Haendel (ou « Händel ») était une pointure mais finalement a peu contribué à l’évolution de l’opéra contrairement à Purcell dont, dans cette perspective, le titre de gloire principal est le duo Dido and Aeneas. Pour ce qui est de l’inventaire du passé, il faut rester prudent en raison de révélations tardives : par exemple on vient de redécouvrir Casella et j’invite ceux qui aiment Bruckner et Mahler (dont les œuvres commencent à être un tantinet rabâchées à l’exception des premières symphonies de Bruckner) à écouter en particulier ses symphonies dont les deux premières ont été admirablement enregistrées chez Naxos pour un prix dérisoire.
Il est vrai que le 19ème a été assez pauvre en compositeurs britanniques qui se sont tout de même rattrapés au 20ème avec notamment Elgar, Britten, Holst, Bridge, Walton, Maxwell Davies et quelques autres.
Pour le reste, bravo encore Taverne ! Purcell avait une écriture très soignée en particulier dans ses pages chorales d’un contrepoint très savant et dans la symétrie tonale des tableaux. Il a su aussi beaucoup varier les effets spéciaux comme l’effet d’écho, l’articulation mélodique. Chaque fois que je l’écoute, je suis frappé par la pureté musicale où chaque note est la bonne, au bon moment, à la bonne hauteur, etc...