A ces époques où sévissaient la famine et les brigands, est-il raisonnable d’imaginer les paysans abandonner leur ferme et leur famille pour aller se battre loin de chez eux au nom d’une cause souvent incertaine ? Nous ne sommes pas en 1914 avec des trains pouvant acheminer des troupes à plusieurs centaines de kilomètres en quelques jours et avec des machines agricoles pouvant compenser le départ des hommes. Nous sommes dans un pays constitué de grosses fermes isolées où jusqu’au 19ème siècle les sergents-recruteurs finissaient souvent cloués sur les portes de grange.
Le maniement de l’arc et de l’épée demande beaucoup plus d’entraînement que celui du fusil. Les premiers fusils n’étaient pas plus performants que les arcs mais ils permettaient aux nouvelles recrues d’être opérationnelles beaucoup plus rapidement. Il est probable que les chevaliers étaient des guerriers de métier, formés à la guerre dès leur plus jeune âge. Les fantassins étaient sûrement des volontaires, fils de paysans en quête d’ascencion sociale qui s’engageaient pour quelques années. Au temps des Gaulois, la guerre n’était pas encore « démocratique ». Cela n’empêchait pas la population de soutenir ou non ses soldats. Mais imaginer des peuples entiers mobilisés, cela paraît irréalisable. Ce serait l’anarchie totale.
« Les sondages et recherches archéologiques sont formels : Gergovie s’est déroulé sur le plateau de Clermont. Il y reste suffisament de traces physiques et toponymiques pour l’attester (il existe ainsi un bourg nommé Gergoia au Xè siècle). »
Vous êtes un important marchand grec de Syracuse, vous possèdez déjà des établissements à Marseille et à Lyon. Les Eduens étant en excellents termes avec les Romains, vous profitez du bon climat politique pour implanter un comptoir dans leur cité afin de contracter des alliances commerciale avec les marchands du Nord de la Gaule. Vous installez votre établissement au Mont-Beuvray ou à Chalon-sur-Saône ?
Vous êtes le généralissime éduen, la protection de Chalon votre capitale économique, vous donne des sueurs froides. La ville a certes l’avantage d’être située sur l’axe Seine-Rhône mais au bord de la Saône elle est terriblement exposée aux attaques de vos voisins, les Séquanes du Jura, avec lesquels vous avez des relations excécrables. Où allez vous placer l’oppidum autour duquel vous allez organiser la défense du territoire de la cité ? Sur le Mont-Beuvray séparé de Chalon par deux montagnes et autant de vallées ou bien à Mont-Saint-Vincent, point fort des hauteurs qui dominent la plaine de Chalon et depuis lequel on peut également facilement accèder à la vallée de la Loire ?
Explications complémentaires sur le soleil et la lune d’Orcival. A priori, on dirait des anges bibliques. Cependant, ils sont les seuls personnages à Orcival à porter une auréole. Celui de gauche que j’identifie au soleil porte une lance symbole de son rayonnement. On peut le rapprocher du Lug irlandais. L’autre porte un crochet. Sa forme rappelle celui du croissant de lune. De plus, il est probable que nos anciens avaient déjà remarqué l’influence de la lune sur les comportements et les marées. Comme si l’astre de la nuit nous attrappait avec son crochet et nous dirigeait à sa guise.