l’avion avait été planifiée (telle une fameuse vidéo truquée qui montrait en réalité la destruction d ’un autre avion, fuitée pratiquement juste après le désastre, trop tôt pour que les faussaires aient pu la créer entre-temps) :


    https://lesakerfrancophone.fr/mh17-le-recent-documentaire-du-lanceur-dalerte-du-sbu-devoile-des-verites-troublantes

    [......]

    Le second point sur lequel s’attarde Prozorov est le suivant : les affirmations de Kiev, selon qui son armée n’était pas localisée dans cette zone de combats au moment des faits, ne sont pas crédibles. Prozorov établit le fait que les lignes de bataille étaient en fait très fluides. On dispose non seulement de témoignages oculaires directs sur ce point, mais aussi des empreintes laissées par des engins mécanisés au sol, dans les sens aller et retour, partout sur cette zone, ainsi que des déchets d’emballage de rations alimentaires, qui établissent la présence des forces armées et de leurs alliés sur zone. Ce point est d’une grande importance, car la défense de Kiev repose en partie sur son insistance à affirmer que même si les BUKs sous son contrôle étaient déployés à proximité des lignes de front (nous y reviendrons également ci-après), ils n’étaient pas déployés à une distance permettant d’abattre le vol MH17. Mais Prozorov apporte la preuve du contraire : les forces armées ukrainiennes étaient tout à fait libres de se déplacer sur la zone, et auraient parfaitement pu se trouver à distance de tir de l’aéronef au moment de la tragédie.

    Autre information des plus intéressantes livrée par le documentaire de Prozorov, sa participation en date du 8 juillet 2014 à une conférence du Conseil National ukrainien de Défense et de Sécurité [National Security and Defense Council of Ukraine, NdT], dont l’objet principal fut de réaliser des amendements au dispositif législatif « anti-terroriste » de ce pays. Prozorov se rappelle nettement avoir surpris une conversation tenue entre Mikhail Koval, un colonel général ukrainien, assistant secrétaire au Conseil National de Sécurité et de Défense et un représentant du ministre de la Défense dont le nom n’est pas connu, au moment où la conférence se clôturait. Prozorov se souvient avoir entendu le représentant faire part de ses craintes (qui étaient assez répandues à l’époque) que la Russie ne préparât une intervention militaire en soutien aux rebelles du Donbass, et craignait que cela ne pût écraser l’armée de Kiev dans la région. Mais Koval rassura son interlocuteur en lui expliquant avoir eu vent qu’un événement allait bientôt se produire, qui enrayerait fortement le projet supposé de la Russie. Neuf jours plus tard, le vol MH17 fut abattu.

    [......]



  • Analis 17 janvier 2020 19:47

    @Séraphin Lampion

    Attention à ne pas faire un grave contresens : la CPI n’a jamais été impliquée dans les guerres de Yougoslavie. Il s’agissait d’un tribunal spécial créé spécifiquement pour les conflits ayant ensanglanté la Yougoslavie par l’ONU (par le Conseil de Sécurité plus précisément), le TPIY. Alors que la CPI est un tribunal à compétence générale, valant pour tous les États l’ayant ratifié, et n’était pas créée au moment où ont commencé les procès contre des responsables de crimes de guerre en ex-Yougoslavie.

    Il est certain que le TPIY a protégé les alliés des occidentaux*, et a fini par perdre sa crédibilité. La CPI, bien que d’une portée différente, supposée mondiale, établie par traité et donc soutenue par d’autres acteurs (sans la participation des USA, de la Chine, de l’Indonésie, de la Malaysie, de l’Inde, du Pakistan et de la Russie), s’est elle révélée toute aussi partiale. Les occidentaux, dont des pays signataires du traité l’instituant (il est donc vain de s’abriter derrière l’absence des USA des parties prenantes à la Cour) et leurs soutiens ont pu ainsi ravager en toute impunité la Syrie, la Libye, le Yémen, l’Ukraine etc... sans être inquiété le moins du monde, ni, manifestement, considérer que la CPI pouvait un jour venir les inquiéter. Sarkozy, Juppé, Hollande, Fabius, Macron, Cameron, Hague, May, Johnson se moquent bien de la CPI, qu’ils ne craignent absolument pas.

    * https://www.lepoint.fr/invites-du-point/daniel-salvatore-schiffer/ex-yougoslavie-le-scandaleux-verdict-du-tpiy-16-11-2012-1529841_1446.php (acquittement de deux généraux croates, indiscutables criminels contre l’humanité – là, l’expression n’est pas galvaudée - ; il est vrai que pour faire bonne mesure, le tribunal allait aussi acquitter le serbe Seselj, qui s’était pourtant vanté de sa participation à la purification ethnique)



  • Analis 17 janvier 2020 19:05

    Au sujet de l’abattage du MH-17, voici de nouveaux développements : un lanceur d’alerte (whistleblower) du SBU (services secrets ukrainiens), Vasily Prozorov, affirme que ce sont des membres des autorités ukrainiennes qui sont coupables de la destruction de l’avion de Malaysian Airlines ; il apporte certains supposés documents officiels à l’appui de ses dires et de son enquête de terrain  :

    https://fr.news-front.info/2020/01/15/un-ex-officier-du-sbu-a-revele-le-mystere-du-boeing-mn-17/

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