Halte à la pseudo-science. La thèse officielle d’AZF est un concentré de mensonges, d’impossibilités scientifiques, et d’assertions à mourir de rire. L’implication de la police et de la justice confirment leur profonde corruption (voir encore Concorde récemment, ou le Bugaled Breizh). Et ce n’est de toute façon pas la première fois que justice et police de Toulouse prêtent au soupçon, après l’affaire Allègre et les meurtres maquillés en suicide, et plus récemment la mort mystérieuse de Jon Anza (affaire qui réunit les procureurs Michel, impliqué dans AZF, et Kayanakis, impliquée dans le Bugaled Breizh - un joli tir groupé autour de deux des plus grands cover-up récents de l’Etat français) : http://www.marianne2.fr/Mort-de-Jon-Anza-l-hypothese-barbouzarde-revient_a189825.html .
Ici, la soit-disante protection offerte à Total n’est qu’une couverture pour détourner l’attention de la véritable fraude commise par les juges, procureurs et experts judiciaires de l’affaire, et de tous ceux qui les soutiennent au sein de l’administration, préfecture et gouvernement, là où se trouvent les vrais donneurs d’ordre. À usage exclusif des gogos. Le rôle de Total et Grande Paroisse dans cette affaire est certes obscur, il apparaît qu’à plusieurs reprises ils ont aidé l’Etat à dissimuler ce qui s’était passé. Mais aucunement à cacher un accident industriel, on oublie que les grands industriels peuvent aussi collaborer avec les autorités pour les sortir d’embarras. La version officielle est simplement fausse.
La théorie officielle de l’accident chimique par détonation d’un tas d’ammonitrates par des résidus chlorés, que le tribunal a tout fait pour accréditer (n’ayant pas prononcé de condamnations seulement par manques de preuves matérielles, et peut-être aussi parce que les accusés avaient des cartes gênantes entre les mains qu’ils gardaient de côté), n’est qu’une suite d’inepties pseudo-scientifiques. Toutes ont été démontées en usant de vraie méthodologie scientifique, ou de simple logique et intelligence.
De nombreux éléments définitivement incompatibles avec la théorie officielle sont établis scientifiquement, eux au-delà de tout doute raisonnable :
-Plusieurs explosions distinctes (la thèse de l’écho ou de l’illusion sismique - sic - n’est qu’une débilité époustouflante à l’adresse des très crédules).
-Un premier séisme inexpliqué (impossibilité pour une explosion de surface laissant de cratère de cette taille de produire une telle magnitude, par un facteur de l’ordre de 1000, et les caractéristiques du séismogramme sont celles d’un séisme en profondeur).
-Un tas de nitrates d’ammonium qui ne peut pas exploser dans les conditions de stockage établies (impossibilité pour le DCCNa de détonner ce composé stable, impossibilité pour qu’il puisse se retrouver en position de réagir, impossible pour l’explosion de se propager en surface, et de toute façon pas de DCCNa dans la benne).
-Au moins un hélicoptère non identifié présent sur place.
-Une tranchée noire menant au cratère.
-Des effets électro-magnétiques et lumineux inexpliqués (explication qu’il s’agirait d’un flash initié par la poussière d’aluminium à mourir de rire ; de toute façon cette poussière était absente ; la prochaine fois qu’il passe à côté d’un photographe utilisant un flash, il n’y aur qu’à compter les témoiganges de lasers).
À cela s’ajoutent divers éléments anecdotiques que la version officielle échoue à expliquer. Du comportement étrange de certaines personnes, annonçant qu’un attentat ou une catastrophe vont avoir lieu, des anomalies et illégalités dans les autopsies et la gestion de la scène du crime (il est établi par les conversations des pompiers et secouristes que la procédure de gestion médico-légale des cadavres a été suspendue sur ordre de la préfecture), des alertes anti-terroristes et de l’étrange « oubli » de l’usine AZF dans le dispositif de protection etc...
Un grand nombre de victimes, suivies par leurs avocats, ont une responsabilité particulière dans cette situation. Il apparaissait plus simple à leurs yeux de s’en prendre à Total qu’à l’Etat, afin de percevoir plus facilement des indemnisations. Cette attitude a indiscutablement facilité la dissimulation de la vérité. Ils sont tombés en plein dans le piège que leur tendaient autorités et médias, d’autant plus que ceux-ci faisaient perversement semblant de les prendre en considération. Les médias, notamment, ont eu beau jeu de s’indigner la collusion de la justice avec les industriels, le temps de deux ou trois jours, avant de passer à autre chose comme si de rien n’était. Et surtout de ne rien faire contre cette supposée collusion, signe que cela consiste juste à brasser de l’air afin d’aider les menteurs de l’Etat à enterrer l’affaire.
De façon plus générale, on peut s’interroger sur l’apathie des Toulousains. Surtout quand on compare au cas du Bugaled Breizh. Là, les locaux n’ont pas hésité il y a un an à manifester pour dénoncer les mensonges des représentants de l’Etat. Certes, il est très peu probable que cela suffise à faire éclater la vérité un jour. mais au moins, cela aura contribué à empêcher que la justice française enterre l’affaire, comme elle se préparait à le faire. Sa tactique est désormais de gagner du temps de tous les côtés, oscillant entre thèse officielle et nouvelles révélations sur la présence de sous-marins divers dans la région.
Cette apathie se renouvelle au sujet du sujet du traitement de la reconversion du site d’AZF. Ou au sujet de nouveaux bruits mystérieux dans le ciel toulousain :
la France est une état-nation depuis près de 1000 ans, comme l’Angleterre ou le Japon.
L’Angleterre n’est pas un Etat, quand au Japon, il a été divisé jusqu’au début de l’ère Tokagawa. De toute façon, ces deux entités sont beaucoup plus homogènes que la France ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Pauvre amas de peuples inconstitués.
Et la France n’était alors qu’un domaine royal. Elle n’est devenue un véritable Etat qu’après la Guerre de Cent Ans, et là encore, elle ne s’est définie que par les possessions royales. Et elle n’est devenue unitaire-centralisée qu’à la Révolution. Quelle ironie pour les républicains intégristes !
L’Espagne ne s’est fondée en tant qu’état qu’il y a cinq siècles.
Quant à la plupart des autres états européens, ils n’existent souvent que depuis le XIXesiècle.
Mais là encore, leur homogénéité ou leur légitimité est plus grande.
On ne peut pas comparer l’Euzkadi, la Catalunia ou la Corse avec ce qui se passe en France continentale. Dans les trois exemples cités en haut, la culture, l’identité et la langue sont restées extrêmement vivace.
Ce qui veut simplement dire que le nivellement oppresseur jacobin y a été moins efficace.
Ce n’est pas le cas en Occitanie et je le déplore(y habitant et ayant deux enfants Languedociens) mais la faute à qui ? A un grand méchant état Français centralisteur ou à un peuple lui même qui, comme le déplorait Mistral, a laissé crevé les usages de ses pères ?
La faute à qui ? À ce méchant Etat français centralisateur. Responsable aussi du mépris que les occitans et les autres peules ont éprouvé pour eux-mêmes. Qui a formaté leurs esprits par sa propagande scolaire et nationaliste, pour leur faire croire qu’ils n’étaient rien, que seuls valaient la langue, la culture et l’histoire de Paris et de ses environs. Privés de toute référence, ne connaissant pas l’identité de la langue qu’ils parlaient, se faisant marteler à longueur de journée que leur « vraie » identité n’avait rien à voir avec celle qu’ils vivaient quotidiennement qu’ils ont fini par y croire. C’est ce quon appèle l’intériorisation de l’infériorité.
Leur langue, à vrai dire, était réduite au concept uniformisateur de « patois ». Pas d’occitan, de béarnais, de gascon, de provençal, de lyonnais, de breton, de gallo etc... Que du « patois » ! Terme méprisant et insultant, destiné à dégrader toute langue non française de Paris. Dont il n’existe pas d’équivalent ailleurs qu’en français, tout un programme. Le pire, c’est que certains sont fiers de l’utiliser. Quand je disais intériorisation de l’infériorité...
Les français ont obtenu comme résultat un peuple de sous-hommes, amoureux de l’autorité, incapables de se prendre en mains, juste bons à se rendre au combat, pardon au massacre, pour le bien de leurs dirigeants. C’est ça le résultat de « l’école de Jules Ferry » : le conditionnement de masse pour aboutir aux tranchées de la Première Guerre Mondiale. Et avec la reconnaissance encore !
J’apprécie aussi l’ironie involontaire de cette phrase :
Vous serez toujours des ennemis. Les idiots utiles de tous ceux qui veulent nous asservir
Et le français n’a même pas le mérite d’être une langue de communication indispensable. Qu’un breton et un occitan aient besoin d’une lingua franca, quelle découverte ! Mais alors que tant de sots l’ont loué comme expression de l’universel par opposition aux langues régionales, il est en réalité un obstacle à cet universel. Fardeau éloignant ses locuteurs forcés du monde, où il existe déjà une langue commune, l’anglais, bien plus aisée et mieux acceptée. On a besoin de deux langues, la locale et la commune, et le français est clairement une gêne.
Et les mêmes qui s’opposent à toute diversité en France ne vont pas se gêner après pour aller se mêler de la Belgique et du Canada, et fustiger ceux qui essaient d’empêcher d’y parler français. Ils devraient pourtant les soutenir, au nom de l’uniformité, s’ils étaient logiques avec eux-mêmes. Mais, là encore, cela signifie simplement leur nature de nationalistes bornés.
En relisant bien après, je me rends compte que je n’avais pas été assez précis sur ce que je voulais dire. Vous résumez la thèse du rapport que vous citez ici :
Un communiqué de presse paru le 21 janvier 2011 va aussi dans ce sens : « dans une note établie le jour de l’attentat, la DGSE, sur la foi d’une source, mentionne que l’attentat ne porterait pas la signature d’Al-Qaïda et qu’il ne faudrait pas écarter la piste financière au regard des pots-de-vin et commissions versées aux officiels pakistanais à l’occasion des contrats d’armement ».
Il y avait eu au même moment une discussion, autour d’un autre article, sur le fait de savoir si quand on recevait une information d’une source officielle, il fallait la rejeter si le contenu n’était pas défendable, ou si on devait en tenir compte dans tous les cas. Je défends la première position, la deuxième étant illogique, reposant sur le pur argument d’autorité et menant à répandre toutes les intoxications.
Dans le cas présent, la révélation contenue dans le document en question est certainement contredite par les faits établis : on sait que les officiels pakistanais impliqués avaient tous reçu leurs rémunérations occultes. Donc, soit le rapport est un faux, soit il était destiné à lancer sur une fausse piste, soit ses auteurs ne savaient pas de quoi ils parlaient.
Sinon, si on tient vraient à une piste financière, il y a une théorie qui accuse non plus les pakistanais, mais les intermédiaires libanais et séoudiens. Elle ne lie cependant pas l’affaire aux contrats Agosta, ces intermédiaires ayant été payés à 85 % dans leur cas. Mais aux contrats de frégate et missiles Sawari et afférents avec les séoudiens. Pure spéculation cependant, il faudrait prouver leurs liens avec le terrorisme dans ce cas. Entre parenthèses, si la presse a fait semblant de découvrir cette affaire, elle était connue depuis belle lurette des intervenants sur internet, certains y voyant même un lien possible avec AZF. Renseignements à prendre ici (très fouillis, le fil est pollué par plein de hors-sujet, mais tout ce qui touche Worldspace est intéressant) :
Cet article est bien pour montrer à tous ceux qui ont conclu un peu trop vite que DSK était déjà tiré d’affaire que c’est loin d’être le cas.
Cependant, sa lecture confirme que de sérieux bémols doivent être apportés : trop de choses reposent sur ce qu’aurait dit le personnel de l’Hôtel Sofitel, d’une part ; ensuite tel que ces dires ont été rapportés par la presse. Il n’y a souvent pas de confirmation extérieure. Or, non seulement les sources de la police et du parquet sont biaisées, mais la direction de l’Hôtel n’apparaît pas neutre du tout. Selon Le Canard Enchaîné de cette semaine, elle aurait refusé de collaborer avec la défense, ce qui fait dire à l’hebdomadaire qu’elle a déjà choisi son camp. Ajoutons que le responsable de la sécurité serait proche de l’entourage de Sarkozy :
Il n’est donc pas impossible à priori que la direction du Sofitel ait décidé de charger DSK. Et de façon plus prosaïque, si des call-girls et autres prostitués agissent régulièrement dans son enceinte, et si la relation entre DSK et N. Diallo en relevait vraiment, il est certain qu’elle n’a pas intérêt à faire la vérité.
Il y a bien contradiction entre ce que révèlent les cartes magnétiques et la première version de Nafissatou Diallo telle que rapportée par la police : pourquoi est-elle entrée dans la chambre 2820, pourquoi avoir affirmé qu’elle était dans le couloir si elle était dans le vestibule ? Problème de compréhension de l’anglais ? Mais quelle est la véritable version de l’employée qui l’aurait trouvée ? Ses contradictions apparentes viennent-elles de compte-rendus approximatifs ou frauduleux de la police et de la presse, où sa version a-t’elle aussi varié avec le temps ?
Une autre énorme contradiction dans les compte-rendus :
Le Point, 19 mai :
La victime présumée de Dominique Strauss-Kahn s’est présentée samedi devant la suite 2806 du Sofitel de Manhattan et a constaté que « la porte était entrouverte », a expliqué la source policière./La jeune femme « a poussé la porte, un employé était en train de débarrasser le petit-déjeuner dans la suite et il lui a dit qu’elle pouvait nettoyer la chambre », a poursuivi la source proche du Sofitel. L’accusatrice de DSK est ensuite « revenue dans la chambre avec son chariot et l’autre employé est parti », a ajouté cette source.
Confirmé par la source mentionnée plus haut, selon laquelle elle n’était entrée qu’après que le garçon lui avait assuré que la chambre était vide (énorme faute professionnelle, au passage, et que la taille de la suite ne peut en aucun cas excuser).
À comparer avec ça :
Les expertises des cartes magnétiques donnant accès aux chambres montrent que l’employée ne serait pas allée faire le ménage dans une autre chambre avant de déclarer l’agression, comme le laissait entendre sa dernière version. D’après les relevés de ces cartes, saisis dans les ordinateurs de l’hôtel, la femme de chambre a nettoyé la suite 2820, au 28ème étage, avant d’entrer dans la suite 2806, au même étage, à 12h06. Elle croise alors un employé du room service qui lui indique que la voie est libre.
Si la porte de la 2806 était ouverte, elle n’a donc pas utilisé sa carte magnétique pour entrer dedans. Donc celle-ci ne peut pas contenir cette information, et les enquêteurs n’ont pas pu la lire. Le témoignage de Naffissatou Diallo varierait-il encore ? Où est la vérité ?
Les informations contradictoires se succèdent, il est difficle de savoir ce qu’il en est vraiment.
Ainsi, les dirigeants de l’usine ont affirmé que la classification de l’incident au niveau 4 par la Nuclear Regulatory Commission n’était qu’une rumeur :
Admettons que ce soit vrai, qu’il n’y ait en effet rien à craindre parce que le réacteur était à l’arrêt depuis avril.
Mais alors, cela pose une autre grave question : qu’est-ce qui se serait passé si cela n’avait pas été le cas ? En tous cas, cela fait deux fois en moins de trois mois que les protections d’une centrale nucléaire se trouvent gravement prises en défaut par une calamité naturelle.