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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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  • Antenor Antenor 1er novembre 2023 08:58

    370 Reims : la fin du judéo-druidisme sur le tombeau de Flavius Jovin.

    https://musees-reims.fr/oeuvre/tombeau-de-jovin

    A droite, menés par un officier romain, les Gaulois nouvellement christianisés encerclent le lion judaïque qui n’arrive plus à s’accrocher au bouclier / oppidum de Bibracte à Mont-Saint-Vincent. Au centre, Minerve alias la classe intellectuelle gauloise assiste à la scène l’air inquiète. A ses pieds repose déjà la dépouille du druidisme symbolisé par le sanglier. A gauche, le pouvoir romain risque le torticolis à prêter l’oreille à la fois à Mithra et Jésus.

    Si l’histoire chrétienne et juive a oublié ce judaïsme gaulois, c’est probablement parcequ’il s’agit d’un judaïsme alexandrin qu’on appellerait aujourd’hui gnostique. Rejeté à la fois par les Juifs et les Chrétiens, il hante toujours nos églises dites romanes. A Reims, patrie de Flavius Jovin se trouve également la basilique Saint-Rémi du premier âge roman. Qui sait de quand elle date réellement. Ne serait-ce pas elle qui est représentée sur la table de Peutinger ? Le génie de l’art roman est que les murs tiennent debout malgré la chute du plafond.

    https://journals.openedition.org/insitu/10974



  • Antenor Antenor 16 septembre 2023 14:49

    Lyon a disparu mais Genève est bien là. Pas compliqué de deviner à quelle église appartenait l’auteur. Faire résonner le souvenir des cités gauloises était aussi un moyen de remettre en question le centralisme royal et catholique. L’auteur a même représenté le lieu de rassemblement des Druides chez les Carnutes. Un appel voilé à se détacher religieusement de Rome à la manière des Anglais ?



  • Antenor Antenor 15 septembre 2023 18:21

    Les historiens antiques situaient le fleuve et le(s) lac(s) Triton en Afrique du Nord mais les descriptions qu’ils en donnent ne correspondent à rien de connu. Le récit de Ptolémée interpelle car il fait beaucoup penser à l’Allier. Les trois lacs se succédant du Sud au Nord correspondraient aux limagnes de Brioude, Issoire et Clermont. Le nom du Mont Vassalus rappelle celui du temple arverne de Vasso Galate évoqué par Grégoire de Tours.

    Cette hypothèse est bien sûr appuyée par la localisation de Gergovie au Crest sur la Montagne de la Serre dans laquelle il est facile d’imaginer un triton géant. Et c’est bien un triton qu’on trouve sur la céramique de Persée décapitant Méduse confirmant ainsi le lien avec Gergovie.

    Dans cette perspective, le Triton de la céramique du combat avec Heraklès peut difficilement représenter la Saône qui coule vers le Sud et et se situe hors de portée de Gergovie. Cette céramique représente plutôt la prise de contrôle de la Loire par les Eduens au détriment des Arvernes. Triton et Héraklès sont tellement entremêlés qu’ils ont presque l’air siamois. Héraklès coiffé de la tête de lion évoque Bibracte au Mont-Saint-Vincent prenant le dessus sur la tête de Triton alias Gergovie au Crest. Le long corps de Triton représente la Loire et ses boucles traversant la Gaule jusqu’à la queue/estuaire.

    Si l’axe Saône-Rhône est figuré, c’est plutôt dans le pied et le tibias d’Héraklès en bas à droite. La tour / carquois est posée sur la tête de Triton comme l’ancien clocher de l’église sur la hauteur du Crest. Il était encore debout à l’époque de Guillaume Revel. Ce « clocher » disproportionné par rapport à la taille de l’église est peut-être le plus ancien bâtiment construit au mortier de chaux en Gaule. La tour de Taisey est de facture plus récente.

    Par contre, la ressemblance entre le nom de Nessos et celui de Nemessos me semble être une coïncidence. Nessos est toujours là au bord de l’Evenos. Voyez la dernière montagne à la végétation rase au débouché du fleuve dans la plaine (Kryoneri-Naupactie). Ne dirait-on pas un gigantesque animal abattu dont on aurait découpé la peau ? La légende de la tunique de Nessos vient sans doute de là.



  • Antenor Antenor 23 août 2023 20:39

    @ Emile

    Le livre de Tobie est une enigme à lui seul. Je crois que c’est le seul de l’Ancien Testament chrétien à ne pas être reconnu comme canonique par le Judaïsme. Certains détails intriguent. Le démon Asmodée qui n’apparaît que dans ce livre pourrait-il désigner les Asmonéens ? Les sept maris de la future femme de Tobie font penser à un passage des Evangile. Le rôle du poisson préfigure également les Evangiles. Le prénom de la mère de Tobie est Anne.

    L’impression globale qui se dégage des Evangiles est que des Galiléens sont allés chercher Jean-Baptiste pour forcer la main à Simon-Pierre et l’obliger à reconnaître Jésus de Nazareth comme messie en échange de la grande prêtrise. Ce récit de l’enfance serait donc un texte écrit par ces Galiléens (Joseph ? Jacque le Juste ? Philippe de Bethsaïd ?) validé par Jean-Baptiste et diffusé principalement par Jean et André aux débuts des opérations.



  • Antenor Antenor 21 août 2023 20:31

    Le prénom Joseph peut faire penser au fils de Jacob mais cela détonne avec ceux de Jean et Simon qui font référence à une époque beaucoup plus récente. Pour les Juifs de l’époque de Jésus, Joseph pouvait évoquer Joseph Ben Tobiah qui avait également des liens avec l’Egypte et semble symboliser ce qu’on appellerait aujourd’hui une diaspora libérale. En reconnaissant comme messie un Jésus élevé par les Tobiades/Joseph, le but des Asmonéens/Jean-Baptiste aurait été de réconcilier cette faction avec celle des Oniades/Simon à qui serait rendue la grande prêtrise.

    S’il y a bien à Lyon un bâtiment qui doit nous faire réfléchir sur les origines de l’Art Roman et plus particulièrement l’apparition de la voûte appareillée, c’est bien l’étonnante basilique Saint-Martin d’Ainay. Si ses quatre énormes colonnes proviennent bien du sanctuaire d’Auguste, comment croire qu’elle ne date que du 12ème siècle ? Pourquoi utiliser de telles colonnes dans un bâtiment aux dimensions plutôt modestes ? N’est-il pas plus logique d’attribuer cette édifice à des rois burgondes en quête de légitimité politique et religieuse ?

    Quant à Bibracte et Gergovie, qu’ajouter de plus ? Les textes et les vestiges coïncident pour situer la citadelle arverne au Crest. Pour Bibracte à Mont-Saint-Vincent, les preuves sont plus indirectes en l’absence de bataille mais bien réelles à commencer par Strabon qui la qualifie d’Arx. L’organisation militaire d’un territoire peut être comparée à celle une toile d’araignée avec la citadelle principale au centre. La forme générale est parfois un peu biscornue en fonction du relief.

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