A Boris qui écrit « A se pisser dans le froc, un jet liner comme le 757 à besoin en permanence d’un pilotage automatique, il est contrairement à ce que veut nous faire croire Andromede, extrêmement difficile de maintenir en l’air un appareil de cet accabit en manuel et pour cause car le rapport des masses de l’avion est totalement désiquilibré et rare sont ceux qui peuvent le maintenir, j’en veux pour preuve tous les accidents récents sur ce type d’appareil. »
L’argument des accidents récents est complètement fallacieux. Les causes de ces accidents sont très rarement dus à un défaut de maîtrise de l’appareil dans des circonstances de vol normal. Les causes sont souvent dues à des circonstances particulières et totalement indépendantes de l’expérience du pilote : défaut structurel majeur, incendie, dépressurisation, conditions météoroliques, ...
Il n’est pas question de décontextulisation quand je fais le
rapprochement avec un atterrissage, même si la vitesse est au quart de celle du
vol 77 dans les toutes dernières secondes. Il est juste question de maîtrise de
nombreux paramètres à la fois dans une phase aussi délicate, mais à la portée
de tous les pilotes licenciées.
La théorie de la « trajectoire horizontale » ne tient
pas la route, vu qu’environ une seconde avant le crash, l’avion est passé à hauteur
des mats des lampadaires comme l’illustre la simulation http://www.youtube.com/watch?v=LvHXarRGF1M
, et que ces lampadaires sont eux-mêmes placés en bordure des chaussées
surélevées, ça se voit même sur les photos de cette vidéo. Son arrivée quasiment
au ras du sol juste avant le mur atteste d’une inclinaison, que j’ai estimée à
environ -9% dans un message précédent. Ces images de synthèse font certes
abstraction de cette pente et du relief local, mais je trouve que ça fait
mesquin de remettre en cause cette simulation qui a pour but de montrer l’impact sur les lampadaires et la position de l’avion par rapport à la caméra du Pentagone. Il faut croire que
tu n’as pas grand-chose d’autre à te mettre sous la dent…
Et puis lis-moi mieux STP. J’ai écrit que l’inclinaison liée
à l’accélération était compensable en temps réel. Après la sortie du virage en
boucle, le pilote kamikaze avait sa cible en visuel au moins 20 secondes avant
le crash, ce qui est largement suffisant pour ajuster sa trajectoire finale,
avec une visée en hauteur d’une précision d’une vingtaine de mètres (je n’ai
trouvé les 5 m de précision que sur des forums de conspirationnistes. Il n’y a
guère que ces gens là qui affirment le rez-de-chaussée était supposé visé précisément).
Je ne vois pas l’intérêt de m’attarder sur ta théorie du
guidage automatique du vol 77, vu qu’une telle trajectoire est réalisable en
manuel. C’est encore plus comique en ce qui concerne les Tours Jumelles, car il
y en a même qui prétendent qu’un guidage était nécessaire pour se crasher dans
des tours qui font tout de même 400 m de haut et 64 m de large.
Enfin, arrête de troller au sujet du rase-mottes STP. Nous
sommes au moins d’accord sur le caractère approximatif de sa définition.
A Boris qui écrit : « De plus en plus grave, les lampadaires se sont rétractés tout seul alors ? [...] »
Ça prouve une fois de plus que tu n’es pas sérieux. Il existe de nombreuses sites instructifs sur le principe du break away, qu’on découvre grâce à une simple requête avec Google Search. Soit tu y mets de la mauvaise volonté, soit tu es singulièrement limité. Continue comme ça...
La gestion des différentes gouvernes est tout ce qu’il y a de plus banal pour un pilote formé, surtout au moment délicat de l’atterrissage.
Quant à la définition du rase-motte, elle est effectivement floue, de quelques mètres à une vingtaine de mètres au-dessus des bâtiments. Quoi qu’il en soit, s’il y a eu rase-motte concernant le Vol 77, ce n’est que dans les deux dernières secondes d’après les données du NTSB, et non sur les derniers km comme le racontent certains.
La cible, le Pentagone, a une hauteur de 24 m. La précision de « 5 m » n’engage donc que les auteurs de la thèse du « no-plane ».
Tu fais décidément une fixette sur l’accélération, alors que l’inclination qu’elle provoque est compensable en temps réel par la gouverne de profondeur.
Quant à la méthode hypercritique que tu me prêtes, c’est l’hôpital qui se moque de la charité vu que tu cherches la petite bête là où il n’y a en a pas de surcroît. Mais en réponse à la méthode hypercritique de certains, j’ai conçu ce petit questionnaire http://lestheoriesducomplot.blogspot.com/search/label/Questionnaire
A Boris, ton parcours à « Maistrance et tes 5 années d’engagement dans l’aéronavale en tant que navigateur radariste sur Breguet Atlantic » ne change rien au fait que tu délies complètement avec tes théories sur le pilotage des Boeing commerciaux et civils.