Je pense avoir compris le pourquoi de l’implantation juive en Gaule :
Elie dont le retour devait annoncer le début de l’ère messianique était originaire du Galaad. Le nom du Galaad apparaît dans la Septante traduite au début du 3ème siècle av. J.C. Il ne vient donc pas des Galates qui arriveront en Orient un peu plus tard.
Avec l’Empire Romain, l’horizon des Juifs s’est considérablement élargi à l’Ouest et le Messie tardant à venir ; ils ont dû commencer à s’interroger sur certaines de leurs interprétations. Il est probable que certains ont pensé que le Galaad de leur époque était la Gaule et qu’il fallait guetter là-bas le retour d’Elie.
« Monte en Galaad, prends du Baume Vierge, fille de l’Egypte En vain tu multiplies les remèdes Il n’y a point de guérison pour toi » Jérémie 46.11
Le Livre de Tobie offre aussi des perspectives intéressantes. Sa tribu est Nephtali, donc en Galilée. La fiente d’oiseau qui rend sont père aveugle pourrait bien être celle de Sepphoris. L’Ecbatane où il doit récupérer l’argent d’une dette est-elle vraiment celle de Mèdie ou plutôt celle de Batanée ? Sepphoris = Nazareth, Ecbatane = Bethanie au-delà du Jourdain, nous sommes en terrain connu. C’est peut-être auprès des Tobiades que les Asmonéens/Jean ont opéré leur tournant religieux. Restait à convaincre les Oniades/Simon.
Le point de départ de la datation des églises romanes doit être la partie dite « romane » de la cathédrale de Chalon. Nous avons là la plupart des éléments bien conservés du « plus beau temple de l’univers ». Je pense que Mont-Saint-Vincent la précède de peu. Lions de Juda, chouette symbolisant la Sagesse : nous sommes dans un milieu « judéo-hellénico-romano-gaulois ». Les deux sont sans doute l’oeuvre des Empereurs Gaulois mais Chalon a dû être achevée plus tardivement, peut-être justement sous Constantin.
Fantastique cette Alexia à l’emplacement de Chalon-Sur-Rhône. Et regardez bien la forme particulière du X qui rappelle une croix chrétienne : on ne la retrouve qu’à Alexandria d’Egypte. Uxellodunum ou Troas Alexandria sont écrits avec un X classique. Comme si l’auteur de la carte voulait signifier que ces deux villes étaient liées par quelque chose ayant un rapport avec le Christianisme.
Plutôt que chez les Esséniens, je me demande si la diaspora juive en Gaule ne tirait pas son origine des clans « libéraux » mal vus à Jérusalem et dont les Tobiades étaient l’archétype. Lassés de la surenchère religieuse entre Sadducéens, Pharisiens et Esséniens, ils se sont d’abord marginalisés en Egypte et en Jordanie. Les Tobiades disparaissent ensuite complètement de l’histoire lorsque les Oniades deviennent puissants en Egypte.
Après le prise de Gorgobina, les Eduens ont forcément voulu en changer le nom. Le nom du Beuvray pouvait être dérivé de celui de Bibracte comme Gorgobina l’était de Gergovie ou venir de celui des Ambivaretes qui semblent habiter dans ce secteur.
On sort peut-être du domaine de la philologie mais AEDUI à l’envers ça donne IUDEA. Cela pourrait prêter à sourire si on ne connaissait pas l’exemple de la conversion de l’Adiabene ( = Ben Yahad ?) dont l’armée intervint lors du siège de Jérusalem par Titus.
Six siècles plus tôt, Diodore (B.H. III XLIV) mentionne « un temple vénéré de tous les Arabes » à proximité d’une baie rocheuse. Cela rappelle tout de même beaucoup La Mecque et Djeddah. Aujourd’hui l’agglomération de La Mecque est très étendue. Les archéologues n’ont pas cherché au bon endroit ou se sont trompés dans leur datation. En Méditerranée Occidentale, ce sont toutes les villes gauloises et puniques qui ont mystérieusement « disparu ».
Si les premières mosquées n’étaient pas tournées vers La Mecque, c’est probablement parce qu’il s’agissait d’églises, temples et synagogues reconvertis. L’importance de la Mecque à l’époque de Mahomet n’était peut-être pas économique et démographique mais symbolique et religieuse. S’il s’agissait d’une sorte de grand sanctuaire confédéral des clans Arabes ; celui qui tenait La Mecque était considéré comme désigné par les cieux. Les successeurs de Mahomet ont pu vouloir faire oublier le passé païen de La Mecque au point qu’ils ont fini par en faire le centre de l’Islam au détriment de Jérusalem.