Faire venir les Celtes d’Europe de l’Est me semble très compliqué du point de vue linguistique. Dans ce secteur on trouve des peuples parlant des langues de type indo-européennes « satem » et finno-ougriennes mais pas d’indo-européens « kentum » comme les celtes. Le groupe « kentum » regroupant les Anatoliens, les Grecs, les Italiques, les Celtes et les Germains ; la piste d’une expansion méditerranéenne me paraît évidente pour ce groupe. On retrouve notamment des archaïsmes communs chez les italo-celtiques et les anatoliens.
Ces champs d’urnes du Bronze Final ne pourraient-ils être l’oeuvre de colons anatoliens ? Le mythe des Etrusques originaires de Lydie et débarquant vers -1200 en Italie, c’est à dire pile au moment où débute le Bronze Final italien, appuie cette thèse. Je ne crois pas que les datations soient assez précises pour qu’on puisse affirmer de quelle région exacte est originaire le phénomène du Bronze Final / champs d’urnes en Europe nord-alpine.
Parmi les cultures matérielles possiblement à l’origine des Celtes, il ne faut pas non plus négliger la culture campaniforme apparue vers -2600 qui est justement très liée au commerce du cuivre.
"Les Celtes étaient sans doute des guerriers, mais pas des
colonisateurs« L’un et l’autre vont ensemble. On sait que les Celtes ont colonisé l’Italie du Nord et l’Anatolie centrale. On peut même se demander si Galates et Galatie ne signifieraient pas à l’origine »colons« et »colonie".
kane 85 soulève un problème important. Les petites communautés de communes sont des catastrophes. Pour que tout cela ait un sens, les intercommunalités devraient compter au moins plusieurs dizaines de communes avec des élections au suffrage direct.
Le problème, c’est que ces projets ne sont jamais menés à termes. Soit on fait des intercommunalité et on supprime les communes. Soit on fait des métropoles et on supprime les départements.
Pour être convaincant, il faut prouver que votre schéma territorial qui place Bibracte au Mont-Saint-Vincent, est reproductible sur les autres peuples gaulois.
Par exemple, la forteresse de Saint-Anne située au centre du quadrilatère Besançon-Dole-Lons le Saulnier- Pontarlier, ne serait-elle pas l’équivalent séquane du Mont-Saint-Vincent ?
Les berges étaient ceinturées d’un rempart semblable à celui du Mont-Beuvray mais il faut sans doute chercher sur la colline de la citadelle une fortification protégeant une surface plus réduite mais construite en matériaux plus solides.