En breton « ar » signifie « le » ou « la ». Manifestement, dans les cas que vous évoquez l’article a fini par fusionner avec le nom qui l’accompagnait.
Vu le caractère religieux du site de Mozac, il est possible que le nom vienne de Moïse. Il semble que « Moselle » signifie « Petite Meuse ». On ignore l’étymologie du nom de la « Meuse ». Sur la table de Peutinger, elle est encore nommée « Patabus ». Il se peut donc qu’elle ait été renommée « Mosa » lors de la christianisation de l’Empire. Peut-être que les Francs ou les Burgondes chrétiens ont voulu faire un parallèle entre leur franchissement de la Meuse et le franchissement de la Mer Rouge par les Hébreux avec la Terre Promise en point de mire à chaque fois.
Oui, la voie Seine-Méditerranée présente plus de débouchés que celle Loire-Méditerranée. Sur la Table de Peutinger, c’est déjà par Roanne et les Monts du Lyonnais que la voie de la Loire rejoint la vallée du Rhône.
Emprunter la Bourbince / Dheune pour relier la Loire au Doubs OK, mais est-il bien nécessaire de faire un tel détour pour relier la Saône à la Loire ? César évoque Macon avec Chalon lorsqu’il est question de son ravitaillement. Il est probable qu’à son époque la voie Seine-Saône avait supplanté la Loire-Saône du point de vue de l’importance des flux commerciaux mais il me semble que la raison d’être de Mâcon est bel et bien ce débouché de la voie de la Loire sur celle de la Saône.
Le pendant maconnais d’Aluze semble être Mazille dont le nom rappelle Massillia et qui est situé sur l’ancienne voie entre Charolles et Mâcon.