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Antenor

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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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Derniers commentaires



  • Antenor Antenor 1er septembre 2009 00:08

    @ Emile

    Au sujet de Gergovie.

    Votre explication de la bataille autour du Crest me convainc pleinement, cependant je suis très intrigué par un autre lieu : le Puy-Saint-Romain qui lui fait face de l’autre côté de l’Allier. Il me semble que c’est le lieu à tenir en priorité si on veut contrôler la Limagne et l’Auvergne en général. Ne faudrait-il pas situer sur cette hauteur la « citadelle ultime » de la cité arverne ? Il rappelle le Monte-Cavo où vous situez la citadelle de Rome. Le Crest serait lui l’équivalent du Capitole. Si Vercingétorix a choisi de se réfugier au Crest et non sur cette hauteur quasi-imprenable, c’est probablement pour gonfler le moral de ses troupes et montrer à ses hommes qu’il ne craint pas César. Le Sénat arverne se trouvait probablement au Crest. En y plaçant son armée, le chef arverne lui rappelle qu’elle se bat avant tout pour ses lois et non pour les nobles cavaliers résidant sur le nid d’aigle du Puy-Saint-Romain.


    Au sujet de Bibracte.

    Avez-vous jamais envisager de localiser cette place forte que César qualifie de « plus grand des oppidums éduens » sur les Monts de Rome et Rème ? Là encore, il me semble que c’est l’endroit à tenir en priorité si on veut contrôler la circulation sur les routes éduennes. Le Mont-Saint-Vincent n’est il pas trop loin de la voie Seine-Saône ?
    A vue de nez, les qualités défensives de ces sites semblent équivalentes à celles du Mont-Saint-Vincent et ils peuvent s’appuyer sur le Mont de Sène et Chassey. Le préfixe « Bi » ne
     signifie peut-être pas « deuxième » mais « double » forteresse : Mont de Rome et Mont de Rème. Dans le cercle défensif rapproché, le site se trouve à peu près à équidistance entre Autun, Chalon, Beaune et le Creusot. Et dans le cercle défensif éloigné, à peu près à équidistance entre Macon, Digoin, Dijon et Saulieu.

    Entre ces noms : Puy de Saint-Romain, Monts de Rome et Rème, il y a comme un air de famille. Ces toponymes pourraient signifier que c’est à ces endroits que siégeait le chef local des troupes impériales durant l’Empire.



  • Antenor Antenor 25 août 2009 15:05

    Avez-vous vu le lustre pêché à Arles ? La ressemblance avec le tympan de Saint-Julien de Jonzy est frappante. Les trous dans les habits des anges et autour des auréoles servaient peut-être à fixer des bougies.



  • Antenor Antenor 25 août 2009 11:18

    Cette pièce est fascinante. A-t-on déjà un petite idée de quel siècle elle date ?



  • Antenor Antenor 25 août 2009 09:52

    @ Emile

    L’espérance messianique en l’arrivée d’un nouveau Josué n’est-elle pas née en Palestine ? En particulier avec la fondation du mouvement assidéen/essénien par le grand prêtre Simon au début du 2ème siècle avant notre ère ? Cette espérance a dû se diffuser dans la diaspora. Arrivée fort à propos dans une Gaule affaiblie, elle a abouti à l’image bâtarde d’Esus.

    Vous avez raison de dire que le sanglant Esus a disparu sans rien enfanter. L’espérance en Esus est probablement morte avec Vindex et Civilis. Si le conseil de prêtres Emmanuel de Nazareth, surprenant son entourage, a choisi une voix pacifique plutôt que guerrière pour inciter Dieu à se manifester, n’est-ce pas parce qu’il était au courant des sanglants échecs guerriers de Sacrovir et de ses prédécessseurs ? Et cette voie pacifique semble avoir convaincu beaucoup de monde qu’elle était la bonne.

    Le chapiteau de Chalon peut aussi bien représenter Jésus de Nazareth. On peut penser qu’il a tout d’abord fait une apparition discrète dans les temples (comme à Lavaudieu)avant de s’imposer sur les tympans.

    Il s’écoule deux siècles entre Vindex et l’Empire Gaulois. Vu les liens importants entre la Gaule et la Judée, on peut penser que l’évangélisation des élites gauloises, dépitées par les échecs répétés des tentatives guerrières de faire apparaître Esus, s’est faite dans cet intervalle. La construction de la cathédrale d’Autun par Constantin n’a de sens que dans un pays déjà fortement évangélisé.



  • Antenor Antenor 23 août 2009 23:21

    Un aspect important du problème est la date à laquelle le culte du Jésus-Emmanuel de Nazareth a supplanté celui de l’Esus-Cleopas de Bibracte chez les Eduens. On sait que les chrétiens nazaréens sont présents à Lyon dès le 2ème siècle et Cleopas est mentionné par Luc et Jean. Les prêtres de Bibracte ont donc forcément entendu parler des évangiles bien avant le règne de Constantin.

    Vous vous focalisez peut-être un peu trop sur Divitiac pour comprendre Cleopas. D’après Jean, ce dernier est l’époux de Marie, soeur de Marie de Nazareth. Marie de Nazareth étant la première fille d’Anne, cette autre Marie, née en même temps ou quelques temps plus tard, n’a pas pu arriver en Gaule avant -20. Les prêtres « Cleopas » de Bibracte étaient donc toujours en activité 30 ans après la disparition de Divitiac. Ils attendaient toujours l’arrivée de leur Esus à l’époque de Tibère comme en témoigne le pilier des Nautes.

    Quand cet espoir est-il mort ? Avec Sacrovir ? Vindex ?

    Les Saintes-Maries-de-la-Mer se sont-elles réfugiées chez Marie-Cleopas ?

    Les empereurs gaulois étaient-ils encore dans le culte d’Esus-Cleopas ou déjà dans celui de Jésus-Christ ?

    Il me semble qu’il n’y a pas non plus de tympan à Chalon ?

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