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Annie

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Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 14 janvier 2008 23:30

    Non, tu ou vous pouvez me tutoyer, je n’y vois aucun inconvénient. Ekarine, nous ne sommes peut-être pas d’accord, mais nous avons fait le même bout de chemin. J’ai en fait lâché ma TV ce soir pour revenir sur AV parce que ce sujet me tient à coeur. Lorsque je dis que j’ai pris cette décision en connaissance de cause, cela veut dire en pesant le pour et le contre et sans gaité de coeur. Apparemment l’immipramine est un médicament qui a peu, comparé à d’autres, d’effets secondaires. Tout médicament n’est pas anodin, je le sais. J’ai essayé, lorsqu’il avait 16 ans d’arrêter son traitement avec le soutien du psychiatre. Tout s’est passé très bien, du moins à la maison. Au lycée, il est à nouveau retombé dans un comportement perturbateur en classe, mais le pire est que ses résultats ont plongé à un an de l’équivalent du bac. Quelle était la bonne décision à prendre ? Dire qu’il est préférable qu’il vive sans médicaments ( et c’était ce que j’aurai préféré), ou prendre la décision de reprendre le traitement, sachant qu’ainsi il pourrait poursuivre ces études et réaliser ses ambitions ? Y avait-t-il vraiment une bonne ou une mauvaise décision ? Il avait aussi à l’époque 17 ans et c’est une décision que nous avons pris ensemble, sur la base des informations qui étaient disponibles à l’époque, quant aux effets secondaires et au danger de l’immipramine. 

    Je suis d’accord pour dire que l’intolérance peut conduire à la délinquance et l’exclusion sociale. Cela a été la cause de sa dépression, pas le TDAH, j’en suis très consciente. Mais ce que voulait mon fils, était d’être accepté par les autres, tout en étant différent. L’immipramine n’en a pas fait un zombie, elle l’a aidé à contrôlé ses émotions, à se sentir moins stressé et à pouvoir faire face à des situations qui auparavant étaient insupportables. Elle l’a aussi aidé à assumer sa différence et à en être fier.

    Je pense simplement à Nova, qui se demande ce qu’elle doit faire. J’aimerai lui dire comme vous de suivre son instinct de mère.

     



  • Annie 14 janvier 2008 18:17

    Pourquoi nier, si ce n’est pour des raisons dogmatiques, que ce puisse être un problème médical. Pour quoi refuser un traitement lorsque le traitement marche, et que tout le reste échoue. Je n’ai jamais ressenti la pression des médecins pour médicaliser mon fils. Tout ce que je voulais est que mon fils aille mieux et je trouve très condescendant de dire que le public est manipulé et poussé vers des choix qui ne sont pas les siens. J’ai fait un choix en toute connaissance de cause, et en n’ayant que l’intérêt de mon fils à l’esprit. J’admets toutefois l’argument qu’il est essentiel d’armer les enfants contre la vie et de ne pas les préserver de toutes les souffrances. Est-il si difficile de comprendre que cela ne s’applique pas à tout le monde ?



  • Annie 14 janvier 2008 17:49

    Non, on ne peut vraiment pas dire que Blair est socialiste. Il est en fait le descendant direct de Margaret Thatcher, mais dôté d’une conscience sociale. J’aimerai pourtant nuancer le tableau que l’on fait de l’Angleterre. Je suis la première à reconnaître les carences du service public, et les systèmes à deux vitesses qui se sont développés pour les pallier. Pour reconnaître aussi que tous les secteurs d’activités en difficulté ou moins rentables (minier, métallurgie, construction automobile et même dans une certaine mesure le secteur agricole) ont été supprimés au profit des secteurs de la finance et des services. Si la productivité était inférieure à celle de beaucoup de pays européens, elle a été compensée par des salaires très bas qui ont attiré les investisseurs. Aussi que le nombre d’enfants vivant en dessous du seuil de la pauvreté a été et est peut-être encore le plus élevé en Europe. Tout cela je le sais et je l’ai vécu. Mais j’ai aussi vu l’Angleterre se transformer en l’espace de 25 ans. C’était l’époque où je décrivais ce pays comme un pays en voie de développement. Dans une certaine mesure, ce libéralisme sauvage, débridé et surtout précurseur en Europe, ce qui lui a donné un avantage comparatif qui explique à mon avis son succès, a facilité la croissance qui à son tour a permis l’introduction de mesures plus sociales comme le Smic, le Child credit pour soutenir les familles avec des enfants, ou une fiscalité plus équitable.

    Je préfère le modèle français, avec sa notion de service public, et de solidarité. Cela ne m’empêche pas de reconnaître l’incroyable transformation dont j’ai été témoin tout au long de ces années. Et aussi le fait que Blair pouvait seulement être élu que s’il rejetait toute notion de "old labour" exemplifié par des gens comme Tony Benn ou Neil Kinnock. D’une certaine manière, il y a un parallèle à établir entre ce processus et la crise du PS en France.



  • Annie 12 janvier 2008 22:12

    La question est importante. Oubliez Badinter et Bilger. Que peut-on faire quand quelqu’un a purgé sa peine et est quand même jugé représenté un danger pour la société (sans pour cela enfreindre les droits et conventions sur les droits humains). 



  • Annie 12 janvier 2008 17:29

    Je suis contente de voir que ce sujet a attiré pas mal de commentaires, dans la mesure où il ne parle ni de Sarkozy, ni de Carla. S’il y a un constat qui revient au fil de ces commentaires, c’est le fait que la société et surtout l’école ne convient pas à des enfants hyperactifs. Sinon, chaque commentaire est le reflet de la position idéologique des intervenants. Il y a ceux qui blâment les médicaments, ceux pour qui la société est responsable de tous les maux, ou encore ce sont les parents qui sont fautifs. J’aurai peut-être et même sûrement apposé des arguments similaires si je n’avais été confronté à ce problème. Il m’a appris une chose, c’est à ne pas juger ce que je ne comprends pas. Chaque enfant hyperactif qui a des troubles de l’attention est atteint à un degré différent, qui exige des réponses adaptées. C’est une question de tâtonnement, de trouver ce qui marche, d’expérimenter, et cela avec ses propres enfants en n’ayant que leur bonheur et bien-être à l’esprit. Bien sûr, je suis tout à fait d’accord avec la personne qui disait que dans d’autres sociétés, ces enfants seraient acceptés sans difficultés. Mais cela ne résoud pas les problèmes immédiats, qui sont de donner à ces enfants les moyens de fonctionner normalement, d’une manière acceptable pour le reste de la société, car c’est son regard qui les aide à se construire .

    Je me demande combien d’enfants et d’adultes ont évolué vers la délinquance ou de sérieux troubles mentaux parce qu’un problème médical réel n’a jamais été diagnostiqué.

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