« Anthénor vous dira qu’il est plus important de faire un récit que de l’archéologie... »
Je dis que faire de l’archéologie sans faire de récit n’a aucun sens. Le récit c’est ce qui distingue l’archéologue historien du collectionneur d’antiquités.
Point de vue doctrine, Pharisiens et Esséniens sont assez proches. Je pense que les deux sont issus des Assidéens. Les Pharisiens sont à mon sens les Assidéens qui ont accepté les Asmonéens comme grand prêtres légitimes alors que les Esséniens continuaient à ne considérer que la lignée de Sadok comme légitime.
Si on se fie à Flavius Josèphe, la date de séparation entre les deux est en effet plus ancienne que le règne d’Alexandre Jannée. Sans doute faut-il remonter à l’époque où Jonathan et Simon Maccabées ont rétabli l’ordre.
"Que le christianisme soit dans la continuation de l’essénisme, le
professeur Dupont Sommer l’a dit et Renan aussi que le christianisme
était un essénisme qui a réussi."
Avant de réussir, il a sacrément évolué. Il y a loin du Maître de Justice à Paul de Tarse. Si les Esséniens étaient marginaux dans la société juive, je pense que les fondateurs du christianisme étaient marginaux dans la société essénienne.
"Nous descendons plutôt d’un
mixage long et complexe de populations germaines, latines, indo-européennes
suivant la restructuration de l’empire romain.«
Et surtout celtes.
»Ceux qui
s’intéressent aux périodes évoquées dans cet article ont tout intérêt à se
tourner vers l’archéologie moderne, plutôt que de s’enferrer dans des grimoires nauséabonds dignes de
Nostradamus".
Le problème des archéologues actuels est qu’ils refusent de jouer leur rôle d’historien. On dirait que pour eux tenter d’établir un récit, c’est déjà faire oeuvre de falsification. Qu’ils ne se plaignent pas que d’autres occupent le vide béant qu’ils laissent.
Le pire est que les origines du désastre théologique que nous vivons actuellement remontent à cette époque. C’est dans les environs de Damas que les Esséniens se sont réfugiés et ce n’est pas un hasard si le Coran place le retour de Jésus dans cette même région.
Avez-vous remarqué que votre commentaire fonctionne aussi pour la Grèce antique ? Irez-vous jusqu’à dire que « la Grèce » ça n’existe pas, et que ça ne veut rien dire ?