Le
président américain a menacé le Premier ministre irakien de le
liquider directement, avec le ministre de la Défense. Les Marines
sont le troisième élément qui a tiré sur les manifestants et les
services de sécurité.
Abdul
Mahdi a poursuivi :
"Après
mon retour de Chine, Trump m’a appelé et m’a demandé d’annuler
l’accord, alors j’ai également refusé, et il m’a menacé de
manifestations massives qui me renverseraient. En effet, les
manifestations ont commencé, puis Trump a appelé, menaçant d’une
intensification en cas de non-coopération et de réponse à ses
souhaits, grâce au troisième élément (les tireurs d’élite des
Marines) visant les manifestants et les forces de sécurité en
tirant à partir des plus hautes structures et de l’ambassade des
États-Unis pour tenter de faire pression sur moi, me soumettre à
ses souhaits, et annuler l’accord avec la Chine, donc je n’ai pas
répondu et soumis ma démission. Mais les Américains persistent à
ce jour à annuler l’accord avec la Chine et lorsque le ministre de
la Défense a dit que ceux qui tuent les manifestants sont un
troisième élément, Trump m’a appelé immédiatement et
physiquement menacé, moi et le ministre de la défense, au cas où
nous révélions qui est ce troisième élément."
L’acte
de Trump paraît insensé, surtout qu’il faisait suite à une série
de frappes ayant fait de nombreux morts quelques jours plus tôt
contre les unités chiites irakiennes impliquées dans la lutte
contre Daech, en réponse à des frappes de roquettes contre des
bases US, ce qui pouvait paraître suffisant. Surtout que ces
dernières n’étaient pas gratuites, elles avaient été effectuées
dans un contexte de manifestations sur lesquelles les services US
avaient versé de l’huile sur le feu, et aussi d’attaques aériennes
menées par l’US Air Force quelques mois plus tôt contre ces mêmes
forces chiites. Mais il faut inscrire cet acte dans toute une série
de facteurs, dont le souvenir qui reste très douloureux aux USA de
la prise d’otages de l’ambassade US en Iran en 1980. Ainsi que les
élections à venir aux USA, et la tentative de destitution contre
Trump. Laquelle peut résulter en une dégradation mentale chez ce
dernier, soumis à de nombreuses manœuvres de déstabilisation
depuis sa prise de fonctions.
Quoi
qu’il en soit, sa réaction apparaît méprisable. Surtout si
Soleymani s’était rendu en Irak afin de rencontrer des responsables
états-uniens et de discuter d’une désescalade, son meurtre relevant
alors d’une félonie sans nom.
Dans
tous les cas, les barières psychologiques ont été renversées en
Irak, le Parlement irakien a fini par voter la proposition de
résolution exigeant le retrait des forces états-uniennes. Trump a
en retour menacé les irakiens de sanctions, seulement les langues
des dirigeants commencent à se délier au sujet des turpitudes US
contre leur pays. Et là, ce n’est pas piqué des hânnetons, il est
question de vol du pétrole irakien, ce qui n’est pas sans rappeler
ce qui est en train se faire en Syrie :
Assassinat
de Soleimani : l’effet retour de flamme s’accentue …
…
l’Irak révèle comment Trump a essayé de voler son pétrole.
[Cœur sensible s’abstenir !, NdT]
Par Moon
of Alabama − Le 7 janvier 2020
Un
scandale se développe en conséquence de la mauvaise action de Trump
après que le Premier ministre irakien Adel Abdul Mahdi a révélé
les méthodes de gangster que le président américain Trump a
utilisées dans ses tentatives de voler le pétrole irakien.
Ci-dessous, nous suivons le développement du jour.
[…...]
Trump
a déclaré qu’il demanderait à l’Irak de payer pour les bases
que les États-Unis ont construites si les troupes américaines
étaient expulsées d’Irak. Les États-Unis ont déjà des accords
juridiques contraignants avec l’Irak qui stipulent
que les bases et toutes les installations fixes que les États-Unis
ont construites sont la propriété de l’Irak.
Trump
avait déjà demandé
– à deux reprises – aux Premiers ministres irakiens si les
États-Unis pouvaient obtenir du pétrole irakien en récompense pour
avoir envahi et détruit leur pays. Ses demandes ont été rejetées.
Maintenant, nous apprenons que Trump utilise également des méthodes
de gangsters pour obtenir le pétrole de l’Irak. L’intervention
du Premier ministre irakien Abdul Mahdi a eu lieu lors de la récente
session parlementaire en Irak :
Al-Halbousi,
président du Conseil des représentants irakien, a bloqué le
discours de M. Abdul Mahdi lors de la session prévue pour discuter
de la décision de retirer les forces américaines d’Irak.Au
début de la session, Al-Halbousi a quitté le siège présidentiel
et s’est assis à côté de M. Abdul-Mahdi, après sa demande
d’interrompre la retransmission en direct de la session, une
conversation publique a eu lieu entre les deux parties. La voix
d’Adel Abdul Mahdi s’est enflée.
M.
Abdul Mahdi a parlé avec un ton de colère, disant :
"Les
Américains sont ceux qui ont détruit le pays et y ont fait des
ravages. Ce sont ceux qui refusent d’achever la construction du
système électrique et des projets d’infrastructure. Ils ont négocié
la reconstruction de l’Irak en échange de l’abandon de 50% des
importations irakiennes de pétrole, j’ai donc refusé et décidé
d’aller en Chine et j’ai conclu un accord important et stratégique
avec elle, et aujourd’hui Trump essaie d’annuler cet important
accord."
Après
avoir passé en revue tous les éléments de l’affaire, je pense
qu’il n’est pas difficile de comprendre ce qui s’est passé, en se
basant tout simplement sur ce qu’on sait du comportement des chiens,
et plus particulièrement de ceux en cause ici. Plein de gens ont
fait ici des suppositions sur le fait que la femme ait pu être
attaquée par son propre chien, ce qui ne colle pas avec la mort de
celui-ci, voire sur son caractère enceinte aurait pu avoir un rôle,
mais la vérité est de toute évidence plus simple.
D’un
côté on a des chiens en meute qui habituellement ne s’attaquent ni
aux chiens ni aux humains, mais on sait qu’il peut arriver qu’ils
considèrent certains de leurs congénères comme des proies
potentielles. Mais il n’est même pas nécessaire d’en venir là dans
ce cas, leur comportement pouvant relever de la réplique à une
menace. Car de l’autre côté on a un chien dangereux, très
protecteur, et de toute façon très dominant et volontiers agressif
envers les autres chiens. Face à une horde de chiens de chasse en
action, de plus excités par leur activité, il a probablement réagi
comme il le fait habituellement, avec plus de virulence encore vues
les circonstances et qu’il a pu penser que sa maîtresse était en
danger. Les chiens de chasse, d’humeur prêts au combat comme ils le
sont lorsqu’ils chassent en meute, qu’on peut qualifier de
galvanisés, ont alors réagi face à un ennemi dangereux, et qui ne
recule pas facilement, même face à plusieurs adversaires. Mais le
pauvre n’a pas pu faire grand-chose face à un tel nombre. Sa
maîtresse s’est simplement retrouvée victime collatérale de la
frénésie qui s’est emparée des chiens courants, étant assimilée
à leur ennemi. Il est même possible, comme certains l’ont suggéré,
qu’elle ait essayé de s’interposer, ce qui aurait été malavisé.
Les dernières paroles qu’elle aurait prononcées par téléphone à
son mari semblent confirmer ce scénario.
Il
est certain que promener un american staffordshire a proximité
d’autres chiens peut être très dangereux. Dans l’histoire, les
responsabilités sont partagées. Les chasseurs ont laissé leurs
chiens partir loin de leur surveillance, il s’est produit ensuite un
enchaînement de circonstances tout-à-fait particulier. Un tel drame
est heureusement voué à demeurer exceptionnel.
Joans,
vous ne faites que ressortir là la propagande raciste, propagande à
vrai dire grossière, qui vise à banaliser un esclavage européen
transatlantique qui n’a pas d’équivalents dans l’histoire, tant par
son ampleur que par son côté racialisé. Les chiffres que vous
donnez sont très contestables (certains donnent moitié moins), et
de toute façon, si vrais, ils seraient équivalents sur quatorze
siècles à ceux de la vraie traite négrière sur moins de quatre –
il faut savoir que les estimations de 11 à 13 millions pour cette
dernière ne sont pas sérieuses (et qu’est-ce que ce serait si on
prenait en compte les esclaves américains indigènes et même
européens envoyés en Amérique par les Européens d’alors).
La
précision de « vraie traite négrière » au sujet de la
transatlantique est pleinement justifiée pour contrer les manœuvres
aussi bateaux que malhonnêtes d’essayer de banaliser le terme, qu’il
est stupide d’employer dans les deux cas que vous citez, et
particulièrement celui de l’esclavage subsaharien. Aussi stupide que
de dire que les anciens Grecs et Romains faisaient la traite des
Blancs, affirmation qui n’aurait pas le moindre sens (que les
esclaves gréco-romains étaient effectivement blancs ne lui en
accordant en aucun cas). L’esclavage subsaharien, tout comme
d’ailleurs les esclavages arabes et musulmans, n’étant en fait que
l’équivalent local de cet esclavage traditionnel gréco-romain, ou
de l’esclavage chinois, de l’esclavage indien etc..., tous liés à
l’absence de machines performantes dans le monde traditionnel. Aucun
d’eux ne visait à vider des régions entières de leurs habitants,
afin d’entretenir une machine industrielle à l’autre bout du monde.
Et d’ailleurs, la traite négrière a développé en Afrique
subsaharienne les réseaux, qui ont ensuite servi au commerce
intra-subsaharien et au commerce arabe, alors que la traite y était
avant mineure (Zanzibar a ainsi été développée par les Portugais,
Français et Britanniques, avant de devoir se reconvertir vers le
monde arabe et l’Inde lorsque les pays européens ont interdit les
uns après les autres l’esclavage). La traite négrière a été
ainsi unique par son ampleur de déstructuration politique et
sociale, dont on subit encore les effets aujourd’hui.
Quant
à la persistance de pratiques d’esclavage, dites "d’esclavage
moderne", dans les pays arabes du Golfe Persique, elle est
indéniable, mais elle est à rapprocher de pratiques semblables dans
les pays occidentaux. Il est cependant certain que le maintien d’une
mentalité archaïque chez nombre d’aristocrates arabes (on l’a
encore vu avec l’affaire de la princesse séoudienne qui s’est enfuie
de Paris après avoir rudoyé un employé) favorise de tels
agissements.