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Annie

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  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 29 janvier 2008 12:36

    L’attrape-coeurs de Salinger a été découvert dans la poche de l’assassin de Lennon et de celui qui avait tenté de tuer Reagan. Les gens ont à l’époque caressé l’idée d’interdire ce livre.



  • Annie 28 janvier 2008 19:24

    Ce qui m’inquiète davantage est la proéminence de l’anglais dans des secteurs d’activités comme l’informatique, ou dans des domaines comme la gestion des ressources humaines. Le fait d’inventer le premier certaines idées ou certains concepts permet aux pays anglo-saxons de pouvoir également imposer la langue qui les véhicule. Cela ne serait pas grave s’il n’y avait pas parallèlement un appauvrissement du français, quand il se calque sur la syntaxe d’une autre langue. A ceux qui parlent anglais, je demanderai combien de mots faut-il pour traduire les mots coaching, reporting etc...Il est plus facile d’employer les mots anglais et ce faisant de contourner la syntaxe de la langue française. Je suis la première coupable, mais je trouve que c’est en fait beaucoup plus insidieux que l’enseignement de l’anglais en milieu scolaire qui doit quand même faire l’objet d’un débat.



  • Annie 26 janvier 2008 13:52

    Arnaud, bonjour

    Nous avons certainement des expériences différentes. Les universités ont plus de moyens parce que les étudiants payent leurs études, qui comme je l’ai dit pour le moment sont "capés" à 3000 pounds jusqu’en 2010, mais les universités demanderaient ensuite jusqu’à 10.000. Cela pour les plus prestigieuses. Une éducation à deux vitesses, selon moi.

    Mon mari a fait pendant 1 an Oxford Londres. Travail bien mieux payé , à côté de Westminster. Il pourrait écrire un livre sur le nombre de trains qui n’ont seulement sont en retard, mais semblent s’évanouir dans la nature (personne n’est en mesure d’expliquer où sont ces trains), et aux voyageurs de trouver leurs propres moyens pour rentrer chez eux. A tel point qu’il a préféré la qualité de vie à un salaire plus élevé et est revenu travaillé à Oxford.

    Je crois qu’il est très difficile d’expliquer un pays à d’autres personnes. C’est un tout qui a une certaine logique, et qui s’inscrit dans une culture bien particulière. Je ne vois pas que les défauts de l’Angleterre, mais depuis 25 ans que j’y habite, maintes fois je suis rentrée en France pour me faire soigner et y faire soigner mes enfants. Le niveau de vie est maintenant plus élevé qu’en France, les salaires peuvent paraître très attirants pour des jeunes qui n’ont pas forcément des responsabilités familiales. 

    Je vais vous dire d’une manière très subjective ce que je trouve personnellement difficile. 

    Les études des enfants. Cela est un vrai problème. Et quiconque généralise à ce propos n’a pas été confronté à la difficulté de scolariser ses enfants dans un lycée qui n’est pas très performant, de ne pas pouvoir changer, et d’essayer de compenser. Je ne parle pas ici simplement des moyens financiers, mais de la perpétuelle inquiètude avec laquelle il faut vivre. 

    Le système de santé. On dit qu’il s’est beaucoup amélioré. J’ai eu des bonnes et des mauvaises expériences. Ayant travaillé dans le milieu médical en France, mon plus gros reproche est la réticence des généralistes à référer leurs patients à un spécialiste. Il y a environ 3 à 4 mois d’attente avant de voir un spécialiste, mais combien avant cela de visites chez le généraliste ? Ensuite, après une opération, combien de journées d’hospitalisation ? Combien de réadmissions à la suite de cela ?

    J’ai vécu pendant 16 ans dans le Devon, et j’ai pour cela une expérience complètement différente de la plupart des Londoniens. Les salaires étaient bien moins élevés, mais la vie était comparable dans une certaine mesure à celle des campagnes françaises. J’habite aujourd’hui une ville de 36.000 habitants. Savez-vous combien il y a de boucheries, de poissonneries, de marchands de légumes ? zéro. Par contre il y a une boulangerie et les Tesco, Waitrose, Sainsbury foisonnent.

    Sinon, Je pourrai vous parler de ce que j’aime en Angleterre, mais comme pour la France, il est impossible de ne voir que les bons côtés sans mentionner comment et par quoi ils ont été financés. Je dirai presque que c’est un choix de société. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.



  • Annie 26 janvier 2008 11:25

    J’oserai faire une supposition, qui est que la plupart des gens, et cela sans généraliser, qui défendent les services publics en Angleterre, n’en ont une vision que très partielle. Avez-vous des enfants pour dire qu’il y a des école publiques et des prêts pour aller à l’université. Les écoles publiques sont très inégales, et il n’y a pas vraiment le choix. Si vous n’avez pas les moyens d’acheter un logement auprès d’une école côtée, ou de payer un lycée privé, celui qui est le plus près de chez moi coûte 22.000 pounds par an, vous pouvez si vous en avez les moyens, payé des cours privés. Sinon pour beaucoup, et surtout dans les quartiers défavorisés, c’est l’échec scolaire. Les prêts pour l’université, environ 3.000 pounds pour payer les cours, encore 3000 pour le logement, et cela pour chaque année et puis il y a tout le reste. Mon fils au sortir de l’université, quatre années d’études, va se retrouver avec 24.000 pounds de dettes, et cela avant de trouver un logement.

    Parlons du train. Les rails ont été vendus à une société. Tout le reste a été morcelé en plusieurs réseaux, qui ne correspondent pas entre eux. Essayez d’aller à Londres en Cornouaille. Et prenez un train, non pas pour le plaisir, mais pour aller travailler, aux heures de pointe. Je dois dire que les Anglais sont stoïques face à l’adversité.

    La qualité de la vie est un indicateur subjectif, c’est tout à fait vrai, mais si la plupart des pays essayent aujourd’hui de mesurer la richesse d’un pays en utilisant d’autres indicateurs que celui du revenu national, c’est parce qu’il y a d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte. Cela dit Londres est une ville fantatisque, mais elle est loin de représenter le reste de l’Angleterre.



  • Annie 25 janvier 2008 20:04

    50% de salaire en plus ne couvrent pas les frais d’éducation de vos enfants, si vous en avez, les coûts des soins de santé si vous avez la malchance d’être malade et qu’après avoir attendu trois ou quatre mois pour voir un spécialiste, vous vous rabattiez sur le secteur privé, et que vous payiez votre propre scanner et tous les soins privés. (comme vous le suggérez, il y a un moyen de contourner le problème, qui est de vous présenter aux urgences, chaque fois que vous vous heurtez aux listes d’attente de la NHS. Le problème est que les urgences commencent à être débordées). Si votre ambition est de vivre en colocation avec quatre autres personnes, c’est super. Demandez-vous comment fait une famille pour s’acheter une maison ou louer un loyer avec un ou même deux salaires. Tout le monde ne travaille pas dans la City. Et de toute évidence, le train que vous empruntez n’est pas le même que le mien. 

    Il y a un indice du bien-être qui a été établi par je crois l’UNICEF. Consultez-le. Il ne vous parle pas de salaires, mais de qualité de la vie. Je préfère un pays qui s’essoufle comme la France, à un pays aussi dynamique que l’Angleterre, qui a sacrifié ses services publics sur l’autel de la libéralisation.

    A part cela, j’aime bien l’Angleterre et je suis prête à en défendre certains côtés. Mais il y a un revers à la médaille.

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